De feu et de glace - L'intégrale
N.j
Avec Svet dans mes pattes, je n’ai pas pu continuer à lire la suite. Où habite-t-elle ? Est-ce que je voudrais la voir pour lui demander des explications ? Je pousse un soupir et lorsque je saisis le verre de limonade, ma main tremble légèrement, signe de mon agitation intérieure.
Après avoir bu une gorgée de limonade, je repose le verre sur le bar. Je lève les yeux sur Svet et Maria qui me fixent bizarrement. Je ne cherche pas à comprendre et rejoins Maddie au bord de la piscine.
J’enlève le paréo qui cintre mes hanches et m’allonge sur le transat à côté de Maddie qui semble dormir.
Je regarde du côté de Svet mais à sa place, je retrouve Matt qui me sourit gentiment comme à son habitude. Je fronce les sourcils mais ne dis rien.
Maddie pose sa main sur mon bras et murmure :
– Ça va ?
J’hésite un instant avant de répondre :
– Tout va bien, j’ai juste un peu chaud. Je vais nager un peu.
Maddie hoche la tête avant de s’installer confortablement sur le transat tandis que je plonge dans la piscine pour remettre mes idées en ordre.
****
N.J
– Que se passe-t-il Svet ?
Mon téléphone a sonné alors que j’étais en réunion avec les principaux collaborateurs du projet Delta. Je suis content, les détecteurs sont presque prêts, nous saurons très vite si la menace plane toujours sur nous après les avoir livrés. Je fais signe à Aaron de poursuivre la réunion sans moi en attendant mon retour.
– Avez-vous des informations confidentielles dans le dossier de votre femme ?
Je fronce les sourcils avant de demander :
– De quel dossier parlez-vous ?
– De celui que votre femme a trouvé sur votre bureau.
Tout s’éclaire et je me souviens soudainement… le dossier que j’avais établi sur Lisea et son passé. Bon sang, si ce dossier tombait entre ses mains, ce serait une catastrophe.
– Svet, a-t-elle eu le temps de lire le contenu ?
– Non, pas tout. Juste la seconde feuille sur sa mère biologique.
Je me pince l’arête du nez pour réfléchir à ce que cela implique puis je pousse un soupir de contrariété.
– Svet, faites disparaître ce dossier sur le champ.
– Très bien et votre femme ?
– Je verrai avec elle ce soir. Je compte sur vous Svet pour détruire ce dossier, c’est extrêmement important.
– Dites-vous que c’est fait. Je l’ai déjà avec moi.
– Parfait. Merci pour votre appel Svet. Vous me sauvez.
La voix hésitante de Svet me parvient alors et je redoute ce qu’il va me dire :
– Par contre, votre femme n’avait pas l’air dans son assiette après ça et depuis je la trouve très pâle. Je pense que ce qu’elle a vu l’a complètement perturbée.
– Continuez de veiller sur elle. De mon côté, je parlerai avec elle dès mon retour. Merci Svet.
Je raccroche et je glisse ma main dans mes cheveux. Putain de merde, pourquoi n’ai-je pas éliminé ce dossier sur Lisea ? Comme si en ce moment, nous avions besoin de ça. Si en plus des menaces, Lisea découvre son passé, je ne donne pas cher de notre couple. Après tout, j’ai tu certaines informations sur son passé mais c’est avant tout pour la protéger. Enfin, c’est ce dont j’essaye de me convaincre.
J’espère juste qu’il n’est pas déjà trop tard.
À mon retour du travail, il est tard. J’avais un boulot monstre à rattraper et certains dossiers ne pouvaient attendre le lendemain. Ce laps de temps m’a aussi permis de réfléchir longuement aux arguments que je devrai fournir à Lisea sur ce dossier qu’elle ne pourra plus lire puisque Svet s’en est chargé à ma demande.
