De feu et de glace - L'intégrale
Maddie
Le plaisir me submerge au moment où son anus se contracte sur mon sexe quand elle se met à jouir me faisant partir dans une jouissance si brute, si irréelle que je crie le nom de Maddie. Un long frisson me saisit et lorsque je quitte à regret ses fesses, je la redresse et la tourne vers moi pour l’embrasser jusqu’à en perdre haleine pour lui montrer tout le désir qu’elle m’inspire et les sentiments que j’éprouve pour elle. Elle est ma source de lumière et tout semble si beau avec elle que je souris à la vie, à cette nouvelle vie qui s’offre à nous car je sais à ce moment précis que j’aimerai Maddie jusqu’à la fin des temps. Elle m’a pris mon cœur et jamais je ne pourrai vivre sans elle.
****
Maddie
J’ai dû mal à reprendre pied dans la réalité et en repensant à ce que l’on vient de faire et à la légère douleur venant de mon anus, je rougis et Svet me sourit avant de m’embrasser une nouvelle fois.
– Tu as aimé ?
– Oh oui mais c’est très…
Svet éclate de rire et murmure d’une voix taquine :
– Ce n’est pas très catholique mais on s’en fout, rien n’est sale dans l’amour ma chérie.
– Tu as raison mais arrête de me regarder comme ça, dis-je en le regardant l’air gêné.
Svet me scrute avant de continuer :
– Tu m’as offert un magnifique cadeau.
– Quoi mon…, je m’interromps ne voulant pas continuer.
Comment nomme-t-on cette partie sans que ça ne fasse vulgaire ou trop cochon ? Je rougis à cette idée et la main de Svet me redresse la tête pour que je le regarde.
– Tu m’as fait confiance et c’est un très beau cadeau que tu m’as fait.
Je soupire de soulagement qu’il n’insiste pas sur le fait de nommer mon derrière et je sors de la douche avant de me couvrir d’une serviette de bain moelleuse.
– Eh Maddie, me lance Svet au moment où je quitte la salle de bains.
– Tu as de magnifiques fesses mon cœur et ton anus est divin.
Le feu envahit mon visage. Svet arbore un sourire en coin parfaitement conscient de la gêne que cela m’occasionne.
Je grogne quelques mots inintelligibles avant de me sauver de la salle de bains. J’entends alors le rire grave et profond de mon petit ami, ce qui me fait alors sourire malgré tout.
J’embrasse Svet sur le pas de sa porte, il porte un jean avec une chemise noire et il est si craquant que je resterais bien avec lui toute la journée. Je le déshabillerais et j’embrasserais ses abdominaux et chaque muscle de son corps, ce qui me donnerait un certain boulot car cet homme est un parfait apollon.
– Appelle-moi si tu as un empêchement, dit Svet, me faisant revenir sur terre. Je pousse un soupir, avec lui, mon imagination fertile dévie très vite en dessous de la ceinture. Je ne me pensais pas si coquine avant que je ne sorte avec lui.
– Maddie ? m’interpelle Svet en fronçant les sourcils.
– Oui, oui, je t’appelle s’il y a un changement.
Puis, je désigne son A6 garée à côté de ma TT et je déclare d’une voix que je veux convaincante :
– Quand est-ce que tu me la prêtes ?
Svet hausse un sourcil avant de croiser les bras.
– Jamais, c’est ma voiture !
– D’accord, très bien. Je m’en souviendrai quand ce soir tu me demanderas pour faire l’amour.
Svet essaye de masquer un sourire mais n’y parvient pas.
– Je ne demande pas, je me sers.
Il sait parfaitement que je ne pourrai jamais résister. Ce soir comme tous les autres à venir, il prendra possession de mon corps et de mon âme.
– Tu m’appartiens Maddie, renchérit-il d’une voix grave et sérieuse.
– Toi aussi tu m’appartiens Svet.
Sur ces paroles, je lui envoie un baiser avant de m’installer au volant de ma TT et d’appuyer fébrilement sur l’accélérateur.
Je recule pour sortir de son allée et je le regarde brièvement. Sa posture a changé et je sens la tension qui l’habite, l’inquiétude creuse ses traits. Je mets la première avant de partir à toute vitesse comme à mon habitude.
Lorsque j’arrive devant l’agence, mon portable vibre dans mon sac, je le récupère et lis un message de Svet :
« Je vais te botter les fesses ce soir et tu sais très bien pourquoi… »
Je glousse même si je sais pertinemment qu’il est capable de le faire.
