De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 27 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

N.j

– Tant mieux, ça veut dire que tu restes jeune dans ta tête.

– Mais je suis jeune Lisea, réplique-t-elle en riant.

Lorsqu’Evie repart de la maison après que nous ayons parlé du prochain semi-marathon, je repense à notre conversation sur le système de surveillance dont est pourvue la maison sans que je ne l’aie remarqué.

Est-ce que Nathan peut me surveiller à distance ? De son bureau en ville ou d’ici ? Je frissonne malgré moi, mal à l’aise de savoir que je suis épiée nuit et jour. La nuit, je ne suis pas contre une alarme pour éviter les cambrioleurs mais le jour, avons-nous besoin de toute cette technologie ?

Au milieu du vestibule, je tourne sur moi-même pour détecter un objet ou des fils pour appuyer les dires de Evie, mais j’ai beau regarder dans tous les recoins, je ne vois rien qui puisse me faire penser à un détecteur ou à une caméra.

Je pousse un soupir de soulagement mais je garde en tête l’idée que Maria et moi sommes surveillées par N.J. Dans ce cas, en effet il peut partir l’esprit tranquille au travail tous les matins, sans inquiétude s’il sait que la maison est filmée dans tous les recoins.

****

N.J

Depuis ce matin, je n’arrive pas à me concentrer. Je n’arrête pas de penser à Lisea. Je sais que je l’aime depuis notre première rencontre, avant même qu’elle ne me connaisse. J’ai vu en elle ses failles, son feu ardent et j’ai envie de me réveiller chaque matin à ses côtés. La vie ne serait pas aussi belle si elle n’était pas à moi.

Lorsque je me lève de mon fauteuil, je sais ce que je dois faire, c’est la seule solution si je veux qu’elle soit à moi. Elle est mienne depuis le premier jour parce que je l’ai décidé. Ce soir, je lui donnerai l’occasion de prendre cette décision toute seule et d’assumer ses choix. Peut-être est-il trop tôt pour cela ou même inconvenant vu ce que je sais ? Mais qu’importe.

Au retour du travail vers 18 heures, je trouve Lisea au bord de la piscine endormie sur un transat, un livre sur son ventre. La séance de sport avec Evie a dû être éreintante pour qu’elle dorme. C’est la première fois qu’elle ne patiente pas, allongée sur le lit, attendant que je m’occupe d’elle.

Je souris en la caressant du regard. Elle est si jolie dans son deux pièces violet, ses cheveux bouclés cachant ses seins. On dirait une sirène échouée sur le sable qui attend son prince charmant et ce soir j’espère être plus que ça à ses yeux.

Je m’approche d’elle et dépose une pluie de baisers sur son front, ses joues et enfin sur ses lèvres entrouvertes.

Ses yeux papillonnent avant de s’ouvrir. Un éclat particulier couvre ses pupilles et je mordille sa lèvre inférieure, envahi comme toujours d’une envie irrépressible de la faire mienne.

– Bonjour toi, je susurre tout contre ses lèvres.

– Désolée N.J, je me suis endormie.

– Je vois ça, je ricane en lui caressant son bras. Mais, ce n’est pas désagréable de te réveiller par des baisers.

Elle pousse un petit soupir et tend les bras pour me serrer contre elle. Je sens mon sexe se durcir instantanément contre le tissu de mon pantalon et je grogne contre ses lèvres avant de l’embrasser comme si cela faisait une éternité que je ne l’avais vue. Elle est mon rayon de soleil et j’ai envie de profiter de la fin d’après-midi avec elle dans la piscine.

Je me redresse en douceur et en la regardant intensément, je me déshabille complètement, me retrouvant devant elle dans le plus simple appareil, sans être gêné de ma nudité. Je sais que je lui fais de l’effet car elle ne peut s’empêcher de se mordiller la lèvre dès qu’elle me voit nu.

Je la soulève dans mes bras et m’approche du bord de la piscine.

– Non non, N.J. Je suis à peine réveillée.

– C’est le but mon ange, je réplique en lui souriant avant de sauter avec elle, faisant jaillir de l’eau partout.

Elle pousse un cri strident avant de se débattre dans mes bras. Je refais surface et la trouve à deux mètres de moi, nageant pour rejoindre l’autre bord. Je lui laisse un peu d’avance avant de fendre l’eau pour la rattraper. Je plonge au fond et nage jusqu’à ce que je sois sous elle. Je remonte et mes mains emprisonnent sa taille pour la coller tout contre moi.

– Hum, ma chérie, j’aime quand tu te sauves comme ça.

