De feu et de glace - L'intégrale
Maddie
J’observe la pièce refaite par les soins de Maddie et ajoute :
– Maddie a bien travaillé.
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Maddie
Penchée sur le croquis de Madame Parson, je finalise en surlignant les contours au feutre noir. Satisfaite de mes idées, je me lève de la table de travail et place le croquis devant moi avant d’interpeller Lisea, qui au téléphone gribouille sur une feuille, l’air de s’ennuyer profondément.
Je me racle la gorge, Lisea lève le nez de sa feuille en répondant par monosyllabe à son interlocuteur.
Elle regarde alors le croquis et un sourire apparaît sur son visage. Elle lève le pouce avant de baisser les yeux et d’écrire sur sa feuille. Lisea la place devant elle et grimace.
« Je m’ennuie à mourir »
Tout bas, je murmure :
– Raccroche.
Lisea se remet à écrire :
« Ok, mais si elle rappelle, TU décroches ? »
– Non, hors de question, je ricane en riant tout bas.
« Lâcheuse » écrit-elle en boudant.
La sonnette de la porte nous interrompt dans notre échange et lorsque je me retourne, j’aperçois Gavin. À ce moment précis, je préférerais être au téléphone avec l’ennuyeuse cliente de Lisea.
– Gavin, ça faisait longtemps, je m’écrie en lui décochant un petit sourire crispé.
– Je ne suis pas venu pour t’importuner Maddie, j’ai compris que tu es éprise de ce…ce grand type, se dépêche-t-il de dire.
– Il s’appelle Svet.
– Hum…oui. Bref, c’était juste pour te dire que je m’excuse de ce malentendu. J’ai mis du temps à revenir vous voir, ton petit ami me donne le frisson.
– Tu es tout excusé Gavin. Svet est quelqu’un d’à part mais c’est un chic type. En tout cas, j’espère qu’un jour, tu trouveras une jeune femme qui t’aimera, j’ajoute d’une voix hésitante.
– Oui, je me doute sinon tu ne serais pas avec lui. Sinon, je… j’ai déjà quelqu’un en vue. Elle s’appelle Emma.
– Super, je suis contente pour toi Gavin.
– Merci Maddie. Bon, je te laisse. À plus tard alors.
Il disparaît aussi vite qu’il est apparu et je soupire de soulagement mais en même temps, je lui suis reconnaissante d’être venu s’excuser.
Je retourne alors à mon bureau et lorsque Lisea finit par raccrocher, je demande :
– Alors ?
– Pitié, dis-moi que tu acceptes de t’en occuper ?
– Ah ça non, tu as décroché la première. C’est la nouvelle règle.
Lisea lève les yeux aux ciels avant de grommeler :
– On dirait Nathan. Il a aussi le don d’inventer des règles quand ça l’enchante. Vous êtes frère et sœur ou quoi ?
– Aux dernières nouvelles, je suis fille unique. Tiens, ça me fait penser que ça fait un moment que je ne suis pas passée voir ma mère.
– Pourtant tu lui téléphones souvent non ?
– Oui, tous les deux jours mais ça fait au moins une semaine que je ne suis pas allée la voir.
– Alors vas-y, je vais fermer. Si Svet arrive, je lui dirai que tu t’es sauvée avec Alessandro, ricane-t-elle.
– Ah non, pitié ne lui dis surtout pas ça. Il va te foudroyer sur place.
– Si on ne peut plus s’amuser, soupire-t-elle en grimaçant un sourire.
– Bon j’y vais alors. Bonne soirée Lisea. À demain.
– À demain Maddie.
Dans la TT, je roule à vive allure, me laissant griser par la vitesse. Je tiens beaucoup à cette voiture, c’est un cadeau de mon père il y a presque quatre ans et depuis je la bichonne, mesurant la chance que j’ai d’avoir cette belle voiture. Avec l’argent que mon père m’a légué, je pourrais très bien m’en offrir une plus récente mais cette voiture me rappelle mon père et quand on perd un être cher, on se raccroche au moindre souvenir. Une vague de tristesse me saisit, je sens les larmes envahir mes paupières. J’inspire profondément et chasse d’une main les larmes qui coulent sur mes joues.
Je me gare à côté de la voiture de ma mère et j’aperçois alors celle de Susan. La sœur de ma mère a toujours été proche de nous et je suis contente qu’elle soit aux côtés de ma mère dans cette épreuve. Elle est la mieux placée pour savoir quoi dire ou quoi faire en pareil moment.
Je sonne à la porte mais n’attends pas que quelqu’un m’ouvre. J’entre et m’annonce en entrant dans le salon.
– C’est moi maman !
– Ah ma puce, tu es venue.
Susan et ma mère sont installées sur le canapé et elles se lèvent pour me dire bonjour.
Ma mère me prend dans ses bras puis place une main douce sur mon menton avant de me scruter.
Elle soupire puis murmure :
– Tu sembles fatiguée Madison, tu dors bien ?
