De feu et de glace - L'intégrale
Lisea
– Tu t’es remise à boire ? C’est ça ? Quitte-le maman si tu n’es pas heureuse. Je t’aiderai.
– Non, hors de question que je le quitte. Je n’ai pas le choix Nathan, s’écrie-t-elle d’une voix étouffée.
Je m’approche de la fenêtre où je vois Lisea discutant avec l’un des gardes, Matt. Je le vois qui secoue la tête en signe de négation. Je fronce les sourcils et j’essaye d’abréger la conversation.
– Pas le choix ? Il te fait chanter ? Écoute, on devrait déjeuner ensemble la semaine prochaine. Je te rappellerai pour te dire le jour.
– Ta femme viendra ?
– Oh non, pas sans savoir ce que mijote Ted, mais j’y réfléchirai pour une autre fois. En ce moment, c’est assez tendu avec le boulot.
– D’accord, dit la voix déconfite de ma mère.
Je l’aime beaucoup même si je sais que c’est loin d’être une mère parfaite. Ce qui me bloque, c’est Ted. Il est si arrogant et méchant que je me méfie de son pouvoir sur ma mère. Elle ferait n’importe quoi pour lui alors que je sais que lui n’en a rien à faire d’elle. Il l’utilise depuis toujours.
Je raccroche et sors du bureau pour rejoindre Lisea dehors.
****
Lisea
Matt secoue la tête et je pousse un soupir de mécontentement.
– Pourquoi ? Je n’ai pas le droit de sortir de la propriété ? L’homme à la cicatrice nous a dit que je le pouvais avec deux hommes avec moi.
– Vous parlez de Svet ?
– Oui, c’est ça, c’est Svet. Je suis sûre que vous ne voulez pas le contrarier. Il a l’air assez grognon comme garde du corps.
Matt éclate de rire avant de décréter d’une voix sérieuse :
– Madame Jensen, je veux bien faire des concessions mais hors de question que vous alliez courir demain dans la forêt.
– Tu n’essayes pas de lui faire les yeux doux Lisea ? intervient derrière moi la voix de mon mari.
Je me retourne vers Nathan qui s’approche de moi sans me quitter du regard.
– Dis-lui toi, chéri, que j’ai le droit de sortir.
Sa main se pose sur mon épaule et d’un signe de la tête, il donne congé à Matt qui s’éloigne sans demander son reste.
– Chérie, on doit faire très attention, si Matt juge que ce que tu lui demandes peut te mettre en danger, alors obéis.
Je secoue la tête et continue ma diatribe d’une voix coléreuse :
– Je ne peux plus courir, faire des courses, me promener avec Maddie. J’ai l’impression d’être revenue il y a quelques mois en arrière lorsque tu m’as amenée ici. Je ne me sauverai pas, nous sommes mariés et je t’aime.
Il secoue la tête puis ses yeux me transpercent comme pour juger mes réelles intentions.
– Ce n’est pas une question de confiance. Je sais bien que tu ne vas pas t’enfuir. Ta vie est auprès de moi mais c’est trop risqué en ce moment. Je sens qu’il n’y a pas que ça, n’est-ce pas ? Il y a quelque chose qui te chagrine, ajoute-t-il en plissant des yeux.
Je me détache de lui et réponds :
– Arrête de m’analyser Nathan, je ne suis pas ta patiente.
– Mais pas du tout, excuse-moi d’être clairvoyant en voyant ton comportement.
Je lui tourne le dos et m’enfuis dans la maison. Je sais que je suis injuste avec lui mais je me sens énervée, pas dans mon assiette. Il a raison, il y a bien quelque chose qui me chagrine. Son père m’a profondément blessée tout à l’heure et son regard lubrique m’a vraiment effrayée. Il y a un truc qui ne tourne pas rond chez lui.
Lorsque j’arrive dans la chambre, un corps se colle tout contre moi et je sens immédiatement la dureté d’une érection contre mes fesses à travers ma robe.
– Je te sens si tendue, je peux y remédier ma douce, me taquine Nathan en posant ses grandes mains sur mes hanches.
Ma colère s’estompe aussi vite qu’elle est apparue. Nathan a le pouvoir de me faire vite oublier mes problèmes. Je souris malgré moi en ondulant des hanches pour attiser la flamme.
– Entre nous, celui qui est le plus tendu, c’est toi, dis-je en ricanant.
Le souffle de Nathan s’approche du lobe de mon oreille et murmure :
– J’aime quand tu es si taquine. Je te préfère comme ça.
J’essaye de me décoller de lui car j’ai des choses à lui dire mais il m’en empêche en me ramenant tout contre lui.
– Nathan, il faut qu’on parle de ton père.
– Ah non, pas tout de suite. J’ai envie de toi.
– Mais…
– Il n’y a pas de mais qui tienne. Laissons-le là où il est, me coupe-t-il en passant ses mains sur mon ventre plat avant de remonter vers mes seins qui se tendent tout contre lui.
Je halète en sentant des papillons dans mon ventre et la soudaine chaleur entre mes cuisses.
– Oh ma douce, je te sens si réceptive à mes caresses. Tu es ma femme, tu m’appartiens.
D’une main, il emprisonne mon sexe à travers ma robe comme pour confirmer ses dires.
– Oh oui, je t’appartiens. Je t’aime tant.
Il me retourne d’un seul mouvement et je me blottis tout contre lui. La chaleur qui se dégage de son corps me fait frissonner de désir et lorsque qu’il empoigne mes cheveux pour que je me penche en arrière, je sais que je suis foutue. Il dépose des petits baisers sur mon cou avant de mordiller le lobe de mon oreille. Mes mains ne restent pas inactives, elles descendent vers son sexe comprimé dans son pantalon.
Il gémit tout contre mon oreille m’envoyant des milliers de piques de désir dans tout le corps. Il s’écarte de moi avant de m’enlever ma robe de ses mains fébriles. Ses lèvres emprisonnent les miennes et d’un seul coup, le feu nous envahit de manière si brutale que lorsqu’il me soulève et arrache ma culotte pour me coller contre le mur, je ne peux m’empêcher de l’encourager.
– Oh Nathan, je te veux en moi, vite et fort.
Il grogne contre ma bouche et sa langue tourbillonne avec ardeur, me faisant haleter de plaisir.
Avec fébrilité, il me repose à terre et enlève ses vêtements avec tant de rapidité que je suis toute étourdie lorsqu’il me soulève et pénètre mon fourreau étroit. J’enlace mes jambes autour de ses hanches et le laisse me pilonner avec une brutalité qui m’excite comme jamais.
– Encore, encore, plus fort.
Son sexe d’une dureté implacable semble me transpercer et les yeux fermés, je me laisse envahir par la vague de jouissance. Je crie mon plaisir et tremble en sentant Nathan qui continue de me prendre. J’ouvre les yeux et nos regards s’attachent pour ne plus se quitter. Je sens de nouveau, une douleur sourde envahir mes reins avant que je ne recommence à gémir, prête à m’envoler une seconde fois. Je ne suis plus que désir et sentir sa queue au plus profond de mon corps me fait monter au septième ciel. Mon vagin se contracte autour de lui, l’aspirant encore plus et Nathan finit par jouir, ne pouvant plus se retenir, son sexe pulsant au fond de moi. Un long frisson le secoue et il m’embrasse langoureusement comme pour me remercier du plaisir intense que nous nous sommes donné avec amour.