De feu et de glace - L'intégrale
Chapitre 14
Lisea
– Pose-moi à terre chéri, j’ai pris au moins cinq kilos avec toutes ces glaces !
Nathan, sourd à mes prières, attend d’avoir franchi le seuil de notre maison avant de me remettre sur mes pieds en douceur. Depuis notre mariage, il me fait passer toutes les portes d’entrées dans ses bras comme pour nous porter chance.
– C’est vrai, tu es plus lourde qu’à notre départ de vacances. Ces nouvelles courbes ne sont pas pour me déplaire, au contraire.
Nathan me déshabille du regard, une lueur diaboliquement sexy au fond des yeux. Je reconnais ce regard, il l’arbore depuis que nous sommes partis en voyage de noces aux Bahamas et c’est le signe annonciateur qu’il a une envie folle de me faire l’amour.
– Non, pas toute suite, Maria doit sûrement nous attendre, je le préviens en secouant la tête.
Nathan affiche un air boudeur avant de soupirer.
– Ok, mais sache que tu n’es pas sauvée pour autant.
Je m’approche de lui en lui souriant malicieusement et murmure :
– Je n’ai jamais dit que je voulais être sauvée.
Nathan attrape mes poignets et m’attire à lui, transmettant des ondes de désir le long de ma colonne vertébrale. Je me retiens de lui dire que j’ai changé d’avis et que je meurs d’envie qu’il m’emmène là-haut dans notre chambre.
– Je te sens plus tendue d’un seul coup ma douce, c’est moi qui te fais cet effet-là ?
Je me penche en avant et effleure ses lèvres tout en ricanant :
– Hum… j’ai trop envie de toi… mais ça attendra un peu.
Je me recule et m’éloigne de lui en prenant soin de bouger mes hanches de manière provocante. Je sais déjà qu’il se vengera de la manière la plus excitante possible et j’ai hâte d’y être.
J’entends qu’il marmonne derrière moi :
– Oh, mais c’est qu’elle me provoque la coquine !
Lorsque j’entre dans la cuisine, Maria se précipite vers moi pour m’embrasser sur les deux joues.
– Oh Madame Jensen ! Comme je suis heureuse de vous revoir ! Je commençais à tourner en rond dans cette maison…
– Lisea, appelez-moi Lisea. Je ne m’habitue pas à me faire appeler Madame Jensen.
– Pourtant, il va bien falloir t’y faire ma douce, intervient Nathan qui arrive derrière moi.
Maria sourit à Nathan et lui raconte comment le temps lui a paru long sans nous deux. Elle se tourne vers moi et s’exclame :
– Vous avez tous les deux une mine reposée et ce bronzage est super. Je sens que vous en avez bien profité.
Je repense à tous nos ébats durant ces quinze jours de lune de miel et quand je rencontre les yeux de Nathan posés sur moi et son air émerveillé, je me doute qu’il pense à la même chose que moi. Je sens mes joues devenir brûlantes et une sourde douleur entre mes cuisses.
Nathan explique alors à Maria à quel point la plage de sable blanc et la mer turquoise étaient magnifiques. Il explique nos différentes visites sur l’île de San Salvador sur laquelle nous avons loué un bungalow à deux pas de la mer. Les baignades et le farniente sur le sable étaient nos principales activités. Nous avons assisté à une messe gospel, les chants nous ont envoûtés. Je me rappelle la course de jet ski, j’ai eu la peur de ma vie lorsque les vagues nous ont fait rebondir avec violence.