De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 7 sur 126

Pages du PDF

De feu et de glace - L'intégrale

Lisea

À mi-chemin entre le lit et la salle de bains, je la regarde avec son caleçon aux chevilles et son débardeur relevé en haut de ses épaules et je prends le temps de la contempler avant de lui lancer :

– Viens me rejoindre dans la douche ma belle.

*****

Lisea

À ces mots, je me retourne vers lui et je l’aperçois de dos se dirigeant vers la salle de bains, nu et parfaitement à l’aise avec son corps. Il est magnifique, un dos long, large et musclé, des fesses rondes sans un pouce de graisse. Cet homme est le parfait modèle masculin. Beau, grand, tout en muscle et parfaitement conscient de ses attributs exceptionnels.

Il m’a fait l’amour avec ardeur, mais avec patience. Me réveiller avec ses doigts s’agitant dans mon vagin est très surprenant mais réellement délicieux. Je n’ai jamais autant aimé me réveiller comme ça. Cet homme sait y faire avec les femmes et il avait raison, la seconde fois n’a pas du tout été douloureuse. J’ai comme l’impression qu’il a toujours raison ce bougre.

Je me décide à le suivre dans la salle de bains, pas parce qu’il me l’a demandé, mais pour me doucher, enfin, c’est ce que j’essaye de me dire.

Lorsque je pénètre dans la salle de bains, je le découvre sous la douche, dos à moi, se savonnant le torse. Ma timidité refait surface mais l’envie est plus forte que tout. J’enlève mes vêtements et me glisse dans la spacieuse cabine de douche pouvant accueillir au moins trois personnes. Il se retourne immédiatement et ses yeux parcourent mon visage avant de descendre vers ma poitrine puis plus bas, me gênant à un point que je serre les cuisses l’une contre l’autre.

D’une main, il m’attire à lui et dit d’une voix grave et sensuelle :

– Pas la peine de te cacher, ne sois jamais gênée d’être nue devant moi, tu es très belle, très féminine.

Il lorgne mes seins qui lui répondent en pointant fièrement vers lui.

– Hum, tu n’en as jamais assez.

– Je… hum… si si.

Il passe sa main dans mes cheveux pour m’attirer tout contre lui avant de poser son autre main de manière possessive sur mon postérieur. Il s’empare de mes lèvres comme si sa vie en dépendait, j’ouvre la bouche et l’accueille en participant activement à ses baisers très sensuels.

Il finit par se détacher de moi et coule un regard vers le bas en me faisant signe de la tête.

– Lui, il est prêt, mais je ne crois pas que ton sexe le soit.

C’est vrai que j’ai l’impression qu’il est toujours en moi, ce qui signifie qu’il faut attendre un peu avant de continuer.

Je hoche la tête timidement, il se rapproche de moi, son sexe me touchant l’abdomen. Il est de nouveau dur et parfaitement dressé, je passe ma langue sur mes lèvres, excitée malgré tout.

– Arrête de faire ça Lisea, ta bouche m’excite.

Puis je comprends ce qu’il aimerait et tout naturellement comme si je l’avais déjà fait un milliard de fois, je me mets à genoux juste devant lui, levant la tête vers lui, les yeux perdus, lui demandant l’autorisation de le toucher.

Il affiche un regard surpris, mais fier de moi. Ses yeux verts s’assombrissent et il me murmure des encouragements :

– Vas-y bébé, fais-toi plaisir.

Je ne me reconnais pas, N.J m’a complètement libérée sexuellement.

D’une main tremblante, je touche son gland tout en continuant de le regarder dans les yeux. Sa mâchoire se crispe comme si ma caresse le faisait souffrir.

Il prend ma tête et m’encourage à me mettre à genoux. J’approche ma bouche de son sexe et touche le gland du bout de la langue, hésitante.

– Aspire-le sans me toucher avec tes dents.

Je lui obéis et l’aspire doucement entre mes lèvres en prenant garde de ne pas lui faire mal avec mes dents. Je m’enorgueillis sur son sexe, prenant plus d’assurance, je maintiens de l’autre main la base de son membre et continue mon exploration audacieuse en poussant plus loin dans ma gorge, faisant de lents va-et-vient. Il appuie doucement sur ma tête pour que je l’engloutisse le plus loin possible me donnant un léger haut de cœur. Je recule, mais le glisse encore et encore plus loin dans ma gorge, puisqu’il a l’air d’aimer cela. Je prends du rythme et de la confiance en moi, je le suce avec avidité, l’aspirant avec force. Il pousse un gémissement et m’encourage.

– Oui, bébé, encore, je vais venir.

