De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 35 sur 126

Pages du PDF

De feu et de glace - L'intégrale

N.j

– Hors de question chéri. Tu vas devoir faire preuve d’imagination jusqu’au grand moment, je le taquine d’une voix doucereuse.

Il grogne tout bas et je me sens mieux. Le fait de l’avoir contre moi fait envoler ma tristesse et je ne veux en aucun cas l’inquiéter alors que nous ne sommes mariés que depuis quelques heures.

– Tu sais que tu as fait un magnifique boulot avec Maddie. Tu pourrais poursuivre dans cette voie si tu veux. Organiser des mariages, décorer, etc.

– Hum, pourquoi pas, nous aurions plusieurs cordes à notre arc.

Au moment où Nathan allait me répondre, les lumières s’éteignent et un gigantesque gâteau arrive vers nous au centre de la tente.

– Je t’aime femme, clame Nathan alors que la musique de « Two steps from hell » de Heart of courage emplit la salle, me donnant des frissons.

– Je t’aime aussi à l’infini.

****

N.J

Allongé sur le lit, ne portant plus qu’un boxer, j’attends Lisea qui s’est enfermée dans la salle de bains pour se rafraîchir. Je suis plus qu’impatient de découvrir ce que cache sa sublime robe de mariée. Ce soir, je ferai l’amour pour la première fois à ma « femme », à Madame Lisea Jensen.

Cela sonne si bien que je souris tout seul, rien que d’y penser. J’ai réussi, Lisea m’appartient corps et âme. Je suis heureux et je tente d’outrepasser les quelques secrets que je dois à tout prix protéger car je sais que si Lisea les découvre, rien ne sera plus pareil. Même en l’enfermant à double tour dans la maison, je la perdrai, je perdrai son amour et cette flamme qui nous anime.

Elle a fait fondre mon cœur de glace et je ne veux en aucun cas que cela change.

La porte de la salle de bains s’ouvre et j’ai pour la seconde fois aujourd’hui, le souffle coupé. Lisea s’avance vers moi toute vêtue d’un ensemble blanc virginal comme si par ce geste, elle reproduisait notre première nuit ensemble. Le jour où je l’ai forcée, que je l’ai soumise. Peut-être qu’elle veut effacer ce souvenir et le remplacer par un autre beaucoup plus joyeux où l’amour entre deux personnes triomphe. Il n’y a plus que cela qui compte, l’amour que nous ressentons l’un envers l’autre.

– À quoi penses-tu mon ange ? chuchote-t-elle tout en me dévisageant. Elle s’approche du lit et s’arrête au pied de celui-ci.

– À toi, ma douce. Tu es sublime, cet ensemble me rend fou. Et dire que tu portais ça en dessous de ta robe.

– C’est pour ça que je ne t’ai rien dit, j’ai eu peur que tu me déshabilles dans un coin, glousse-t-elle en lorgnant mon boxer où apparaît une grosse bosse.

Lisea glisse sur le lit et avance vers moi à quatre pattes faisant accélérer les battements de mon cœur.

Sa guêpière en dentelle blanche fait ressortir sa poitrine et le string du même tissu est si transparent que je peux apercevoir sa fente entrouverte. Je ferme les yeux pour contrôler ma subite envie de la prendre sans préliminaire. Les porte-jarretelles sont le petit plus pour la rendre encore plus affriolante. Elle me tue. Lisea est en train de me tuer à petit feu et si je ne reprends pas le contrôle dans l’instant, mon boxer va en être arrosé.

Lisea pose sa main sur mon torse et en dessine le contour tout en léchant ses lèvres. La coquine, elle sait ce qu’elle fait et a décidé de me rendre fou. J’emprisonne ses bras d’une main ferme et l’approche de moi pour que je puisse mordiller ses lèvres si gourmandes.

Elle pousse un léger cri lorsque je plonge dans sa bouche et que j’enroule ma langue autour de la sienne en une danse fiévreuse. Je libère l’un de ses bras pour m’aventurer vers son ventre avant de m’arrêter vers le triangle de tissu… L’humidité qui s’en dégage ne cache rien de son état d’excitation. Je grogne tout bas en contournant le tissu pour m’enfoncer dans les replis de son intimité. Elle gémit tout contre moi et frissonne de désir lorsque l’un de mes doigts caresse son clitoris gonflé.