De feu et de glace - L'intégrale
Maddie
– Franck, tu as pu récupérer de nouvelles cartouches ?
– Oui, c’est bon. Cole s’en est chargé.
Je jette un coup d’œil au jeune homme à l’allure dégingandée. Il paraît désinvolte mais il est d’une grande précision lorsque nous sommes en mission.
– Parfait. Dans combien d’heures devons-nous être prêts ?
Franck regarde sa montre sur laquelle il a mis en route un chrono.
– Dans huit heures.
– Très bien, ça nous laisse du temps pour tout revoir en détail, dis-je en me concentrant sur le plan où toutes les issues sont annotées. Il faut tout mémoriser pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Cole s’approche et à trois, nous répétons chaque étape de notre plan.
****
Maddie
– Agence Mad-Lise, j’écoute, répond Lisea en décrochant le téléphone.
Je me tourne vers elle car je ne l’entends plus parler. Au fur et à mesure qu’elle écoute, les joues de Lisea se teintent de rouge et je sens sa fébrilité.
Elle me fixe puis écarquille les yeux avant de répondre, étonnée :
– Aujourd’hui ?
Elle regarde sa montre puis lâche d’une voix à peine contenue :
– Très bien, nous serons prêtes. Dans deux heures, nous y serons… merci… à tout à l’heure.
Elle raccroche puis bondit de sa chaise comme une folle furieuse. Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en la voyant si excitée. Si ce n’est pas une bonne nouvelle, je n’y comprends rien.
– Maddie, Maddie. Vite, nous devons nous préparer. Nous avons dans deux heures…une méga interview avec House Beautiful, s’exclame-t-elle en cherchant déjà son sac à main.
– Doucement doucement, ça va aller Lisea. Allons chez moi, je vais bien te trouver une tenue et nous gagnerons du temps. Tu sais pourquoi ils nous prennent de court comme ça ?
– Oui, il leur restait de la place pour le nouveau numéro qui sort samedi, du coup, ils ont pensé à nous.
– Super. Ça va nous faire une sacrée pub en plus du bal de charité de ce week-end.
– Nous allons devenir célèbres Maddie, s’écrie Lisea en me prenant dans ses bras.
Nous montons chez moi avant d’ouvrir mon armoire, essayant de dénicher à chacune une tenue. Lisea étant plus grande que moi, je ne peux pas lui prêter une robe courte à part si elle veut avoir les fesses à l’air et je pense que Nathan en aurait une attaque.
– J’ai la robe blanche de ton anniversaire de mariage mais elle est courte.
– Carrément, ajoute Lisea en la plaçant devant elle.
Je déniche une robe que je n’ai jamais mise, elle est bleu nuit et très cintrée mais elle est assez longue pour que Lisea ne se sente pas à moitié nue.
– Elle est très belle, je ne t’ai jamais vu avec.
– Elle t’ira mieux qu’à moi.
Lisea observe la robe et acquiesce :
– Elle est très belle. Je vais l’enfiler et on va voir de suite si elle convient.
Devant moi, elle enlève son jean et son pull avant d’enfiler la robe moulante sur son corps toujours aussi parfait. Elle fait l’effet d’une seconde peau mais elle souligne toutes les formes de Lisea, la rendant magnifique.
– Tu es très belle. Laisse tes cheveux détachés et le tour est joué.
Je lui donne une paire d’escarpins en daim noir. Même si elle est un peu plus grande que moi, nous chaussons à une taille près la même pointure et celle-ci sont un peu trop grandes pour moi.
– J’espère qu’elles iront !
– Parfait, dit Lisea en marchant avec elles sur le parquet de ma chambre.
– Sers-toi en maquillage pendant que je cherche une robe pour moi.
– Attends, je vais t’aider, propose-t-elle en fouillant ma penderie d’un œil expert.
Elle sort une robe avant de la remettre puis elle sort une robe couleur nude, qui me fait un teint superbe.
– Celle-ci est trop belle. Je vais te lisser les cheveux et tu seras magnifique.
– On va faire un malheur à cette interview.
Mon téléphone portable se met à sonner dans mon sac et je réponds tout en mettant la robe devant moi pour me conforter dans notre choix.
– Allô.
– Bonjour, ici Mark Roberts, le sous-directeur de la banque Spindler. Je vous appelle pour confirmer avec vous la date de la réunion au quelle vous et Monsieur De Santis êtes conviés. Cette réunion nous permettra de nous rencontrer et échanger sur le devenir du groupe.
– Hum oui. À quelle date souhaitez-vous nous rencontrer ?
– Eh bien, avec les fêtes de fin d’année, je vous propose le premier lundi de janvier.
– Très bien. J’y serai.
– Merci, bonne soirée à vous Mademoiselle Spindler.
Je raccroche et dis à Lisea :