De feu et de glace - L'intégrale
N.j
– Ma douce, tu n’es pas encore prête, tu as encore des fils sur ton ventre, je n’ai pas envie de te blesser, dit-il en éloignant ma main de son sexe.
Je sens les larmes envahir mes paupières. Il ne comprend pas, il ne comprend pas que j’en ai besoin pour oublier.
Je n’arrive pas à retenir un sanglot et tout à coup, Nathan se libère de mon étreinte pour allumer la lampe de chevet.
Il s’approche de moi et prend mon visage en coupe entre ses mains.
– Oh ma puce, je ne voulais pas te faire pleurer. Tu en as vraiment envie ? Si c’est pour me faire plaisir, ne le fais pas.
Je le regarde et me perds dans ses yeux verts avant de déclarer d’une voix sûre :
– Je veux faire l’amour, j’ai envie que tu me fasses oublier, je te veux en moi.
Ses yeux pétillent et un sourire apparaît sur son beau visage.
– Je te promets qu’après ça, tu rêveras de moi.
– J’y compte bien mon amour. Ce serait le plus beau cadeau que tu puisses me faire.
Ma dernière réplique semble le rassurer car il fond sur moi comme si j’étais sa proie. Lorsque sa bouche se pose sur la mienne, je sens une excitation soudaine entre mes cuisses. Oui, rien ne vaut le plaisir physique avec l’homme de ma vie pour effacer les cauchemars et reprendre le contrôle de ma vie.
****
N.J
Voir les larmes de Lisea achève de me convaincre. Elle a besoin de moi et je n’attends que ça, qu’elle ait besoin de moi, qu’elle me demande de prendre soin d’elle.
Les yeux ne Lisea ne me quittent pas et je continue de l’embrasser avec douceur. Je prends mon temps, je veux qu’elle monte vers le plaisir crescendo. Je me mets au-dessus d’elle, m’infiltrant entre ses cuisses. D’une main, je retrousse sa chemise de nuit en soie rouge, la relevant pour dévoiler sa poitrine où les pointes tendent déjà dans ma direction.
La sentir excitée, durcit davantage ma queue et je m’amuse à me frotter contre la paroi de sa culotte en dentelle rouge. Lisea gémit et ondule tout contre moi me donnant envie de continuer à la torturer de désir.
– Nathan, siffle-t-elle d’une voix basse.
Je la fixe un moment en ébauchant un sourire, elle ferme un instant les yeux pour essayer de contenir son désir. Je sens contre mon membre, l’humidité de son sexe qui transperce le tissu. Elle est déjà prête pour moi.
Je continue de la taquiner en poussant mon sexe emprisonné dans mon boxer tandis que je suçote la base de son cou. Je descends en léchant sa poitrine, suçant sans relâche et avec passion ses tétons pourpres.
Lorsque je la sens chaude et totalement ivre de désir, je me redresse et lui retire d’un mouvement rapide sa culotte avant d’enlever à mon tour mon boxer, libérant mon membre douloureux, prêt à entrer en action.
Je glisse mon gland à l’entrée de son vagin brûlant puis la couvre d’un regard possessif, plongeant dans ses yeux pendant que j’avance mes hanches et la pénètre doucement. Lorsque j’en suis à la moitié du parcours, je recule la faisant gémir de frustration avant de la posséder, entrant centimètre après centimètre, m’entourant de sa brûlante cavité. Elle se crispe autour de moi pour me retenir et m’empêcher de reculer. Je décide alors de la combler et j’entre complètement, jusque la garde, la faisant trembler entre mes bras.
Je quitte ses yeux et regarde là où nos corps se rejoignent m’excitant de plus belle. Je recule avant de revenir la prenant avec passion. Je la parcours des yeux et m’arrête brusquement sur son pansement au milieu de son ventre et je sens la colère m’envahir.
Lisea pose la main sur mon bras tendu et me supplie d’une voix sourde :
– S’il te plaît mon amour, n’y pense pas. Donne-moi du plaisir. J’en ai besoin.
Je quitte des yeux son ventre meurtri et plonge dans son regard bleu pendant que j’ondule de façon régulière dans son antre humide.
Le plaisir envahit mes reins et je continue à la prendre en accélérant mes mouvements de va-et-vient. Je sens au fond d’elle, les spasmes annonciateurs de son orgasme imminent. Je baisse la tête et mordille son téton en poussant de plus en plus vite dans son vagin qui finit par se contracter me faisant immédiatement partir dans un plaisir sans nom. Elle crie mon nom, je pousse un gémissement rauque en retour. Je prends le temps de la regarder, embrassant ses lèvres avec douceur avant de sortir à regret de son corps.
