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Puberté
La puberté est une période biologique de grands changements physiques et psychologiques. Le corps passe de l’état d’enfant à celui d’adulte avec la mise en place de la fonction de reproduction, par l’augmentation des hormones sexuelles. Elle débute vers 9-10 ans pour les filles et 12 ans pour les garçons, et se termine vers 16 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons. L’hypothalamus et l’hypophyse vont augmenter la sécrétion des hormones (FSH et LH) qui vont stimuler les ovaires, les testicules et les glandes surrénales et qui vont produire les hormones stéroïdes gonadiques que sont les œstrogènes, la progestérone et les androgènes, tous dérivés du cholestérol. La petite fille possède à la naissance un pool d’ovocytes d’environ deux millions, il n’en restera qu’environ quatre cent mille au début de la puberté, et environ quatre cents ovules seront libérés entre la puberté et la ménopause. Un ovule est libéré à chaque cycle, l’activité ovarienne étant cyclique sur un mode lunaire de vingt-huit jours. Le garçon, lui, naît sans spermatozoïde, la spermatogenèse ne débute qu’à la puberté, sous l’influence de la testostérone.
Chez les jeunes filles, on assiste au développement des seins, puis de la pilosité pubienne et des aisselles. Environ deux ans après le début du développement des seins apparaissent, d’abord souvent des pertes blanches puis les premières règles, souvent irrégulières, les premiers cycles ne comportant la plupart du temps pas d’ovulation. Puis les cycles deviennent de plus en plus réguliers, la silhouette se transforme, les hanches et le bassin s’élargissent, et l’acné peut apparaître.
Chez le garçon, les testicules grossissent, le pénis grandit, la pilosité pubienne apparaît, mais la mue de la voix peut se faire plus tard, vers 17 ans. Souvent peut apparaître une augmentation du volume des seins (gynécomastie) qui inquiète beaucoup le garçon, mais qui rentre dans l’ordre en un à deux ans.
Parallèlement à l’installation des signes génitaux s’accélère la croissance staturo-pondérale sous la dépendance de l’hormone de croissance, la GH. La vitesse de croissance est de 6 à 11 cm par an pour la fille, et de 7 à 12 cm pour le garçon, chez qui elle débute un peu plus tard après l’apparition des premiers signes pubertaires.
• Les pubertés précoces sont de plus en plus fréquentes, les premiers signes apparaissant vers 8 ans chez la fille, et vers 9 ans chez le garçon, et sont dix fois plus fréquentes chez les filles. Elles sont la plupart du temps sans cause retrouvée pour les médecins, les examens biologiques mettant en évidence une activation prématurée de l’axe hypothalamus-hypophyse-gonades. Les facteurs environnementaux sont certainement prépondérants, liés aux perturbateurs endocriniens omniprésents, comme les pesticides, les phtalates, les parabènes, les bisphénols, qui ont une activité œstrogène-like. Cette pollution chimique commence très tôt, durant la vie intra-utérine. Ils sont hélas difficiles à supprimer, mais il faut inciter les enfants (et les mères avant et pendant la grossesse) à consommer le moins possible d’aliments transformés, les faire manger bio le plus souvent et lutter contre le surpoids. • Les pubertés retardées sont fréquentes, définies par l’absence de
développement des seins à 13 ans, ou des règles à 15 ans, et chez le garçon par l’absence de l’augmentation testiculaire et l’accroissement des poils pubiens, et dans les deux cas un retard staturo-pondéral. En dehors de quelques rares pathologies endocriniennes ou d’anomalie génétique, il s’agit la plupart du temps d’un simple retard naturel. • Le retard de croissance peut être stimulé par plusieurs plantes :
– les jeunes pousses de sapin pectiné, Abies pectinea, sont très utiles chez
les enfants avec un problème de croissance lié à une déminéralisation, chez ces enfants toujours malades. Ils se prennent en macérat mère, 10 gouttes par jour ;
– l’éleuthérocoque, Eleutherococcus senticosus, est un adaptogène
capable d’augmenter les capacités physiques et mentales au cours des fatigues et des convalescences, c’est aussi un stimulant de la croissance chez les adolescents. Il se prend à partir de 12 ans, en gélules ou comprimés de poudre ou d’extrait sec (1 ou 2 le matin selon le dosage), en teinture mère (30 à 40 gouttes par jour) ;
– l’aunée, Inula helenium, est une plante stimulante de l’antéhypophyse,
utile dans le retard de la mise en place de la puberté et le retard de croissance. Elle se prend en teinture mère (30 à 40 gouttes par jour) ou en extrait hydrique en ampoule (1 par jour).
• La régulation des cycles chez l’adolescente peut être aidée par plusieurs plantes :
– la sauge sclarée, Salvia sclarea, permet de franchir l’étape de la puberté
en régularisant les cycles, elle équilibre les règles excessives et douloureuses, et supprime les écoulements vaginaux. Elle est aussi rééquilibrante psychique, car la jeune fille est dans une période de transition essentielle, tiraillée entre l’enfance dont elle n’est pas encore sortie et l’âge adulte où elle n’arrive pas encore à entrer. À prendre en huile essentielle, 1 goutte le matin sur la langue ou mettre 1 ml d’huile essentielle dans 50 ml d’huile végétale de germe de blé et prendre une goutte par kilo dans un peu d’eau.
En gemmothérapie, deux plantes indispensables :
– les jeunes pousses de framboisier, Rubus idaeus, sont œstrogène-like,
réveillent l’ovaire, peuvent donc être aussi prescrites dans le retard pubertaire. Elles sont aussi régulatrices du système neurovégétatif ;
– les bourgeons de pommier, Malus communis, sont eux progestérone-
like. Ils ont également une action sédative, calment les angoisses et l’anxiété.
Ils se prennent en macérat mère, le framboisier en phase œstrogénique, en première partie du cycle, le pommier en phase progestative en deuxième partie du cycle.
→ Macérat de framboisier : 10 gouttes du 1er jour du cycle au 15e le matin au petit-déjeuner.
→ Macérat de pommier : 10 gouttes du 16e jour du cycle au début des règles le matin au petit-déjeuner.
– la cimicifuga, Cimicifuga racemosa, est une plante œstrogénisante
active sur l’ovaire et les irrégularités menstruelles, ainsi que sur les perturbations du système neurovégétatif. C’est le remède de la mise en route de la féminité. Elle se prend sous forme de poudre de plante ou d’extrait sec, 2 gélules par jour.
• La puberté du garçon peut être aidée par :
– le macérat de bourgeons de chêne, Quercus pedunculata ou Quercus
robur, améliore aussi les fonctions physiologiques de l’appareil génital (peut être aussi utilisé chez la fille comme tonique et stimulant général). Il améliore et stimule la sécrétion de testostérone et des corticoïdes surrénaliens ;