Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Acouphènes
– Mélanger de l’eau de camomille, de l’eau de rose et de l’eau
d’hamamélis à parties égales avec une goutte d’HE d’oranger et 1 cuillère à café d’huile de sésame. Le mélange est mis à congeler. On applique la glace du mélange pilé, 1 ou 2 fois par semaine.
• On peut également employer l’hydrolat d’hamamélis en nettoyage de la peau, pour ses propriétés décongestionnantes et anti-inflammatoires.
Traitements complémentaires
• se protéger du soleil, la chaleur étant un élément aggravant ; • aider son foie en évitant les sucres, les plats gras, les fritures, les produits laitiers ;
• le stress, les émotions sont parmi les facteurs déclenchant les crises de rosacée. Éviter les excitants, café, tabac, faire de l’exercice physique, du yoga, de la méditation.
ACOUPHÈNES
Pathologie très répandue et souvent très gênante, les acouphènes sont des bruits parasites à type de sifflements, bourdonnements, cliquetis perçus dans les oreilles et seulement par la personne concernée. Ils peuvent être intermittents ou permanents, et s’ils sont intenses et continus, peuvent devenir très dérangeants, entraînant troubles du sommeil, irritabilité, troubles de la concentration. Ils peuvent s’accompagner de perte d’audition ou au contraire d’une hypersensibilité aux bruits (hyperacousie). Les causes sont multiples : traumatisme sonore le plus souvent, choc psychologique, stress intense, troubles de l’articulation de la mâchoire, perturbations vasculaires de l’oreille interne (maladie de Ménière), certains médicaments. Les acouphènes sont très difficiles à traiter, les thérapeutiques classiques sont peu efficaces, la plupart du temps le patient apprend à vivre avec, plus ou moins facilement.
Si les troubles surviennent après un traumatisme sonore (musique trop forte, pétards, coup de fusil), prendre le plus tôt possible un traitement homéopathique avec arnica 30CH 1 dose, puis 7CH 3 granules matin et soir pendant 10 jours.
La phytothérapie permet de soulager les symptômes.
• La grande plante de la circulation est le ginkgo biloba. Antioxydant, neuroprotecteur, il améliore l’oxygénation cellulaire, la microcirculation de l’oreille interne ainsi que la vascularisation des gros troncs artériels. À utiliser systématiquement, sous forme d’infusion, de teinture mère, de macérat glycériné, d’EPS, de gélules ou de comprimés d’extraits secs. • Les huiles essentielles sont souvent efficaces pour atténuer les symptômes. Faire préparer la solution suivante :
– HE Gaulteria procumbens, gaulthérie 1 ml ;
– HE Pistacia lentiscus, lentisque pistachier 1 ml ;
– HE Cupressus sempervirens, cyprès 1 ml ;
– HE Helichrysum italicum, hélichryse italienne 1 ml ;
– HE Artemisia dracunculus, estragon 1 ml ;
– HV macadamia qsp 10 ml ;
– appliquer autour de l’oreille (jamais dans l’oreille) 3 ou 4 gouttes 2 ou
3 fois par jour jusqu’à amélioration.
• L’anxiété et le stress intense qui accompagnent les acouphènes doivent être soulagés par :
– l’aubépine, Crataegus oxyacantha, grande plante du sujet stressé,
régulatrice du système neurovégétatif, le bêta-bloquant phytothérapique ;
– la passiflore, Passiflora incarnata, anxiolytique, sédative,
antispasmodique ;
– la valériane, Valeriana officinalis, permet de régulariser le sommeil ;
– la ballote noire, Ballota nigra, est une plante méconnue mais très
intéressante pour les acouphènes, car elle régule le système neurovégétatif, calme l’anxiété, améliore le sommeil, est antioxydante. Prendre deux gélules de poudre de plantes matin et soir.
Traitements complémentaires
• l’ostéopathie, en particulier l’ostéopathie crânienne, permet de corriger la stabilité vertébrale et de rééquilibrer le système neurovégétatif ; • beaucoup d’acouphènes ont une origine occlusale, donc l’avis d’un dentiste est indispensable pour rétablir l’équilibre de l’articulation temporo-mandibulaire, grâce au port de gouttière. Des amalgames peuvent être aussi en cause ;