De feu et de glace - L'intégrale
Lisea
Je reporte mon attention sur Maddie lorsqu’elle me répond :
– Eh bien, il semblerait qu’elle soit heureuse ici avec vous.
– Il semblerait ? C’est plutôt une affirmation Mademoiselle Spindler, sinon elle ne porterait pas une bague de fiançailles. Elle est libre de ses choix.
Les yeux de Maddie plongent dans les miens et nos regards s’affrontent en une lutte intérieure puis elle éclate de rire avant de se tourner vers Lisea.
– Tu as oublié de mentionner quelques petites choses sur ton fiancé Lili !
– Et quoi donc ?
– Il est diablement sexy et sûr de lui. Ça ne m’étonne pas que tu sois tombée sous son charme.
L’atmosphère se détend et je souris aux deux jeunes femmes avant de conclure en m’avançant vers Lisea pour embrasser ses lèvres toutes roses.
– Ton amie a bien su me déchiffrer, mais elle a oublié d’ajouter que moi-même je suis tombé sous ton charme.
****
Lisea
Le raclement de gorge de Maddie interrompt notre baiser brûlant. Nathan se redresse mais laisse sa main sur ma cuisse, me caressant légèrement tout en reportant son attention sur ma voisine.
– Alors Mademoiselle Spindler, que faites-vous dans la vie ?
Le regard de Maddie s’éclaire et je sais déjà ce qu’elle va lui dire. Nous en avons parlé avant qu’il n’arrive et je suis plus qu’excitée depuis, enfin si Nathan est d’accord pour financer mes études comme promis.
– Eh bien justement, Lisea et moi avons un projet commun.
– Depuis quand ? demande-t-il en posant son regard sur moi.
– Maddie commence en octobre des études de décoration d’intérieur et j’aimerais suivre la même voie. J’ai toujours adoré les travaux pratiques à l’école et je pense avoir des capacités dans ce domaine.
– Où se trouve cette école, mademoiselle Spindler ? interroge Nathan en regardant Maddie qui sourit d’un air triomphant.
– À une heure d’ici. C’est une petite institution mais le problème, c’est que le dépôt des candidatures est clos depuis un mois. Je ne sais pas comment…
– Je vais arranger ça. Si Lisea veut faire de la décoration d’intérieur, elle en fera. Ce n’est pas un problème, déclare Nathan sans tergiverser davantage.
Je hausse les sourcils, surprise qu’il accepte facilement mon choix de faire des études dans la même école que Maddie. Il ne m’a pas menti lorsqu’il m’a proposé de m’aider.
– Mademoiselle Spindler, notez-moi toutes les infos sur cette école, je vais de ce pas inscrire Lisea.
Je regarde Maddie sortir un calepin de son sac sans discuter et noter les renseignements que demande Nathan.
Je sens mes paupières se remplir de larmes de joie et je touche la main de Nathan, comme pour le remercier de ne pas me dissuader de mon choix. Il est vraiment déterminé à accéder à tous mes désirs. Aujourd’hui, je ne doute vraiment plus, il tient ses promesses de me soutenir et de m’aimer.
Nathan me fixe un instant et me montre le petit papier.
– Je vais m’en occuper Lisea.
Il se lève et avant de partir, annonce d’une voix douce :
– Vous devriez déjà vous pencher sur une décoration de mariage. Vous avez un mois pour tout préparer les filles.
– Un mois ?
– Oui, j’ai oublié de te le dire hier soir. J’aimerais que nous nous mariions le 15 août. Toutes les démarches ont été effectuées. Ça nous permettra de voyager un peu avant que tu ne commences tes études.
J’écarquille les yeux et émue, je me lève d’un bond pour me jeter dans ses bras, le paréo tombant à terre entre nous deux.
– Oh Nathan, je vis un rêve éveillé. Merci.
– De rien, ma chérie. Je t’aime et je ne veux que ton bonheur. Bon sang, Lisea, mets ton haut de maillot de bain, grogne-t-il tout contre mon oreille. J’ai trop envie de toi et tu ne m’aides pas à te pavaner en petite tenue.
J’éclate de rire et murmure tout contre lui :
– Vivement ce soir.
– Qui a dit que nous devions attendre ce soir ?
Il colle son bassin contre mon ventre et je ne peux que sentir son désir pour moi.
J’entends alors la fine voix de Maddie :
– Faites comme si je n’étais pas là, les amoureux !
Je me détache de Nathan et ramasse le paréo à nos pieds pour le glisser sur mes épaules, cachant mon buste nu.
Nathan m’embrasse rapidement et salue Maddie d’un léger signe de la tête avant de s’éloigner en direction de la maison.
– Waouh, Lili. Je ne m’attendais pas à ça.
Je me réinstalle sur mon transat et regarde Maddie qui sourit.
– Tu t’attendais à quoi ?
– C’est un homme incroyable. Tu as de la veine ma belle. De une, il est sexy en diable, il a un corps à faire damner un saint. De deux, il accepte sans broncher tes études de décoratrice d’intérieur. Il t’adore, ça se voit et il est si possessif. Il n’aurait pas un frère par hasard ? ajoute-t-elle en me regardant, une lueur rêveuse dans les yeux.
– Non, je ne pense pas.
– Comment ça, tu ne sais pas ? Tu n’as pas rencontré sa famille ? Vous vous mariez dans un mois, je te ferai dire.
Je pousse un léger soupir avant d’avouer ne pas savoir la raison pour laquelle il ne voit jamais ses parents.
– Interroge-le, les secrets, ce n’est jamais très bon dans un couple. Et puis, il ne faut pas qu’on traîne, on a un millier de choses à faire pour préparer ce mariage. Nous n’avons qu’un mois avant le grand jour alors dès demain, on s’y met.
