Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel

Cellulite

• ne pas oublier des oméga-3 : manger des poissons gras, des noix, des amandes ;

• prendre des compléments alimentaires antioxydants. De nombreux

laboratoires proposent des associations de vitamines, oligo-éléments, polyphénols ;

• ne pas fumer ;

• protéger ses yeux du soleil : porter des chapeaux à large bord et des lunettes de soleil.

CELLULITE

La cellulite, extrêmement fréquente chez les femmes (plus de 90 %), est une accumulation de cellules graisseuses au niveau du tissu conjonctif sous-cutané, réalisant un aspect capitonné, irrégulier, dit en peau d’orange, au niveau des fesses, des hanches, du ventre et des cuisses. On retrouve également un dysfonctionnement de la microcirculation, entraînant l’apparition d’œdème entre les cellules. Souvent associée à une fragilité vasculaire, des varicosités, des varices, elle comporte donc une composante circulatoire importante. Elle pose essentiellement un problème esthétique, mais peut parfois provoquer une hypersensibilité des zones touchées, voire des douleurs.

Les causes sont multiples : obésité, surpoids, sédentarité, génétique, insuffisance veineuse, mauvaise alimentation, mais les facteurs principaux sont hormonaux, prise de pilule, grossesse, préménopause. En effet, la répartition de la graisse est sous dépendance hormonale, la progestérone et surtout les œstrogènes réalisant une répartition dite gynoïde, au niveau des cuisses et des fesses. De plus, l’hyperœstrogénie, très fréquente en préménopause, est souvent responsable de rétention d’eau. Malheureusement, le traitement de la cellulite, une fois celle-ci installée, est très difficile. La pratique régulière du sport et de l’activité physique, une alimentation équilibrée, permettent de retarder le phénomène. De nombreux appareils existent sur le marché, apportant des résultats intéressants sur le moment, mais qui mobilisent en fait la graisse sans pouvoir l’évacuer. Les plantes médicinales ont leur intérêt à plusieurs niveaux.

Amélioration de la circulation veino-lymphatique et de la microcirculation grâce à des plantes comme :

• l’orthosiphon, Orthosiphon stamineus, par ses propriétés diurétiques, diminue la rétention d’eau ;

• le pissenlit, Taxacum dens leonis, est diurétique, antioxydant, anti-inflammatoire ;

• la piloselle, Hieracium pilosella, est diurétique et très active sur les rétentions hydriques.

Ces trois plantes peuvent être associées en infusions, 1 ou 2 tasses par jour, ou en EPS 1 cuillère à café par jour, 3 semaines par mois (faire toujours des pauses avec les plantes diurétiques).

Elles peuvent être prises en alternance avec d’autres plantes comme : • vigne rouge (feuilles), lierre grimpant (feuilles), alchémille (plante), prêle (plante) qsp 200 grammes, mettre 3 cuillères à soupe dans 600 ml d’eau bouillante, laisser infuser 20 minutes, 2 tasses par jour. En gemmothérapie, il est très intéressant de faire des cures alternées, car il s’agit de traitements de longues durées avec les macérats de frêne, de bouleau, de noisetier ; trois bourgeons détoxifiants, anti-inflammatoires, actifs sur la microcirculation, permettant l’élimination des œdèmes cellulitiques. Prendre 10 gouttes de chaque bourgeon, en alternant toutes les 2 semaines.

L’aubier de tilleul du Roussillon, Tilia sylvestris, par ses propriétés de drainage hépatique et rénal, antispasmodique, veinotonique et vasculoprotecteur, antalgique et anti-inflammatoire, est très utile en décoction : 40 grammes dans un litre d’eau, faire bouillir 15 minutes, et laisser infuser une heure. À boire dans la journée, 10 jours par mois. Localement, les huiles essentielles sont efficaces par leurs propriétés anti-inflammatoires, désinfiltrantes, améliorant la microcirculation cutanée. • Utiliser la préparation suivante :

– HE Rosmarinus officinalis ct cineole, romarin à cinéole 2 ml ;

– HE Cupressus sempervirens, cyprès 2 ml ;

– HE Juniperus communis, genévrier 2 ml ;

– HE Cedrus atlantica, cèdre 2 ml ;