De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 89 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

Svet

Il passe ses mains sur mes hanches et enlève le bout de tissu trempé qui me servait de culotte. Il s’écarte pour enfiler un préservatif avant de s’installer entre mes cuisses.

De bout du doigt, il tâte l’entrée de mon vagin pour en apprécier l’humidité et cela semble lui convenir car d’un mouvement, il plonge en moi, obligeant mes parois à s’étirer pour l’accueillir. Malgré mon excitation, je sens une certaine gêne qui finit par disparaître pour me laisser une sensation inédite puisque je suis déjà au bord de la jouissance. Mon sexe semble apprécier les assauts de Svet et mes terminaisons nerveuses sont sur le point de me faire basculer dans un abîme de félicité.

La vague me submerge pour la seconde fois en quelques minutes et je crie le nom de Svet. Je l’entends jurer lorsque mes parois intimes se contractent violemment autour de son membre. Il reste alors immobile au fond de moi, patientant pendant que je me remets de mon extase avant de me retourner sur le ventre avec une telle facilité que je gémis de plaisir à l’idée qu’il est loin d’en avoir terminé avec moi.

****

Svet

Les cris de Maddie me remplissent d’une immense satisfaction. J’ai réussi à l’amener vers le plaisir deux fois consécutivement et dévoiler la femme sensuelle en elle.

Maintenant qu’elle est allongée sur le ventre, le dos bougeant au rythme de sa respiration saccadée, je l’apaise d’une main tendre en caressant son dos, massant doucement ses épaules avant de descendre vers ses hanches douces. Je continue mon exploration et lorsque je me mets à malaxer ses fesses, mon sexe tressaute d’envie et je grogne tout bas quand mes doigts longent ses fentes pour trouver le puits humide de son désir.

Maddie ne se contracte même pas lorsque je caresse d’une main experte son petit trou serré. Elle semble me faire une confiance aveugle ou bien peut-être n’est-elle pas remise de ses orgasmes.

Je ne peux plus résister, ma patience étant mise à rude épreuve, j’écarte ses plis intimes et d’un mouvement je pénètre sa chair chaude et si étroite. Je ferme les yeux pour me contenir le plus longtemps possible. Les gémissements de Maddie reprennent et je continue d’entrer en elle en rythme.

– Oh Svet, s’écrie-t-elle en ondulant les hanches.

Je place alors une main entre son ventre et le matelas et je la soulève pour la placer à quatre pattes.

Lorsque je reprends mes assauts dans son ventre, elle tend sa tête en arrière et je ne peux m’empêcher de réunir ses cheveux et de tirer dessus pour la soumettre un peu plus et la vue de ses fesses offertes me fait alors partir dans l’orgasme. Je plonge au plus profond d’elle et la maintiens jusqu’à ce que j’aie fini de me déverser. Son sexe se contracte et son cri perce à nouveau le silence de sa chambre. Je finis par sortir de son corps délicieux à regret et la prends dans mes bras pour reprendre mon souffle.

Que me fait-elle ?

Je ferme les yeux et serre les poings comme pour m’empêcher de penser à l’avenir. J’imagine Maddie à mes côtés à différentes étapes de ma vie jusqu’à ce que l’on devienne vieux et ridés. Je secoue la tête, ce n’est pas pour moi ce genre de vie. Je ne mérite pas de vivre une vie heureuse alors que les tombes de ma famille reposent non loin d’ici par ma faute.

Cette triste pensée me fait revenir au présent et je me redresse comme si j’avais le diable aux trousses.

Maddie se relève à demi pour me regarder, un sourcil levé comme pour m’interroger.

– Nous devons partir, cet endroit grouille de micro et même s’ils sont déconnectés, je préfère que nous allions chez moi.

Puis sans la regarder, j’enfile mon jean en un tour de main avant de remettre mon t-shirt.

Du coin de l’œil, je remarque l’étonnement qui marque les traits de la jeune femme. Sans un mot, elle se relève et s’enfuit vers la salle de bains en claquant la porte derrière elle. Ce geste de mécontentement me sort de ma transe et je quitte la chambre à regret.

