Phytothérapie - Le livre de référence pour se soigner au naturel
Dysidrose
• Un traitement manuel constitué de massage avec des huiles essentielles, d’étirement des muscles fléchisseurs en forçant l’extension des doigts, des contractions musculaires contre résistance, est indispensable plusieurs fois par jour, afin de freiner la rétraction de l’aponévrose. Les huiles essentielles choisies sont l’HE d’eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora ; l’HE d’hélichryse italienne, Helichrysum italicum ; l’HE de romarin à camphre, Rosmarinus officinalis ct camphre ; l’HE de gaulthérie couchée, Gaultheria procumbens. À mettre dans des huiles végétales de calendula et millepertuis.
Traitements complémentaires
• les sels de Schuessler sont extrêmement performants dans cette indication. Le Dr Schuessler, médecin homéopathe allemand du e XIX siècle, a mis au point un traitement à base de sels minéraux inorganiques à apporter aux tissus malades. Préparés selon les principes de l’homéopathie, dilués et dynamisés en 6 ou 8DH, ils permettent de restaurer un fonctionnement normal des tissus et de rééquilibrer les carences en minéraux. Les deux plus intéressants dans la maladie de Dupuytren sont :
– calcium fluoratum D6, 1 gélule le matin à ouvrir dans la bouche et
silicea D6, 1 gélule le soir à ouvrir dans la bouche. À prendre pendant 6 mois. On peut aussi utiliser les 12 sels de Schuessler mélangés en 6DH, à prendre 2 fois par jour ;
– les bains de mains alcalins avec AlcaBain® donnent également
d’excellents résultats. Mettre une cuillère à café de sels de bain dans une bassine ou un récipient, dans une eau entre 38 et 41 °C. Le bain devra durer au moins 30 minutes. À faire très régulièrement.
DYSIDROSE
La dysidrose palmo-plantaire est une variété d’eczéma caractérisée par des vésicules dures et profondes, très prurigineuses, touchant les faces latérales des doigts et des orteils. Elles peuvent former des bulles ou rester isolées, et donner un aspect granité à la peau. Les vésicules peuvent sécher, ou alors éclater avec un risque de surinfection. La dysidrose évolue souvent en poussées saisonnières, avec une récidive chaque année à la même époque. Les causes sont mal connues : la chaleur (elle est plus fréquente en été), la transpiration, les lavages trop fréquents, le stress, des allergies de contact (nickel). Elle est parfois liée à une mycose. Le traitement classique est constitué essentiellement par les corticoïdes.
• Comme dans la plupart des maladies de la peau, le premier geste à faire en phytothérapie est un drainage, en employant en premier lieu des plantes de drainage à double polarité, le foie et la peau, comme la bardane et la pensée sauvage.
– la bardane, Arctium lappa, est la grande plante des pathologies
cutanées. Elle est diurétique, augmente la sécrétion de bile, est anti-infectieuse, anti-inflammatoire, draine la peau, régule la sécrétion de sébum, calme les démangeaisons ;
– la pensée sauvage, Viola tricolor, draine le foie et la vésicule biliaire, a
des propriétés dépuratives et anti-inflammatoires au niveau cutané, et elle régule aussi le sébum.
Ces deux plantes se prennent en infusion de feuilles, en teinture mère (50 gouttes matin et soir), en extrait fluide, en EPS (1 cuillère à café par jour), en gélules ou comprimés de poudre micronisée ou d’extraits (2 à 4 par jour), et doivent être associées. Prendre l’une le matin et l’autre le soir. Les deux sont déconseillées chez les femmes enceintes ou allaitantes. Le radis noir et la fumeterre sont moins spécifiques de la peau mais peuvent être aussi utilisés. La fumeterre est de plus un anti-inflammatoire et antihistaminique.
– le plantain, Plantago major, a également son indication dans cette
pathologie par ses propriétés antiallergiques, anti-inflammatoires, anti-infectieuses, immunomodulantes, cicatrisantes. Il se prend en teinture mère (50 à 100 gouttes par jour), en EPS (1 ou 2 cuillères à café), en gélules ou comprimés de poudre de plantes ou d’extraits secs (2 à 4 par jour). On le trouve aussi sous forme de crème, très efficace.
• Localement, les huiles essentielles sont irremplaçables. Comme dans l’eczéma, on emploie : l’HE de géranium rosat, Pelargonium asperum, anti-inflammatoire, antalgique, anti-infectieuse ; l’HE de tanaisie annuelle ; Tanacetum annuum, anti-inflammatoire, antiprurigineuse ; l’HE de camomille noble, Chamaemelum nobile, antalgique, antiallergique, anti-inflammatoire ; l’HE de lavande officinale, Lavandula angustifolia, calmante, cicatrisante, régénératrice cutanée. À mettre dans de l’huile végétale de calophylle et d’argan, et dans du gel d’Aloe vera, cicatrisant. • Faire la préparation suivante :
– HE Pelargonium asperum, géranium rosat 1 ml ;
– HE Chamaemelum nobile, camomille noble 1 ml ;
– HE Lavandula angustifolia, lavande officinale 1 ml ;
– HE Tanacetum annuum, tanaisie annuelle 1 ml ;
– HV calophylle 10 ml ;
– HV argan 10 ml ;
– gel d’Aloe vera qsp 100 ml ;
– appliquer matin et soir ;
– si vous n’avez pas de pharmacie à proximité pour faire la préparation,
mettez 20 gouttes de chaque huile essentielle dans 50 gouttes de chaque huile végétale.
• l’huile de coco est un excellent traitement de l’eczéma par ses propriétés antibactériennes, anti-inflammatoires, elle régénère et réhydrate la peau. Appliquer pure localement 2 fois par jour ;
• l’eau florale de matricaire, Camomilla matricaria, soulage les allergies et les inflammations cutanées, les démangeaisons de l’urticaire, de l’eczéma. Prendre une cuillère à café matin et soir dans un verre d’eau, et appliquer localement plusieurs fois par jour.
Traitements complémentaires
• éviter le contact avec l’eau et les produits irritants ; • arrêt du tabac qui est un facteur favorisant ; • en cas de transpiration excessive (voir entrée « Hyperhydrose », page 207).
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