Le soir-même, je reprends mon souffle après notre étreinte passionnée. Mon cœur bat la chamade et je ferme les yeux. Après quelques minutes, nos respirations s’apaisent et je lui pose la question qui me taraude depuis ma conversation avec Maddie.
– Dis-moi pourquoi…
– As-tu pris…
Nous nous arrêtons en même temps et je me redresse sur un coude pour le regarder.
– Oui, j’ai pris ma pilule et d’ici une semaine, nous pourrons enfin oublier les préservatifs.
– C’est bien.
Plus personne ne parle, le silence emplit la pièce.
– Tu allais me poser une question ?
Je pousse un léger soupir avant de demander d’une voix basse :
– Je me demandais si nous serions nombreux à notre mariage. Je n’aime pas trop la foule.
– Non, j’ai pas mal trié, nous ne serons qu’une cinquantaine de personnes. Il y aura mes plus proches collaborateurs et bien sûr Aaron et Evie.
– Et tes parents ?
Il se crispe tout contre moi et je lève les yeux vers lui pour essayer de déchiffrer ses pensées.
– Non, Lisea, ils ne sont pas invités.
– Pourquoi ?
Je me redresse pour le regarder. La pièce est plongée dans le noir et seule une petite lampe de chevet me permet de voir les traits crispés de Nathan.
– Je veux savoir. Je vais devenir ta femme Nathan.
Il me regarde un instant avant de murmurer :
– J’ai toujours eu une relation conflictuelle avec mon père. Enfant, je ne faisais jamais le sport qu’il souhaitait, je ne fréquentais pas les bonnes personnes à son idée et surtout, je ne me suis pas lancé dans la chirurgie comme lui. Être psychologue n’était pas assez bien pour lui. Il voulait que je travaille avec lui. Nous avons coupé les ponts lorsque je me suis engagé dans les forces spéciales. Pour lui, c’était la goutte d’eau. Toute ma vie, Lisea, j’ai essayé de lui plaire, mais rien n’était jamais suffisant.
– Vous n’avez plus du tout de contact ?
– Non.
– Et ta mère ?
– Je l’appelle de temps à autre mais je ne suis pas proche d’elle, pas au point de les inviter à notre mariage. Je ne veux pas qu’ils gâchent ce jour si particulier pour nous deux. Il peut être méchant et ma mère le suit comme un toutou et je ne supporte pas qu’elle ne s’impose pas plus. Elle est toujours d’accord avec lui et c’est fini. J’ai tiré un trait sur tout ça. Je n’ai pas besoin d’eux pour vivre. Jusqu’à ce que je te rencontre, je n’avais besoin de personne et puis je t’ai vue. Tu es la seule personne qui importe réellement dans ma vie.
C’est la première fois qu’il se confie à moi de cette façon, si touchante. Malgré ses paroles envers ses parents, je sens qu’il souffre de leur discorde et j’ai de la peine pour ce petit garçon qui à l’époque essayait de faire son possible pour satisfaire ses parents, en vain.
– Moi de mon côté, il n’y a que Maddie, dis-je d’une voix basse.
Nathan me caresse le bras et m’attire à lui pour s’emparer de mes lèvres. Il se détache légèrement pour murmurer :
– Il y a moi. Je suis ta famille à présent et je serai toujours là pour te soutenir.
– Même pour mes études ? Tu n’as pas bronché lorsque je t’ai annoncé vouloir faire de la décoration intérieure.
– Pourquoi je t’en empêcherais ? J’en ai assez souffert dans le passé avec les désirs de mon père, je ne veux en aucun cas le reproduire avec toi. Tu es libre de faire tout ce que tu veux. Je te soutiens dans cette voie et puis ça me rassure que tu sois avec Maddie. C’est une fille bien et elle tient à toi alors autant faire tes études avec elle. Et plus tard, je vous aiderai si vous voulez vous associer.
Je le remercie d’un baiser gourmand. Sa langue m’embrase toute entière et je sens une intense chaleur qui se propage dans le creux de mes reins.
Je me relève et le chevauche, le prenant par surprise. Ses yeux s’attardent sur mes seins aux pointes tendues et je gémis de plaisir lorsqu’il les mordille chacun leur tour.
Son sexe se tend douloureusement vers moi et je ne suis pas longue à l’encourager pour qu’il se glisse dans mes replis humides.
Il tend la main vers la table de chevet et se protège en un tour de main avant de prendre mes hanches pour que j’enfonce son membre chaud dans ma fente largement prête et ouverte pour lui.
Ses grandes mains pétrissent mes fesses tandis que je monte et descends sur lui à un rythme plus que soutenu. Je sens son sexe qui grossit encore en moi et d’une voix hachée, je lui demande de m’aider :
– Aide-moi à jouir mon amour.
Nathan, les yeux brûlants de désir, accède à ma demande en touchant mon clitoris, le caressant de bas en haut au même rythme que mes va-et-vient sur son sexe.
Je ne suis pas loin de jouir et je le presse de continuer. Je pose mes mains sur son torse et le pince légèrement comme pour m’accrocher à quelque chose alors que je suis sur le point de perdre pied.
– Lisea, je viens, jouis pour moi.
– Aide-moi encore, je gémis alors que ses doigts s’activent de plus belle sur mon clitoris.
– Oui, oui, je crie d’une voix tremblante lorsque je suis submergée par la vague de la jouissance. Mon vagin se crispe autour de lui comme pour le retenir et je sens qu’à son tour il se libère en moi, me donnant encore quelques à-coups comme pour s’enfouir au plus profond de moi.
– Tu m’appartiens, s’esclaffe Nathan en se redressant et m’emprisonnant dans ses bras. Nos corps moites s’imbriquent étroitement ne formant plus qu’une seule et même personne.
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