Je sors de la voiture, toujours le sourire aux lèvres et entre dans l’agence déjà ouverte. Lisea est déjà arrivée.
– Salut Lisea, ça va ?
Lisea se retourne, elle porte comme toujours une tenue très féminine. Sa robe près du corps la moule particulièrement et aujourd’hui, elle a laissé ses longs cheveux bouclés flotter dans son dos. Elle est vraiment très belle, ça ne m’étonne pas que Nathan soit si amoureux et si possessif avec elle.
Lisea me décoche un petit sourire :
– Ça va, un peu fatiguée en ce moment mais rien de bien méchant.
– L’hiver arrive, c’est normal.
Puis je me souviens du bal de charité que ma mère est en train d’organiser.
– Au fait, tu serais partante avec Nathan pour venir à un bal de charité ? Ma mère l’organise pour récolter des fonds pour des associations s’occupant des enfants malades.
– Ah bon ? C’est génial comme idée et oui ça nous ferait plaisir d’y apporter notre contribution.
– Mon père faisait chaque année quelques dons et ma mère veut lui rendre hommage en même temps.
Lisea s’approche pour me tendre un mug de café et me sourit avec compassion :
– Ton père était quelqu’un de formidable. Quand aura lieu le bal ?
– À la mi-décembre donc dans trois semaines et ma mère nous a demandé si nous pouvions nous occuper de la décoration.
– Bien sûr, quelle gamme de couleur veut-elle ? Ou quel thème général ?
– Franchement, je n’en ai strictement aucune idée. Je vais l’appeler pour savoir ce qu’elle veut car il ne faut pas que l’on traîne.
Lisea s’assoit à son bureau en acquiesçant et je m’installe à mon tour à mon propre bureau, remettant de l’ordre dans mes dossiers avant d’ouvrir une nouvelle pochette pour le bal de charité puis j’appelle ma mère qui doit certainement être en pleine effervescence.
Je compose son numéro et attends qu’elle me réponde.
– Allô ?
– Maman, c’est Maddie. Tu vas bien ?
Ma mère pousse un soupir et réplique :
– Oh ma chérie, je n’arrête pas. Depuis que j’ai eu cette idée, je suis dans les préparatifs jusqu’au cou. Dis-moi combien d’invitations il te faut de ton côté, je les aurai dans trois jours donc la distribution doit se faire assez vite.
– Donne-m’en cinq ou six, si tu veux bien.
– Très bien, sinon, pour quelle raison m’appelais-tu ?
– Oh, on voulait savoir avec Lisea, quel thème tu voulais pour la décoration de la salle ou tout au moins les couleurs.
– Eh bien les cartes d’invitation sont bleu nuit avec des étoiles.
– Je reste donc dans ce thème. Merci maman et bon courage. Si tu as besoin d’autre chose, n’hésite pas.
– Merci Madison. À plus tard.
Je raccroche en secouant la tête puis j’annonce à Lisea :
– Bleu nuit et des étoiles. Ma mère est plus que débordée, ça fait longtemps qu’elle n’a pas organisé ce genre d’événement.
– Ça va lui faire du bien de s’occuper, continue Lisea.
Je hoche la tête puis nous commençons alors à réfléchir sur la décoration du bal.
À midi, Lisea se lève lorsqu’une voiture noire se gare juste devant l’agence.
– Ce midi, je déjeune avec Nathan aux flots de San Francisco, m’annonce-t-elle, un sourire aux lèvres.
Je plisse les yeux, ne me rappelant plus ce qu’elle m’avait raconté sur ce fameux restaurant. Je sais qu’il est devenu le restaurant préféré des deux jeunes tourtereaux depuis qu’ils y sont allés manger au début de leur relation. Lisea m’a passé les détails mais depuis ce jour, elle ne fait que des éloges sur ce restaurant.
Nathan entre dans l’agence, comme toujours, il est tiré à quatre épingles et lorsqu’il regarde Lisea, j’aperçois une étincelle dans ses yeux verts et le sourire qu’elle lui renvoie en retour me fait à mon tour sourire.
Les voir si amoureux me met du baume au cœur. Lisea est ma meilleure amie et la voir heureuse m’emplit de joie. Nathan s’occupe d’elle à merveille et j’aspire à ce que ma relation avec Svet se passe comme la leur surtout après quelques années de mariage.