Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel

Hyperuricémie

– HE Lippia citriodora, verveine citronnée 2 ml ;

– huile végétale de noisette 30 ml ;

– mettre 4 gouttes 2 fois par jour en massage local sur la base du cou. • Lorsque l’on retrouve une origine virale dans la maladie de Basedow, voir les rubriques correspondantes pour la prise en charge (herpès, mononucléose infectieuse et cytomégalovirus).

Traitements complémentaires

• comme dans toutes les maladies auto-immunes, la prise en charge de l’hyperperméabilité intestinale se fait par l’exclusion de l’alimentation du gluten ou des aliments à base de blé, de tous les produits laitiers, la prise de probiotiques et de molécules cicatrisantes de la muqueuse (comme le curcuma, la L-glutamine) ;

• en homéopathie, prendre thyroidinium 15CH 1 dose par semaine ; • la supplémentation avec 200 µg de sélénium diminue les concentrations d’auto-anticorps de la glande thyroïde chez les patients atteints de thyroïdite auto-immune. Améliore également l’exophtalmie et les orbitopathies ; • optimiser son taux de vitamine D . 3

HYPERURICÉMIE

L’hyperuricémie est une anomalie métabolique caractérisée par une élévation anormale du taux d’acide urique dans le sang (supérieure à 70 mg/l). L’acide urique est un produit de la dégradation et de l’élimination des purines, molécules présentes dans certaines protéines animales ou végétales. La plupart du temps asymptomatique, cette hyperuricémie peut se compliquer de crises de goutte, arthropathie inflammatoire microcristalline liée à la précipitation des cristaux d’acide urique dans les articulations. Elle peut être également responsable de la formation de lithiases rénales (voir entrée « Calcul rénal », page 87). Plus rarement, on peut voir des tophus, nodules liés à des concrétions d’acide urique au niveau des articulations, du pavillon de l’oreille, des tendons. L’accès de goutte débute au pied, et peut ensuite toucher toutes les articulations. Une prédisposition génétique est souvent retrouvée, la prise de certains médicaments (diurétiques, corticoïdes) favorise l’hyperuricémie, mais l’obésité, le diabète et une alimentation trop riche sont le plus souvent retrouvés.

La crise aiguë de goutte, souvent extrêmement douloureuse, se soigne avec :

• la colchicine, alcaloïde tiré des colchiques, très efficace mais toxique (donne souvent de fortes diarrhées). Elle n’agit pas sur l’hyperuricémie. Prendre 3 comprimés à 1 mg le premier jour, 2 comprimés le deuxième jour, et ensuite 1 comprimé jusqu’à la disparition de l’inflammation ; • le macérat de cassis en gemmothérapie, antalgique et anti-inflammatoire, à raison de 10 gouttes 3 fois par jour ;

• la reine-des-prés, Spirea ulmaria, plante salicylée, diurétique, anti-inflammatoire, antalgique. À utiliser en infusions, gélules d’extraits secs, EPS ;

• les huiles essentielles anti-inflammatoires sont très efficaces localement : mélanger HE d’eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora 1 ml ; HE d’hélichryse italienne, Helichrysum italicum 1 ml ; HE de romarin à camphre, Rosmarinus officinalis ct camphre 1 ml ; HE de gaulthérie couchée, Gaultheria procumbens 1 ml ; HE de menthe poivrée, Mentha piperita 1 ml dans 15 ml d’huile végétale de millepertuis. Appliquer 3 fois par jour sur l’articulation ;

• faire des applications d’argile verte à renouveler plusieurs fois par jour ou à garder toute la nuit.

Le traitement de fond

La goutte ne se manifeste qu’après plusieurs années d’élévation de l’acide urique, l’hyperuricémie est très souvent asymptomatique. L’acide urique est un antioxydant naturel de l’organisme, des études suggèrent même un effet neuroprotecteur de l’acide urique. Il semble donc logique de ne faire baisser l’hyperuricémie qu’après une première crise de goutte, ou si elle est vraiment trop élevée.

De nombreuses plantes ont des propriétés diurétiques, antalgiques, anti-inflammatoires, et diminuent l’acide urique. Ces plantes réalisent également un drainage (voir la notion de drainage, page 16). Les plus intéressantes sont surtout en gemmothérapie :

• le frêne, Fraxinus excelsior ;

• le hêtre, Fagus sylvatica ;

• le bouleau, Betula verrucosa ;

• prendre en macérat glycériné 1DH à raison de 50 gouttes de chaque tous les jours pendant 3 mois, puis 3 semaines par mois. En macérat mère, prendre 10 gouttes de chaque 20 jours par mois. • Chez la personne en syndrome métabolique (surpoids, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, glycémie limite), associer la prise de Chrysanthellum americanum, plante cholérétique, hépatoprotectrice, antioxydante, anti-inflammatoire, hypocholestérolémiante. À utiliser en gélules de poudre de plantes ou d’extraits, 2 ou 3 gélules 20 jours par mois pendant plusieurs mois ;

• ainsi que le romarin, Rosmarinus officinalis, plante de la détoxication hépatique, en macérat mère 10 gouttes par jour. • Une infusion antigoutteuse :

Feuilles de frêne 50 grammes, feuilles de cassis 50 grammes, feuilles d’ulmaire 50 grammes. Mettre 2 cuillères à soupe dans 1 litre d’eau bouillante, laisser infuser 15 minutes et prendre 2 tasses par jour 2 semaines par mois.

• Une cure de citron permet d’alcaliniser l’organisme. Utiliser 4 citrons par jour, mettre les citrons entiers dans l’eau froide, faire une décoction (laisser bouillir doucement) pendant 3 minutes (durée à ne pas dépasser), sortir les fruits et laisser refroidir quelques minutes, couper les fruits, presser le jus à mettre dans l’eau de décoction ou, plus simplement, presser les citrons. Jus à consommer dans la journée, entre les repas.

Traitements complémentaires

• bien que cela joue un rôle mineur, il est nécessaire de limiter les aliments riches en précurseurs de purines : charcuterie, viande jeune (veau), abats, gibier, viande en extrait, gelée, bouillon, sardine, anchois, hareng, crustacés, mollusques, fromage très fermenté, alcool, champignons et chocolat ; • consommer suffisamment de fruits et légumes ; • boire régulièrement 1,5 à 2 litres par jour, en privilégiant une eau minérale alcaline (Vittel, Contrex) ;