Je m’active et le rends fou avec ma langue, jouant avec ses bourses de ma main libre. Je sens venir un liquide, j’ai un mouvement de recul, il en profite pour se dégager et lorsque je lève la tête vers lui, il tient son membre et fait de rapides va-et-vient. J’enlève sa main et le masturbe moi-même, il n’est pas long à éjaculer, ma main accueille son nectar chaud et ma poitrine et mon menton en reçoivent aussi.

Il me relève avec force et m’embrasse avec ardeur, me remerciant silencieusement du plaisir que je viens de lui donner.

– Hum, quelle coquine tu es. Je sens que nous allons bien nous amuser tous les deux.

J’acquiesce en souriant avant de prendre le savon pour me laver et enlever ses fluides.

Il me prend le savon des mains et tout en me regardant droit dans les yeux, me décoche un sourire éloquent. Ses mains devenues savonneuses se mettent à me laver avec douceur, s’attardant sur mes seins et mon pubis.

– Ce soir, je m’occuperai de toi, dit-il en touchant mon mont de vénus de façon possessive.

– J’ai hâte.

Je n’ai pas pu m’empêcher de lui répondre et son sourire s’élargit, me donnant un coup au cœur. Cet homme est désarçonnant et je sais à cet instant que je ne sortirai pas indemne de cette histoire surtout si mon cœur s’en mêle. Est-il possible de s’attacher à quelqu’un en une seule journée ?

Un peu plus tard, nous sommes tous les deux assis au bar de la cuisine. Maria nous sert un café tout en surveillant l’omelette aux herbes et champignons qui cuit derrière elle. Nous ne parlons pas, mais ce silence n’est pas déplaisant, nous profitons de la matinée qui commence sans avoir besoin de faire la conversation comme si nous avions déjà l’habitude de prendre nos repas ensemble.

Maria nous prépare deux assiettes avec l’omelette et quelques toasts grillés et les dépose devant nous. Elle est sur le point de s’adresser à N.J lorsque le téléphone portable de celui-ci émet une sonnerie. Il regarde brièvement son portable et fronce les sourcils. La sonnerie continue, mais il prend son temps et me lance gentiment :

– Profite un peu de la piscine ou de la plage privée, je dois répondre à cet appel et m’occuper de quelques tâches administratives. Je te rejoindrai plus tard.

– Très bien.

Je lui souris, mais il m’a déjà tourné le dos en répondant brusquement à son interlocuteur :

– Que se passe-t-il ? Ça ne pouvait pas attendre ?

Le son de sa voix décroît tandis qu’il s’éloigne et je ne peux plus écouter la suite de la conversation.

Je me tourne sur mon assiette encore fumante et celle de N.J qui risque de refroidir. Je suis sur le point d’en informer Maria lorsque celle-ci s’en empare pour la déposer sur la plaque de cuisson encore chaude.

Elle se tourne vers moi en souriant :

– J’ai l’habitude avec Monsieur Jensen de mettre son assiette sur le chauffe-plat. Il est rare qu’il soit sans son téléphone.

« Jensen », ben voyons, cette Maria est une mine d’informations. Grâce à elle, je connais son nom de famille. Il ne me reste plus que son prénom et j’aurai quelques infos sur lui en ma possession.

– Ah bon ? C’est vrai que je ne connais pas encore trop ses habitudes. Il travaille loin d’ici ?

Maria contente de parler de son patron s’épanche et me raconte d’une voix gentille :

– Oh non, pas si loin que ça, une demi-heure pas plus. C’est souvent son associé qui appelle lorsqu’il a besoin d’un avis ou autre et ça arrive très souvent. Ils sont peut-être associés, mais c’est avant tout Monsieur Jensen qui contrôle l’entreprise.

Je me redresse et continue mon interrogatoire, pire qu’une inspectrice de police.

– Dans quel secteur d’activité travaille-t-il ?

– Dans la sécurité, mais il ne vous l’a pas dit ? Je suis gênée, ce n’est pas à moi de vous raconter sa vie. Posez-lui directement vos questions, cela vaut mieux, dit-elle soudainement comme si elle en avait trop dit alors que j’ai l’impression que je ne sais toujours pas ce qu’il fait réellement pour être aussi riche, car cette maison vaut une fortune à elle seule.

– Oui oui, bien sûr, je lui demanderai, je ne voulais pas vous placer dans une situation inconfortable. Vous êtes déjà si gentille de me faire ces succulents repas.

Les joues de Maria rosissent de plaisir et elle oublie très vite la conversation sur son patron, me faisant souffler de soulagement. Je n’aimerais pas qu’elle répète à N.J que je suis trop curieuse.

Maria, brune et rondelette aux accents espagnols, me raconte alors les repas qu’elle sait faire et me demande si je souhaite manger quelque chose en particulier. Elle aime faire plaisir et aimerait bien me gâter.

– Quelques kilos supplémentaires vous feraient du bien, dit-elle en me souriant.