Mon sexe collé à ses fesses me fait gémir et la coquine ondule légèrement du bassin pour attiser la flamme.

Je la retourne et l’appuie contre le bord du bassin et me place entre ses cuisses. Ses jambes entourent ma taille comme un serpent et elle se penche en arrière, me laissant explorer ses seins sublimes. D’une main, je détache son haut et dépose des baisers dans son cou avant de descendre vers les pointes durcies de ses seins. Elle est excitée par mes caresses et je frotte mon sexe tendu contre sa culotte.

– Oh, N.J, j’ai trop envie de toi.

– Hum et dire qu’il y a à peine deux minutes, tu dormais à poings fermés.

Elle glousse puis me regarde d’un air aguicheur avant de déclarer d’une voix sensuelle et rauque :

– Oh oui chéri, cela veut dire qu’en moins de deux minutes, tu peux m’enflammer. Quel séducteur !

Tout contre ses lèvres, mes mains fouillent son corps avec délice jusqu’à atteindre les replis de son sexe humide et chaud.

Au moment où mes doigts glissent contre son clitoris gonflé, je murmure d’une voix tendre :

– Et moins de cinq minutes pour te faire jouir.

Elle glousse avant de s’écrier :

– Les paris sont pris.

En souriant d’un air goguenard, je glisse mes doigts dans son sexe, entrant et sortant de plus en plus vite, tout en touchant du bout des doigts son clitoris.

Elle gémit de plus belle lorsque je suce ses seins avec application. Elle tire sur mes cheveux tout en appuyant ma tête contre ses seins.

– Oh, N.J continue. Ne t’arrête pas.

Moins de deux minutes plus tard, je sens son vagin qui se contracte, enserrant mes doigts tandis que Lisea envahit mes oreilles d’un puissant cri, me faisant frémir d’excitation.

Je regarde mon poignet vide comme s’il y avait une montre et déclare en ricanant :

– Moins de cinq minutes pour que tu te réveilles et que tu jouisses.

Elle me frappe le bras et rit avant de prendre ma tête entre ses mains pour m’embrasser abruptement pour me remercier du plaisir que je viens de lui offrir.

Mon membre inassouvi tressaute contre elle et j’essaye de le calmer en arrêtant de mater le corps de Lisea que l’eau de la piscine ne cache pas vraiment.

Comme si elle l’avait deviné, la main de Lisea se met entre nous et s’empare de ma queue. Je pousse un soupir de contentement et la laisse me toucher tandis que ma tête se pose sur ses seins jusqu’à ce que je lui délivre mon plaisir.

Un peu plus tard, au dîner, je suis un peu nerveux, je n’ai pensé qu’à ça toute la journée. Je pense que le moment est venu de la faire mienne et ce premier cadeau n’est qu’un début dans cette soirée qui j’espère sera à la hauteur de mes espérances. Je pose sur la table entre nous une boîte longue et rectangulaire. Lisea me regarde, intriguée et je lui enjoins de l’ouvrir d’un geste de la main.

Elle prend la boîte et l’ouvre délicatement. Ses yeux brillent lorsqu’elle aperçoit le bracelet en or blanc et strass de diamants.

– Il est magnifique N.J. Je ne sais que dire…

– Alors ne dis rien et mets-le.

Elle le place autour de son poignet cachant sa cicatrice et je l’aide avec le fermoir. Elle l’admire et bouge son bras, faisant briller le bracelet.

– Merci, murmure-t-elle en me regardant droit dans les yeux.

– De rien.

– Pour tout N.J. Je sais que notre histoire n’a pas très bien commencé avec mes problèmes de…, dit-elle en désignant son poignet, mais je suis maintenant très heureuse et c’est grâce à toi.

Je la fixe longuement dans les yeux et confirme d’une voix tendre :

– Oui, je le vois bien, tu es différente à présent. Tu sembles beaucoup plus épanouie et je suis encore plus flatté en sachant que c’est grâce à moi.

Elle prend une grande inspiration et demande :

– Tu me fais confiance, non ? Sinon tu ne me laisserais pas toute seule ici avec Maria.

– Oui, je te fais confiance. Je sais que je peux partir sans crainte au travail. Je t’aime Lisea.

Ses yeux s’embuent de larmes et elle répond d’une voix tremblante :

– Moi aussi je t’aime Nathan.

Je hausse les sourcils en l’entendant m’appeler par Nathan au lieu de N.J. Je lui souris tendrement et lui tends la main pour l’aider à se lever.

– Je prendrais bien le dessert dans la chambre.

– Hum… que m’as-tu préparé de bon ? me demande-t-elle d’une voix coquine.