De feu et de glace - L'intégrale
N.j
– Elle est très belle, pas de décolleté ? dit-il en touchant l’encolure proche de mon cou.
– Hum, si, je murmure en me tournant pour qu’il voie le dos de la robe ou plutôt l’absence de tissu.
Je l’entends souffler et lorsque je me tourne légèrement, ses yeux ne quittent pas mon dos et ma chute de reins.
– Es-tu sûre de vouloir aller chez Aaron ? souffle-t-il entre ses dents.
Je lui décoche un sourire timide et réponds :
– Oui, je suis sûre. Allons-y.
****
N.J
Dans la voiture, je ne peux m’empêcher de lui jeter quelques regards. Lisea est juste époustouflante dans sa robe noire. Avec son dos nu, elle ne porte pas de soutien-gorge et je peux apercevoir ses tétons dresser tout contre le tissu mais heureusement, grâce à de la dentelle soigneusement placée, cela ne les fait pas trop ressortir. Je n’ai pas envie qu’Aaron ait les yeux fixés sur sa poitrine toute la soirée. Il a beau être marié, Aaron reste un homme et je ne veux pas qu’il la reluque de trop. C’est peut-être un ami des plus proches, mais je n’hésiterai pas à lui foutre ma main dans la figure s’il la déshabille trop du regard.
En fixant la route, je pose ma main sur son genou avant de la remonter jusqu’à sa cuisse.
– As-tu mis une culotte ?
Elle tourne son visage vers moi et glousse tout bas :
– Presque.
Je fronce les sourcils et réplique :
– Qu’est-ce que ça veut dire : presque ?
– Eh bien, j’ai bien mis quelque chose, mais ce n’est pas une culotte.
– Un string ? je lâche d’une voix sourde.
– Hum… dans le même tissu qu’une partie de la robe.
Je siffle entre mes dents et je sens ma queue durcir dans mon pantalon.
Lisea s’en aperçoit et pose sa main sur mon sexe à travers le tissu.
Je grogne et lui retire la main.
– Bon sang, Lisea, ce soir en rentrant, tu vas prendre cher.
– Ah bon ? m’interroge-t-elle innocemment.
– Ne fais pas l’innocente.
Je l’imagine déjà allongée à plat ventre sur mes genoux tandis que j’administre sur ses fesses pâles de délicieuses claques. Dès que son cul sera devenu d’une belle couleur rougeâtre, je la prendrai fort.
– On reprendra cette conversation ce soir.
Je secoue la tête et me concentre sur la route, essayant de laisser de côté la vue rougissante de ses fesses après une série de doux châtiments.
Je reprends mes esprits lorsque je passe le portail de la résidence d’Aaron et sa femme. La porte d’entrée s’ouvre et deux petites têtes d’enfant pointent le bout de leur nez.
Lisea à mes côtés s’exclame :
– Oh qu’ils sont mignons !
Je hoche la tête et descends de la voiture avant de rejoindre Lisea qui est déjà sortie de la voiture et qui s’avance vers les deux petits monstres d’Aaron.
– Oh, comment vous vous appelez ? leur dit-elle en s’accroupissant devant eux pour se mettre à leur hauteur.
La petite Kim s’avance sans timidité et répond :
– Moi c’est Kim et lui, c’est Paul, mais il est timide.
Lisea prend une voix conspiratrice et chuchote :
– Oui, mais il est encore petit. Toi, tu es grande.
Kim éclate de rire et se rapproche de la jeune femme. Elles continuent leur discussion en parlant très bas et je n’en saisis que quelques brides.
Aaron et Evie apparaissent soudain à la porte et je m’avance pour les saluer. Je fais la bise à Evie et serre la main de mon associé. Lisea se redresse et dit bonjour à Paul avec douceur avant de venir à mes côtés pour saluer nos hôtes.
– Bonsoir, leur dit-elle en les embrassant amicalement, très à l’aise avec eux.
Evie, qui est aussi habillée d’une robe noire, mais plus longue, la complimente sur sa toilette et s’extasie sur ses cheveux qu’elle a relevés en un chignon souple avec quelques mèches lâches.
– Merci, tes enfants sont magnifiques, la complimente-t-elle gentiment.
Evie affiche alors un grand sourire et regarde avec amour ses deux petits diables qui sont déjà en train de se chamailler. Aaron les gronde et Paul se cache dans les jambes de sa mère en boudant.
– Il paraît timide, mais pour embêter sa sœur, il y arrive, dit Aaron en regardant son fils.
– Il n’a que quatre ans, réplique Evie en caressant la petite tête blonde de Paul.
Je vois Lisea lui faire un clin d’œil et Kim, un peu jalouse de son attention pour lui, tire sur sa main pour la détourner de son petit frère.
– Tu viens, je vais te faire voir le salon, annonce Kim du haut de ses six ans.
Lisea la suit en nous adressant à chacun un sourire.
Je vois son dos nu lorsqu’elle passe devant moi et Aaron n’en rate pas une miette en parcourant des yeux sa silhouette.
Une pichenette d’Evie sur son bras lui fait tourner la tête et il interroge du regard sa femme qui me désigne du menton.
– Nathan, que veux-tu boire ? J’ai du champagne ou le bon whisky que tu apprécies.
Evie me prend le bras et m’entraîne vers le salon où est installée Lisea avec Kim sur les genoux.
– Du champagne, après tout, c’est la fête de l’indépendance aujourd’hui, il faut fêter ça.
– Ah oui, dans ce cas, ce sera champagne toute la soirée, ajoute Evie en levant les coupes de champagne vide pour les remplir.
Evie est une très belle femme, grande, les cheveux châtains coupés au carré. Aaron et elle forment un très beau couple et je les envie du bonheur qu’ils ont d’être une famille unie.
Le repas se passe dans une ambiance bonne enfant et Lisea est une invitée parfaite. Très à l’aise, elle aide Evie dans la préparation des plats et s’occupe des enfants dès qu’ils réclament quelque chose. Je suis heureux qu’Aaron ne charge pas Lisea de questions trop personnelles et Evie est comme toujours de bonne humeur, agrémentant le repas des situations loufoques que lui font vivre les enfants.
Lorsque nous sommes sur le point de partir, Evie s’adresse à Lisea :
– Nous pourrions nous entraîner ensemble pour la course à pied, ça me rend dingue que nos hommes nous battent à tous les coups.
Apparemment, Lisea s’est confiée à Evie durant le temps qu’elles ont passé en cuisine.
– Oh oui alors ! Envoie-moi un message et on se retrouvera à Salton.
Elles se tapent dans la main comme si elles s’étaient déjà concertées et je ne peux m’empêcher de ricaner.
– Il faut vous y mettre rapidement, car il y a du boulot, ajoute en riant Aaron.