Autour de la maison, je perçois mes hommes qui surveillent attentivement les abords, personne ne veut que les événements de la nuit dernière se reproduisent. Je salue quelques hommes avant d’entrer dans la maison. Sans prendre le temps de manger un morceau, je monte directement dans notre chambre. J’aspire à la voir, et me rendre compte de moi-même de son état d’esprit. Il va falloir jouer serrer si je veux m’en sortir sans trop de dégâts. Je tiens trop à elle et je suis prêt à tout pour maintenir la confiance qu’elle a en moi. Est-ce un mensonge d’omettre de dire la vérité ? Je tourne en boucle cette réflexion jusqu’à ce que j’entre dans notre chambre.
La lampe de chevet est la seule source de lumière. Lisea est assise dans le lit, emmitouflée sous les couvertures, un bloc-notes sur les genoux.
Je m’approche d’elle et dépose un léger baiser sur son front.
– Désolé d’arriver si tard. J’avais une tonne de travail à rattraper.
Elle lève la tête pour me regarder et lorsque je plonge mes yeux en elle, je vois les questions qui lui brûlent les lèvres.
– Nathan, nous nous sommes promis lors de notre mariage de prendre soin l’un de l’autre. Les mensonges n’en font pas partie. Je pense qu’il est temps pour toi de me dire la vérité.
Lisea parle sans me quitter des yeux, une force incroyable brille dans son regard. Je m’assois près d’elle. Ses paroles sur notre promesse faite lors de notre mariage me laissent la gorge sèche et je sens toute la tension qui émane d’elle.
– Lisea, j’avais demandé à Aaron de me donner quelques renseignements sur toi. Je venais de te recueillir et je voulais savoir ce qui t’était arrivé pour être si triste et si désorientée. C’était pour pouvoir prendre soin de toi sans faire de gaffe et savoir…
– Savoir si ma disparition ne gênerait personne ? me coupe-t-elle d’une voix tranchante.
Je secoue la tête avant de murmurer tout bas :
– Non pas du tout, même si le fait que tu sois seule au monde m’a facilité les choses pour m’occuper de toi et te remettre sur les rails. Tu vois comme tu as changé ces derniers mois ? Tu es devenue une femme épanouie, amoureuse et qui n’a plus la moindre envie de se faire du mal. Bon sang, regarde ton poignet, c’est la seule marque qui te reste de ton passé. Lorsque je vois cette cicatrice, je vois la femme qui est arrivée ici et puis lorsque je vois tes yeux posés sur moi, je vois une femme bien dans sa peau, sûre d’elle et de son avenir.
Je m’arrête un instant pour reprendre ma respiration. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine.
La main douce de Lisea se pose sur la mienne avant qu’elle ne parle :
– Je sais tout ce que tu as fait pour moi et je t’en serai éternellement reconnaissante. Je t’aime Nathan plus que ma propre vie et je veux, je veux te faire confiance. Pourquoi ne m’as-tu jamais donné ces informations sur ma mère biologique ? J’ai vu le dossier Nathan et lorsque j’ai voulu le voir une nouvelle fois, il avait disparu. Je sais que Svet l’a pris alors je veux savoir ce que contient ce dossier pour que tu ne veuilles pas que je le consulte. Mon passé est si terrible ?
– Non, non ma chérie. C’est juste que tu ne m’as jamais demandé de chercher tes parents biologiques et j’attendais le bon moment pour t’en parler, que tu me le demandes toi-même. Tu sais Lisea, parfois le passé devrait rester là où il est sans plus chercher à comprendre.
Je serre légèrement sa main posée sur la mienne et ne la quitte pas du regard.
Elle hésite un moment avant d’enchaîner :
– Alors, rien dans ce dossier n’est terrible ? Tu sais pourquoi cette Ella Hattaway m’a abandonnée ?
Je pousse un soupir avant de répondre d’une voix que je veux assurée :
– Je ne le sais pas et je n’ai pas réussi à la retrouver. Je sais juste son nom. Je ne connais pas non plus le nom de ton père, désolé. Le passé est ce qu’il est et tu ne sauras certainement jamais ce qui s’est passé au moment de ta naissance. Je sais juste que nous avons un avenir fabuleux à construire ensemble et j’espère que tu me pardonneras de ne t’avoir rien dit.
