Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Angine
Traitements complémentaires
• adopter une bonne hygiène de vie influence le taux de testostérone ; • modérer la consommation d’alcool, arrêt du tabac ; • suivre une alimentation de type méditerranéen : consommer plus de fruits et légumes, plus de légumineuses, diminuer les viandes rouges, préférer volailles et viandes blanches, manger des poissons gras riches en oméga-3 (saumon, maquereau, sardine), éviter le sucre et les aliments salés, utiliser les épices, et 1 ou 2 verres de vin rouge par jour ; • pratiquer régulièrement une activité physique ; • maintenir un taux de cholestérol suffisant car il est nécessaire pour la synthèse des androgènes (bannir les statines).
ANGINE
L’angine est une infection aiguë de l’oropharynx, virale dans 80 % des cas. En cas d’infection bactérienne, on retrouve la plupart du temps le streptocoque bêta-hémolytique. Elle touche principalement les amygdales mais peut être plus diffuse et toucher toute la muqueuse (pharyngite). Elle associe de la fièvre, une douleur importante à la déglutition, une augmentation de volume des ganglions. Elle peut être érythémateuse, donnant une angine rouge, congestive, ou érythémato-pultacée, dite angine blanche, avec un enduit blanchâtre sur les amygdales. Parfois on peut voir une angine vésiculeuse liée à l’herpès. Seule l’angine bactérienne, détectée par un prélèvement, nécessite un antibiotique. Il est important de consulter un médecin en cas d’angine avec une fièvre élevée persistant plus de 48 heures. Éviter les anti-inflammatoires qui peuvent majorer l’infection. • Localement, des gargarismes de plantes sont très efficaces. La ronce, Rubus fructicosus, est très riche en tanins qui lui confèrent des propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires. Prendre des jeunes feuilles de ronce, faciles à trouver, et en mettre une poignée dans un litre d’eau. Faire bouillir doucement 3 minutes, laisser infuser 15 minutes. Faire des gargarismes et boire le liquide, 4 ou 5 fois par jour. On peut ajouter une cuillère à café de miel qui va potentialiser l’effet. Les fleurs de sureau, les feuilles de noyer peuvent aussi être utilisées en gargarisme d’infusion.
• En interne, deux grandes plantes anti-inflammatoires des muqueuses, antivirales, antibactériennes, immunostimulantes peuvent être associées : l’échinacée, Echinacea purpurea, et la réglisse, Glycyrrhiza glabra. Pour un effet plus rapide, préférer les formes liquides que l’on avale en les gardant un peu dans la bouche, comme en teinture mère (30 gouttes de chaque 3 ou 4 fois par jour, 1 goutte par année d’âge chez les enfants de plus de 6 ans), ou en EPS (1 cuillère à café du mélange des deux plantes, 3 ou 4 fois par jour, 1 ml par 10 kg de poids chez l’enfant).
• En aromathérapie, l’HE d’origan, Origanum compactum, est une anti-infectieuse puissante à large spectre d’action sur les bactéries et les virus. Elle est anti-inflammatoire, stimulante immunitaire. Difficile à utiliser pure par voie orale en raison de sa puissance de goût, elle existe en capsules ou comprimés très faciles à prendre, à raison de 2 ou 3 fois par jour pendant 1 semaine. Contre-indiquée chez la femme enceinte. • On utilise également la préparation suivante :
– HE Thymus vulgaris ct thymol, thym à thymol 1 ml ;
– HE Melaleuca quinquenervia, niaouli 1 ml ;
– HE Eucalyptus globulus 1 ml ;
– HE Cinnamomum verum, cannelle 1 ml ;
– alcool 90° ou solubilisant qsp 30 ml.
Prendre 20 gouttes 4 fois par jour dans de l’eau. Contre-indiqué chez la femme enceinte et les enfants. • Par contre, on peut utiliser localement chez l’adulte et l’enfant :
– HE Melaleuca alternifolia, tea tree ;
– HE Thymus vulgaris ct linalol, thym à linalol ;
– HE Cinnamomum camphora ct cineole, ravintsara ;
– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale qsp 20 % ;
– huile végétale de macadamia ou arnica 80 % qsp 30 ml.