– Oui, maman, ne t’en fais pas pour moi. Dis-moi plutôt comment toi tu te sens ? Tu as repris un peu d’activité à ce que je vois, j’ajoute en voyant un plan de table et différents papiers au sigle de la banque sur la table basse.
Susan explique alors d’une voix excitée :
– Ta mère a eu une fabuleuse idée et depuis ce midi, nous sommes en pleine préparation.
– Ah bon ! Alors expliquez-moi si je peux vous aider, dis-je en m’installant sur le fauteuil en face du canapé où elles se sont de nouveau installées.
Susan désigne les papiers puis ma mère avant de continuer :
– Eh bien, nous allons organiser un bal de charité en l’honneur des enfants malades.
– C’est une excellente idée. Je crois que papa faisait déjà des dons pour des associations, ça lui tenait à cœur.
– Justement, c’est aussi pour ça que nous le faisons, nous inviterions les principaux présidents d’association et bien sûr des personnalités pour qu’ils apportent leur contribution, intervient ma mère, le sourire aux lèvres.
Je prends le temps de la dévisager et le projet semble lui apporter du réconfort et s’occuper est le meilleur moyen pour mettre de côté le chagrin au moins durant un instant.
– Eh bien, ça me plaît, j’espère que vous me donnerez des invitations ! Je suis sûre que Nathan et Lisea seraient heureux de participer à ce bal.
– Justement, je pensais vous demander un service.
– Vas-y, je t’écoute.
– Si vous pouviez vous occuper de la décoration, ça nous enlèverait une épine du pied.
– Bien sûr. On s’en occupera avec plaisir.
– Alors buvons à la réussite du projet. Je vais chercher une bonne bouteille de champagne, déclare ma mère en se levant d’un bond avant de sortir du salon.
Avec Susan, nous parlons alors encore quelques instants du projet avant qu’elle ne s’éclaircisse la voix :
– Je peux te demander quelque chose Madison ?
– Bien sûr Susan. Dis-moi tout, je lui souris en lui prenant la main.
– Eh bien, je me demande ce que tu comptes faire de tes parts. Tu comptes participer activement au conseil ou bien…
– Pourquoi me demandes-tu ça ? Hugo s’inquiète ? je demande en fronçant les sourcils.
– Non…non Madison. C’est juste qu’il est un peu déçu. Il pensait que ton père lui faisait confiance et il le prend comme un échec alors je me disais, comme tu ne t’es jamais intéressée aux banques…
J’enlève ma main de la sienne avant de déclarer d’une voix cassante :
– Tu veux que je lui donne mes parts ? Ou que je lui donne tous les droits pour qu’il dirige à sa guise ce que mon arrière-grand-père a bâti ?
Susan se tend et son visage se ferme. Elle reprend alors d’une voix grinçante :
– Je ne savais pas que la direction de la banque te donnait envie. J’ai eu tort de te demander ça.
– Je n’ai pris aucune décision concernant mon avenir dans la banque mais ce dont je suis certaine, c’est qu’il y a certainement une raison pour laquelle mon père m’a légué toutes ces parts.
– Oui, tu as raison Madison, je suis désolée, j’ai mis les pieds dans le plat. Je suis déjà heureuse qu’il ait pensé à nous.
Je hoche la tête puis soupire et lorsque ma mère revient avec trois coupes et une bouteille de champagne, je m’oblige à sourire et à trinquer avec elles pour la réussite du bal de charité mais ce que Susan m’a demandé tourne en boucle dans ma tête. C’est vrai que je n’ai pas encore décidé mais il est encore bien trop tôt pour savoir l’impact que la majorité des parts aura sur ma vie professionnelle en tant que décoratrice. J’attends de voir comment va se passer la fameuse réunion qui nous réunira tous les trois, c’est-à-dire Hugo, Alessandro et moi avec le reste des collaborateurs du groupe.
Quand j’arrive devant la maison de Svet, les lumières sont allumées et je soupire de contentement à l’idée de me blottir dans ses bras.
Quand je pénètre dans la maison, je retrouve Svet devant les fourneaux où une bolognaise mijote à feu doux. Le basilic et le thym envahissent mes narines et mon ventre émet un grondement d’insatisfaction. Je place ma main sur mon estomac pour le faire taire avant de me coller contre le grand corps de Svet.
– Tu es revenue ma belle.
– Hum, comment savais-tu que c’était moi ? je le taquine d’une voix douce.
Svet se retourne et d’une main soulève mon menton. Ses yeux me percent, m’hypnotisant.
– Je sais très bien quand c’est toi qui entre dans une pièce. Peut-être l’instinct.
– Moi, je dirais que c’est parce que nous sommes connectés. Nos corps se reconnaissent bien avant que nous nous voyions. Je souffre de la même maladie, je souffle en me mettant sur la pointe des pieds pour l’embrasser.