Des larmes se mettent à couler sur ses joues et je me penche pour les récupérer du bout des doigts.
– Oh ma douce, je t’aime tant.
– Moi aussi Nathan. Je t’aime.
Je m’avance vers elle et m’empare de sa bouche. J’approfondis mon baiser lorsqu’elle se tend vers moi pour se rapprocher de moi. À travers sa fine chemise de nuit en satin, ses tétons pointent et je ne peux m’empêcher de soupeser ses seins avec mes paumes avant de continuer mon exploration. Je quitte à regret ses lèvres avant d’embrasser son cou exposé et de descendre jusqu’à l’encolure de sa chemise de nuit.
Sa respiration augmente en même temps que mon désir de la posséder. Mon membre se tend et je grogne lorsque sa main se pose fermement sur lui.
Je me recule et lui demande d’enlever sa chemise de nuit. Elle se dépêche de le faire et j’en fais de même pour libérer mon sexe douloureusement comprimé.
Je parcours son corps et je sens une intense excitation me saisir lorsque je vois ses cheveux ondulés recouvrir partiellement ses tétons tendus.
– Écarte les cuisses ma belle.
Notre conversation à mon arrivée s’envole dès l’instant où allongée sur le matelas, Lisea ouvre ses jambes et que j’aperçois l’humidité entre ses cuisses.
Je m’approche d’elle et sans la quitter des yeux, j’enfonce brutalement deux longs doigts dans son ouverture.
Elle pousse un gémissement rauque et balance ses hanches pour m’inciter à continuer mon exploration. Ce soir, je lui donnerai de multiples orgasmes. Je veux qu’elle crie mon nom encore et encore tandis que je la posséderai. Lisea m’appartient et rien ne pourra se mettre entre nous. Rien ni personne. Je m’en fais le serment.
Je recourbe mes doigts pour toucher la paroi sensible de son vagin. Je sais que ces caresses ne tarderont pas à la faire jouir de plaisir. Je la connais tellement bien que lorsqu’elle ferme les yeux, le corps tremblant, je sais qu’elle est sur le point de décoller.
J’embrasse son mont de vénus tout lisse avant de prendre entre mes lèvres, son bourgeon gonflé de désir. Je l’aspire tout en continuant à imprimer des va-et-vient dans son antre si humide. Une dernière caresse de ma langue sur son clitoris la fait crier de plaisir et la contraction de son vagin qui se resserre autour de mes doigts me confirme l’intensité de son orgasme.
Je n’attends pas qu’elle se remette de son orgasme pour glisser mon gland dans son vagin. Elle est si étroite que je pousse doucement en elle. Lorsque je suis bien au fond d’elle, ses yeux plongent dans les miens. L’amour qui transperce son regard me donne un long frisson. Lisea a un immense pouvoir sur moi et ses petites mains qui se posent sur mon torse m’excitent à un point que je m’enfonce en elle avec force. Nos corps s’emboîtent si parfaitement que j’ai l’impression que nous ne faisons plus qu’un. Elle se mordille la lèvre d’extase et je me penche pour la lui mordiller à mon tour. Je lèche ses lèvres avant de prendre dans ma bouche son téton tendu. Je l’aspire, le mords, lui envoyant des frissons dans tout son corps. Elle pousse un cri et je sens à la crispation de son vagin qu’elle recommence déjà à jouir. J’accélère alors mes va-et-vient et la pilonne avec ardeur la faisant décoller du matelas. Je la retiens en posant mes mains sur son ventre pour la maintenir sous mes assauts. Puis un courant me traverse et je déverse ma semence en elle laissant échapper un long cri. Il n’y a rien de meilleur que d’être en elle, d’être dans la femme de ma vie.