Je me couche à ses côtés et la glisse tout contre moi, enfouissant mon nez dans ses longs cheveux parfumés à la violette.
Sa respiration devient vite régulière et je ferme les yeux, la tension de mon corps apaisé.
Le lendemain matin, je quitte la chambre silencieusement, Lisea dort encore profondément et je veux qu’elle dorme aussi longtemps qu’elle en aura besoin. Son organisme a été mis à rude épreuve et rien ne vaut le repos pour se remettre plus vite. Lorsque je descends, je trouve Maria dans la cuisine qui verse du café à Svet qui semble m’attendre. A-t-il des nouvelles importantes à me communiquer ? A-t-il retrouvé le responsable ?
– Bonjour Svet. Des nouvelles ?
– Bonjour, Nathan.
Depuis l’hôpital, une nouvelle amitié s’est forgée entre nous. Il a veillé jour et nuit sur la sécurité de Lisea et depuis ce jour, je le considère plus comme un ami que comme un collègue. Il a su montrer à Aaron et à moi-même son attachement à la sécurité de nos familles et je ne peux que l’en remercier. Et puis, il est de plus en plus souvent à la maison surtout quand la petite Maddie rend visite à Lisea. Je ne sais pas trop ce qui se passe entre eux, mais il y a eu visiblement un rapprochement depuis le jour de l’agression de Lisea. Je n’ai pas pensé à demander à ma femme si elle savait de quoi il retournait et je ne me vois pas interroger Svet sur sa relation avec la meilleure amie de Lisea. J’ai bien assez de travail avec la société à gérer et le rétablissement de Lisea.
Installé au bar de la cuisine, je bois une gorgée de café en interrogeant Svet du regard.
– J’ai trouvé quelque chose d’étrange en cherchant dans votre entourage.
Je plisse les yeux en l’entendant parler de mon entourage.
– Qu’est-ce qui te chiffonne au juste ?
– Eh bien, ce qui s’est passé entre ton père et Lisea m’a fait réfléchir…
– Comment ça ? je lui demande en le coupant.
Svet semble hésiter puis il commence alors à m’expliquer :
– Je me suis demandé après la tentative d’enlèvement de Lisea pourquoi elle et pas l’un des enfants d’Aaron. Si j’avais voulu moi-même faire pression, j’aurais visé un enfant pour ajouter plus de poids à ma requête.
– Alors que là, même pour l’agression en pleine rue, on s’en est aussi pris à Lisea, j’ajoute en fronçant les sourcils.
Svet acquiesce et poursuit son raisonnement :
– C’est ce qui m’a poussé à enquêter de ton côté et puis la venue de ton père chez toi m’a intrigué surtout que vous n’avez pas l’air de bien vous entendre.
– Oui, on peut le dire. Ça fait des années que je ne l’ai pas vu. Je n’ai plus que des contacts succincts avec ma mère.
Svet me fixe un instant et me demande :
– Tu ne trouves pas ça étrange, qu’il débarque chez toi comme ça ?
– Maintenant que tu le dis oui, mais viens-en au fait Svet. Je sens que tu n’as pas fini.
Svet pousse un léger soupir avant de confirmer :
– J’ai regardé les comptes de ton père, il a un sacré paquet de fric, soit dit en passant, mais ce qui m’a alerté, ce sont les sommes qu’il a versées sur des comptes de petits malfrats.
– Combien ? je l’interroge en sentant mon cœur se tordre à l’idée que mon propre père soit peut-être mêlé à tout ça.
– Dix-mille dollars chacun et il en a versé sur trois comptes différents.
J’écarquille les yeux et dans un souffle, je demande :
– Quand ont-ils été effectués ?
– Le premier avant la tentative d’enlèvement, le deuxième au moment de l’agression de Lisea.
– Et le troisième ?
– Hier.
Le couperet tombe, tout semble s’éclaircir. Mon père est responsable des menaces et de la tentative de meurtre sur Lisea.
– Oh mon dieu, j’ai envie de l’égorger ce salaud, je hurle fou de colère.
Je me lève d’un bond, manquant de renverser ma tasse de café et je marche d’un pas nerveux dans la cuisine sans faire attention à Maria qui me regarde, l’air paniqué.
Je me tourne vers elle et l’avertis d’une voix grave :
– Vous n’avez rien entendu Maria. Je peux vous faire confiance ?
Elle rougit et hoche la tête plusieurs fois tout en tripotant son torchon.
– Bien sûr, n’en doutez jamais, Monsieur Jensen.
Je pousse un soupir de soulagement puis me tourne vers Svet qui semble aussi tendu que moi, comme prêt à bondir si je lui demande d’aller buter ce fils de pute.