Il baisse la tête et ses lèvres rejoignent les miennes. Nos langues entament alors un ballet de sensation et je gémis tout contre lui, heureuse de le retrouver après une journée de travail.
– C’est plutôt la maladie d’amour, dit-il en quittant momentanément ma bouche.
– Hum, oui je suis raide dingue malade de toi.
– Hum, tu as faim ou très faim ?
Je consulte mon estomac qui crie famine mais le désir au creux de mon ventre est plus fort.
– J’ai faim…de toi, je susurre en reprenant sa bouche d’une façon plus appuyée.
Cela lui suffit pour me soulever en plaçant ses mains sur mes fesses pour me poser sur le bar. Svet s’installe entre mes cuisses ouvertes et continue de m’embrasser plus ardemment. Je bascule ma tête en arrière pour lui laisser libre accès à mon cou. Sa tête se pose contre ma poitrine, parsemant mon décolleté de baisers passionnés avant de remonter vers mon cou offert. Cet homme me rend folle de désir. Tout est tellement intense avec lui que je doute de pouvoir un jour me passer de lui. Je l’aime plus que tout et il me le rend bien.
Il me déshabille en un clin d’œil puis il recule comme pour contempler un chef-d’œuvre. Je sens mes joues rougir sous l’effet de son regard scrutateur mais la tendresse que je distingue au fond de ses yeux me rend plus forte et je n’hésite pas à écarter plus largement les cuisses pour lui faire profiter du spectacle.
Ses yeux longent mon corps et s’attardent entre mes cuisses. Il siffle entre ses dents puis grogne lorsque je glisse une main sur mon sexe pour me caresser.
– Maddie, m’intime-t-il en s’approchant légèrement de moi comme si la distance entre nous était trop importante mais qu’en même temps, il voulait garder une vue globale de mes caresses.
Je sens la moiteur de mon sexe excité. Je touche mon clitoris en cercles appuyés, m’envoyant des piques de désir dans tout le corps puis je regarde Svet dans les yeux tandis qu’un de mes doigts plonge profondément dans mon vagin, commençant un va-et-vient.
Svet, sans quitter du regard mon sexe offert, se déshabille et lorsque j’aperçois son sexe tendu, si imposant, les veines saillantes, je salive d’avance à l’idée de la douce torture qu’il va bientôt m’imposer.
Il s’approche alors et retire ma main de mon sexe avant de lécher mes doigts en émettant un gémissement rauque.
Sa bouche se rapproche dangereusement de mon sexe et lorsque sa langue touche mon clitoris, j’ai l’impression de décoller. Je me sens comme en apesanteur et je commence alors à pousser des gémissements.
Il continue ses divines caresses et je pose une main sur mon sein pour en titiller la pointe tendue, me faisant partir dans un délire si puissant que j’avance mes hanches pour l’inciter à continuer.
Sa langue poursuit son exploration et entre alors dans mon sexe, me faisant exploser soudainement. Je crie mon plaisir et le grognement qu’émet Svet me donne une idée du degré de désir qu’il ressent à cet instant. Me voir jouir, le pousse à être plus féroce, plus ardent encore.
Il quitte mon sexe et remonte vers moi, m’embrassant avec passion, sa langue a le goût de mon désir et a pour effet de m’exciter de plus belle.
Il me soulève alors pour me prendre dans ses bras avant de me coller sans effort contre le mur de la cuisine. D’une main, il guide son sexe entre mes plis ouverts et lorsqu’enfin, il me remplit, je me sens enfin à ma place.
Il s’enfonce doucement en moi et lorsqu’il est ancré au plus profond de mon être, je halète de plaisir. C’est si bon que je sens déjà la vague de plaisir m’envahir.
– Prends-moi plus fort. Je ne vais pas tenir, je m’exclame d’une voix saccadée.
– Oh que si, tu vas tenir. Je veux qu’on parte ensemble ma chérie, me commande-t-il en ralentissant entre mes cuisses, me mettant à rude épreuve.
– Je vais mourir si tu n’accélères pas. Je suis sur… le… point de…
Nos souffles se mélangent tandis qu’il entre et sort doucement de moi, exploitant minutieusement chaque centimètre de mon vagin. Les frottements de nos deux corps m’excitent au plus au point et lorsqu’il se met à accélérer entre mes cuisses et que je sens son membre grossir encore, je sais qu’il est au point de non-retour, déclenchant la vague de plaisir. Au même moment, Svet émet un cri rauque en déversant sa semence sur un dernier coup de rein me faisant crier d’extase.
Svet pose sa tête contre ma poitrine, l’embrassant tendrement avant de sortir de mon corps. Il finit par me poser sur le sol froid de la cuisine et un frisson me saisit, me faisant trembler. Il ramasse sa chemise à terre et m’habille.
Il dépose un dernier baiser sur ma bouche puis murmure :
– Tu as faim ?
Mon estomac se met à gronder, répondant à ma place ce qui fait sourire mon grand blond.
– C’est bon, j’ai la réponse. À table ma belle.
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