Je m’approche de la fenêtre qui donne sur la rue de l’agence et d’un œil expert, j’examine avec minutie les environs plus pour m’apaiser que pour vraiment surveiller. Le boulot m’a toujours fait cet effet, je me sens utile et m’enrôler comme mercenaire a été la meilleure chose que j’ai faite de ma vie. Ce n’était pas un choix mais une nécessité. En tant que tel, je travaillais pour moi-même ce qui n’était pas pour me déplaire. Des clients fortunés faisaient appel à moi pour des raisons de discrétion et ils savaient que j’accomplissais la mission que j’avais acceptée sans discuter. En contrepartie, je recevais une rondelette somme d’argent. Je suis loin d’être un homme sans reproche mais j’ai toujours privilégié les contrats aboutissant sur une arrestation ou une mise à mort de gens très peu recommandables. Chaque mort a servi à ce que la vie des autres en soit meilleure sans qu’ils le sachent bien évidemment. Pour être mercenaire, il faut accomplir la mission, effacer toute trace pouvant être découvert et surtout être le roi de la disparition. Il ne me faut pas très longtemps pour disparaître. J’ai à mon actif une dizaine de faux papiers pour m’aider.

Oui, j’ai tué mais chaque mort était justifiée.

Je balaye une dernière fois les environs et ne trouve rien d’inhabituel.

J’entends des pas feutrés en approche et d’un œil, je regarde Maddie, les cheveux mouillés, ses cheveux cascadant sur ses épaules qui a revêtu un short blanc avec un haut près du corps sans bretelle. Je déglutis et me sens plus à l’étroit lorsque je remarque qu’elle n’a pas mis de soutien-gorge. Ses épaules rondes sont totalement dégagées et je prends sur moi pour ne pas lui sauter dessus.

Je m’éclaircis la voix avant de lui demander :

– Pouvons-nous y aller ?

– Oui.

Maddie semble contrariée et je pousse un soupir avant de rétorquer :

– Tu n’as rien à ajouter ?

Maddie me foudroie de ses yeux chocolat et répond :

– Non, je sais à quoi m’en tenir avec toi. Tu as été très clair avec moi. On couche ensemble et voilà tout. Je n’ai pas à te fournir des explications si toi de ton côté tu ne t’ouvres pas.

– Maddie… je murmure dans un souffle.

Elle lève une main m’arrêtant net dans ma tentative de m’expliquer.

Je pousse un soupir et la devance pour ouvrir la porte de l’appartement. Je contrôle d’un mouvement circulaire avant de faire signe à Maddie de me suivre.

Dans la voiture, nous n’échangeons pas une parole et le silence pesant nous poursuit jusqu’à ce que nous arrivions devant l’allée menant à la maison que je viens d’acheter.

Lorsque nous arrivons dans le hall et pour détendre l’atmosphère, je lui indique d’un mouvement :

– J’espère que tu pourras me donner tes précieux conseils pour aménager toutes ces pièces.

– Oui bien sûr, je te l’ai promis. Je te…

Elle est interrompue par la sonnerie de son portable. Elle le récupère dans son jean puis fronce les sourcils. Je plisse les yeux, inquiet et lorsqu’elle répond, je m’approche d’elle.

– Maman ? Que se passe-t-il ? Ne pleure pas, je ne comprends pas ce que tu me dis.

Maddie écoute et je sens son corps se tendre tandis que sa lèvre inférieure se met à trembler.

– J’arrive maman. Le plus vite possible.

Je m’approche d’elle au moment où elle raccroche.

Elle lève les yeux sur moi et me regarde mais je sens qu’elle est trop choquée pour m’expliquer.

Je murmure alors tout bas en lui touchant l’épaule avec douceur.

– Quel hôpital ma puce ?

– Au San Francisco général, me répond-elle comme un automate. Mon père… mon père a fait une attaque.

 

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