De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 47 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

N. J

Je sens leur complicité à travers leur conversation et je peux alors plonger dans mes pensées en sirotant mon café sucré sans être questionnée sur mon moral.

Au bout d’un moment, une main douce et chaude se pose sur ma cuisse nue et je lève la tête, regardant tour à tour les deux hommes.

– Oui ?

– Je disais qu’à partir de maintenant, Svet fera partie de tes gardes rapprochés. Je préfère qu’il reste avec toi, je me sentirai mieux au travail si je sais qu’il ne te lâche pas du regard. Il y aura Matt qui restera aussi dans les parages.

Je regarde alors Svet assis en face de moi, qui me fixe, un léger rictus au coin des lèvres.

– Hum, d’accord, je grommelle entre les dents.

Je sens que ma surveillance sera différente avec cet homme. Son regard perçant semble traquer mes moindres gestes. Je comprends pourquoi Nathan me le colle aux basques. Lui, je ne pourrai pas l’amadouer et Nathan et lui le savent.

– Je sens que l’on va bien s’amuser, je conclus en grimaçant légèrement tout en finissant mon café.

****

N. J

Partir au travail cette après-midi a été une véritable torture même si je sais que Lisea est entre de bonnes mains. Svet saura prendre soin d’elle et je sais qu’à la moindre alerte, il est capable de réagir avec efficacité.

Cette nuit, je n’ai pas été capable d’expliquer à Lisea que c’était elle qui était visée par l’intrusion sur la propriété et même si l’homme a été appréhendé et remis aux autorités, je sais que le danger est toujours là, guettant le moindre faux pas pour agir.

Un inspecteur est venu au bureau il y a de cela une heure pour prendre ma déposition et me révéler la conclusion de son interrogatoire avec le suspect.

Je lui ai expliqué la lettre de menace et le soutien du gouvernement concernant le projet Delta, mais je n’ai évidemment pas tout détaillé pour ne pas nous mettre plus en danger que nous ne le sommes déjà. Je ne fais confiance en aucune façon. Des ripoux, il y en a partout et je ne prendrai pas de risques inutiles.

Je lève la tête lorsque j’entends un grattement à la porte, Aaron apparaît. Il a l’air fatigué et des cernes assombrissent son regard. Il s’assoit face à moi en soupirant.

Je fronce les sourcils.

– Tout va bien Aaron ? Tu as l’air à bout de forces.

Il passe sa main dans ses cheveux avant de répondre :

– Avec ce qui s’est passé chez toi cette nuit, je n’ai pu fermer les yeux. Dès ce matin, j’ai envoyé Evie et les enfants chez sa mère à deux-cents kilomètres d’ici avec des gardes. Je ne veux prendre aucun risque.

Je pousse un soupir et opine de la tête.

– Tu as bien fait. Comment se passe la production des détecteurs de métaux ?

– La commande est bientôt prête. J’espère que dès que nous les aurons livrés, nous serons hors de danger.

– Espérons. N’hésite pas à venir à la maison si tu ne veux pas rester seul chez toi.

Aaron se lève et acquiesce :

– Merci, ça ira. Je vais de toute façon suivre de près la production pour que ça ne traîne pas. Je t’appelle dès que c’est fait.

– Parfait.