De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 45 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

N.j

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– Je suis désolé pour mon père. Je suis content que les gardes aient été là pour l’empêcher de t’approcher. Je ne pensais pas qu’il était au courant pour notre mariage.

– Tu peux faire confiance aux journaux pour l’annoncer à ta place. Maddie l’a vu sur internet. En titre, il y avait : « Le célibataire le plus endurci de l’Ouest s’est enfin marié ».

Je fronce les sourcils et comprends mieux comment mon père a eu vent de notre mariage.

– Pas si endurci que ça pour en finir, je murmure en la dévisageant.

Lisea a revêtu pour le dîner, une jupe fluide rose avec un petit haut blanc dévoilant la rondeur parfaite de sa poitrine. Malgré nos ébats récents, je sens ma queue tressaillir dans mon pantalon en toile. Elle me fait toujours beaucoup d’effet et ses longs cheveux blonds bouclés lui apportent une telle douceur que je fonds devant elle.

– Tu as l’air rêveur mon chéri, observe-t-elle en me souriant.

– Oui, je pensais à toi. Promets-moi de ne jamais couper tes cheveux. Ils sont si magnifiques et j’adore quand tes cheveux me caressent les cuisses lorsque tu me chevauches.

Ma voix se voile d’excitation et j’essaye de recouvrer mes esprits pour continuer le repas sans finir par l’allonger sur la table.

Je relève les yeux sur ma femme qui me regarde avec un petit sourire narquois. Elle semble deviner mes pensées coquines et lorsqu’elle glisse sa cuillère remplie de crème glacée à la vanille dans sa bouche de façon sensuelle, je sais que je suis fichu. Elle sait y faire pour m’attirer à elle. Elle se pourlèche les lèvres et je suis sa langue du regard. Mon membre plus que tendu, est prêt à l’action.

Lorsqu’elle me fixe et tend une main fine vers moi, je me lève d’un bond. Je l’entraîne avec moi vers mon bureau à l’abri des regards indiscrets. Il est temps de baptiser les autres pièces de la maison.

En pleine nuit, je me réveille, les sens en alerte. Je me redresse et tends l’oreille. De mon ancien boulot, j’ai gardé mon intuition et une rapidité à analyser le changement ambiant. Quelque chose ne va pas et lorsque j’entends un claquement provenant du rez-de-chaussée, je plonge sur Lisea. Je place ma main sur sa bouche, elle se réveille en sursaut, la respiration haletante.

Je murmure tout contre son oreille :

– Enferme-toi dans la salle de bain et n’ouvre à personne.

– Tu ne viens pas ? me demande-t-elle en chuchotant.

– Non, faut que j’aille voir. Je ne serai pas seul, il y a les gars en bas.

Effrayée, elle se redresse et prend son peignoir avant de courir vers la salle de bains. J’entends le verrou qui se ferme et je ne m’habille que de mon pantalon avant de prendre dans la table de chevet, le Beretta que je garde depuis nous avons reçu la lettre de menace.

Je le charge le plus silencieusement possible avant d’entrebâiller la porte. Le couloir est sombre, rien ne semble en vue, je traverse d’un pas léger, sentant l’adrénaline parcourir mes veines et les gestes du passé prennent le relais. J’ai été entraîné à des situations pires que celle-ci et je ne ressens aucune peur. Je ferai tout pour protéger Lisea du danger et s’il faut que je tire sur quelqu’un, je le ferai sans aucun doute, ni regret.

Je descends les marches de l’escalier, j’aperçois une ombre près de la fenêtre, je reconnais Svet qui me fait un signe que je capte grâce au reflet de la lune. Je m’accroupis et le rejoins tout en surveillant autour de moi.

Je lui tape l’épaule pour lui indiquer ma position et il acquiesce doucement sans jamais quitter des yeux la terrasse.

– Nos hommes font leurs rondes près de la plage, je les ai prévenus. Ils vont l’intercepter, ne bougeons pas.

