De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 26 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

Chapitre 10

 

Lisea

La sonnette de la porte d’entrée se met à retentir et j’ouvre la porte sur Evie en tenue de sport, un bandeau sur le front prête à aller courir.

– Evie, entre, j’attache mes lacets et je suis à toi.

Evie pénètre dans la maison et ses yeux font le tour du vestibule avant de revenir vers moi.

– Quelle maison ! Lorsqu’il l’a achetée, je savais qu’elle avait du potentiel mais pas à ce point.

Je hausse les sourcils et réplique :

– Ah bon ? Elle était en mauvais état ?

– Oh oui alors, une vraie ruine, Nathan en a fait un véritable bijou.

– C’est vrai qu’elle est magnifique.

Je me lève après avoir noué mes lacets et me dirige vers la porte de sortie, Evie sur les talons.

– Et à la pointe de technologie. Nos hommes sont forts pour élaborer de nouveaux gadgets. Aaron pense que je n’en sais pas la moitié, mais mes moindres faits et gestes sont enregistrés. Je ne pourrais pas avoir d’amant sans qu’une alarme ne hurle dans la maison, rigole-t-elle en s’étirant les jambes.

Je plisse les yeux et tout en l’imitant, demande :

– Je ne savais pas qu’Aaron était méfiant à ce point.

– Pas vraiment méfiant, mais il aime être rassuré et puis Nathan et lui sont riches, ils peuvent attirer de mauvaises personnes en quête d’argent. Depuis qu’on a les enfants, Aaron est hyper protecteur et je comprends ses raisons, je ne voudrais pas qu’il arrive quoi que ce soit à Kim et Paul.

– Oh oui, ils sont tellement adorables. Tu crois que Nathan a mis tous ces dispositifs dans la maison ?

Evie éclate de rire et pose sa main sur mon bras :

– Oh Lisea, c’est Nathan qui a donné toutes ces idées à Aaron donc oui, il a plein d’équipements de surveillance et de détecteurs en tout genre. Personne ne peut entrer ici sans être filmé ou détecté.

– Pourtant je n’ai rien vu dans la maison ou à l’extérieur…

On se met à trottiner en direction de la forêt de Salton et Evie murmure sur un ton de la confidence en souriant :

– C’est le but. Tu ne les verras jamais.

À notre retour, j’offre une limonade à Evie pour nous désaltérer.

– Je n’ai jamais aussi bien couru. J’ai l’impression que tu me pousses sans le vouloir.

Je m’assois à côté d’Evie au bar de la cuisine et bois une gorgée de limonade fraîche que Maria nous a préparée.

– Oh oui, ça booste lorsque nous sommes deux. On se motive l’une l’autre. Depuis que j’ai les enfants, je m’impose des séances de sport.

– Pour t’aérer l’esprit ?

Evie sourit et s’exclame :

– Oh oui, des fois ils me rendent folle et ça fait du bien de ne penser qu’à soit pendant une demi-heure.

– Tu m’étonnes, ça ne doit pas être facile tous les jours. J’aimerais bien avoir des enfants, mais dans une dizaine d’années. Je veux pourvoir profiter d’être à deux avant de songer à agrandir la famille.

Evie pose la main sur mon bras et hoche la tête :

– Tu as bien raison, profite de ta jeunesse, les années passent vite, trop vite même. J’ai trente-trois ans et j’ai toujours l’impression d’en avoir vingt.