J’entends alors un vacarme assourdissant et des cris. Un coup de feu éclate avant qu’on entende dans l’oreillette de Svet : « Cible à terre et menottée, à vous ».

Nous nous redressons en même temps avant de rejoindre nos hommes sur la terrasse.

Quatre hommes tiennent en joue un homme habillé en noir de la tête aux pieds et qui crache du sang, la main tenant son bras dans lequel une balle est logée.

– Bande d’enfoirés. Je saigne comme un porc.

– T’as de la chance de respirer alors ne nous cherche pas, intervient Storm, l’un des gardes du corps.

Je m’approche et m’accroupis près de lui de façon nonchalante alors qu’au fond de moi, je sens la rage m’envahir.

– Qui es-tu ? Que fais-tu chez moi ? je l’interroge sans le quitter des yeux.

– Quelqu’un peut-il me donner sa lampe torche ? J’ai envie de voir sa tronche lorsqu’il me répondra.

Svet me tend la lampe et je mets immédiatement le faisceau lumineux devant l’intrus, le faisant cligner des yeux.

Un de mes hommes lui balance un coup-de-pied dans le flanc pour qu’il réponde.

– Qui es-tu ?

– Je ne suis qu’un cambrioleur.

– Tu te fous de moi. Pour qui travailles-tu ? j’aboie en le foudroyant du regard.

Ma patience a des limites et je décide de jouer la carte qui le fera parler à coup sûr car je sens que cet homme n’est pas un dur comme j’ai déjà pu en voir. Ce n’est qu’un petit pion sur un gigantesque échiquier.

Je me redresse comme s’il ne m’intéressait plus et fais un signe de tête à Svet avant de lui dire d’une voix implacable et forte :

– Tue-le lentement et brûle le corps.

Dès qu’il m’entend, l’homme se met à paniquer et balbutie d’une voix chevrotante en mettant ses mains devant lui.

– D’accord, d’accord, je vais vous dire mais ne me tuez pas. Je suis là pour la fille.

Je fronce les sourcils, sentant une légère panique m’envahir.

– Quelle fille ? demande Svet d’une voix dure et froide.

– La femme Jensen. Les journaux en ont parlé alors le patron la veut.

– Pourquoi ? je hurle dessus en me retenant de le buter.

– Pour faire pression pour le projet. Je n’en sais pas plus, je vous le jure, dit-il en se recroquevillant.

– Tu es venu seul pour kidnapper une femme ?

– Oui, j’étais censé l’endormir avec du chloroforme.

Je passe ma main dans les cheveux et glisse l’arme dans le dos de mon pantalon avant de m’accroupir devant lui.

– Comment s’appelle ton patron ?

– Je ne sais pas, tout s’est fait par mail. Je travaille en indépendant. Je ne pensais pas qu’il y aurait tous ces gardes, il ne m’en avait rien dit.

Je me relève en fronçant les sourcils et fais signe aux gars de l’emmener.

– Appelez les flics et donnez-leur ce fils de pute.

– Je veux une ambulance, ils m’ont tiré dessus, dit l’intrus en se tenant le bras.

Je m’éloigne sans répondre et Svet me suit dans la maison avant de s’arrêter au pied de l’escalier.

– Faudra qu’on parle après.

– Je vais d’abord voir Lisea et je te rejoins, lui dis-je avant de monter l’escalier à grande vitesse.

Lisea doit être paniquée dans la salle de bains et je dois la rassurer. Cet homme était là pour elle, pour me l’enlever pour faire pression. Mon sang ne fait qu’un tour rien que d’imaginer Lisea entre leurs mains.

Je prends une grande inspiration pour me calmer avant de murmurer à la porte de salle de bains :

– Lisea, c’est moi, ouvre-moi.

J’attends quelques secondes avant que ma femme n’ouvre la porte, des traces de larmes parcourant ses joues rougies.

Dès qu’elle me voit, elle s’effondre et je la rattrape avant de la tenir tout contre moi pour la rassurer.

 

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