De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 88 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

Chapitre 8

 

« L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe »

Gustave Flaubert

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Maddie

– Es-tu prête à y aller ? quémande Svet en entrant dans l’agence. Sa carrure emplit la pièce et lorsque je lève les yeux, je perçois la puissance qui émane de tout son corps.

Et dire que la nuit dernière, j’étais dans ses bras. En l’espace de quelques jours, je suis passée de persona non grata à sa partenaire sexuelle. Cela pourrait paraître déroutant mais la vie est ainsi faite. Tout change en un instant et j’ai pris la résolution de profiter de chaque instant en sa compagnie. Mon cœur saigne déjà à l’idée qu’un jour prochain, il me renverra de chez lui et je ne serai plus qu’une conquête de plus à son actif.

Je devrais me sauver avant de souffrir de cet amour à sens unique mais je l’ai dans la peau et rien ne pourra m’éloigner de lui.

– Oui, je range mon bureau et je suis à toi…

La fin de ma phrase reste en suspens et je lis dans ses yeux qu’il compte bien se servir dès que nous serons arrivés chez lui.

Il reste face à moi et lorsque je baisse les yeux vers mon bureau pour le ranger, je sens son regard de braise posé sur moi et cela m’excite tellement que je laisse mes dossiers en vrac sur mon bureau et contourne le bureau pour m’approcher de lui.

Je ne sais pas si notre nouvelle relation me permet de prendre ce genre d’initiative alors je reste plantée devant lui n’osant plus l’approcher et j’attends un signe de sa part.

Un lent sourire étend ses fines lèvres et la lueur malicieuse que je perçois dans ses yeux clairs me fait sourire.

– Je peux t’avouer quelque chose Svet ?

Il croise ses bras faisant deviner sous son t-shirt sa puissante musculature.

– Je t’écoute ma belle.

– Tu m’impressionnes. Malgré ce qui s’est passé cette nuit, je ne sais pas si je peux ou non te toucher ou si tu poses des conditions pour ça aussi.

Svet décroise brusquement ses bras et franchit l’espace qui nous sépare pour se coller tout contre moi. Il passe une main dans mes cheveux et s’approche dangereusement de ma bouche offerte.

Il reste à quelques millimètres de mes lèvres et murmure :

– En tant que partenaire, tu as le droit de faire ce que tu veux. Ton corps est à moi et le mien…

– Est à moi, je finis en collant mes seins contre le bas de son torse puis j’oublie tout lorsqu’il prend ma bouche d’autorité.

Je sens la dureté de son sexe tout contre mon estomac et je suis prise dans le tourbillon du désir brut. Je le veux et qu’importe l’endroit où nous nous trouvons, je le veux en moi le plus vite possible.

– On peut monter dans mon appartement si tu veux, dis-je en me détachant légèrement de lui.

– Hum… pourquoi pas.

Svet me prend d’autorité le bras et nous sortons de l’agence. Je prends quelques secondes pour fermer à double tour et le suis à la porte suivante qui mène à mon appartement. Je suis tellement prise par le désir d’être à lui que je ne réagis qu’au moment où nous passons la porte de ma chambre.

– Oh Maddie, déshabille-toi pour moi.

Svet s’assoit sur le lit et me fixe dans les yeux. Je me sens frissonner sous son regard ténébreux et d’un mouvement je pose mon pied sur le bord du lit entre ses cuisses pour qu’il dénoue mes lacets de mes doc Martins. Pour l’instant, ce n’est pas très glamour mais je compte me rattraper lorsque je n’aurai plus mes chaussures. Svet me décoche un sourire lorsque j’envoie valser mes chaussures contre la porte puis d’une lenteur délibérée, j’enlève un à un les boutons de ma blouse avant de la faire glisser sur le sol. Mes tétons semblent vouloir transpercer la dentelle de mon soutien-gorge rouge et le regard de Svet sur ma poitrine me confirme mon choix judicieux de revêtir des ensembles affriolants. Sans le quitter des yeux, je fais glisser mon jean slim sur mes hanches avant de l’enlever complètement.

Je suis alors face à lui, en simple tanga du même tissu que mon soutien-gorge puis j’attends sa prochaine instruction.

D’une main, il me fait signe de me retourner, je lui obéis et j’entends une profonde expiration venant de lui. Le tanga dévoile une majeur partie de mes fesses et je profite d’être dos à lui pour dégrafer mon soutien-gorge. Je place mes mains sur mes seins tendus puis je me retourne face à lui, ne pouvant m’empêcher d’esquisser un sourire.

– Tu me tues à petit feu. Où déniches-tu ces dessous ? Dans un catalogue spécialisé pour attirer tous les hommes à tes pieds ?

– Presque, je réplique en m’approchant assez près de lui pour toucher ses genoux.

Svet enlève alors les mains que j’ai posées sur mes seins et enfouit sa tête contre ma poitrine avant de parsemer de baisers la moindre parcelle de peau découverte. Je glisse mes doigts dans ses courts cheveux pour l’attirer à moi, pour l’encourager à poursuivre son délicieux traitement. Je vais devenir folle s’il ne me prend pas dans les cinq prochaines minutes.

– Oh Svet, tu me rends folle. Toi aussi tu es en train de me tuer.

– Hum, c’est le but. Je te veux chaude, bouillante. J’ai si hâte de plonger dans ton antre brûlant de désir et d’attente. Je te veux tremblante et à un point où tu ne peux plus te contrôler.

– Je risque de devenir sauvage si tu attends plus longtemps.

– Hum, une vraie chatte en chaleur, j’adore. Je veux découvrir ton côté obscur. Dévoile-toi à moi Maddie.

Les mains de Svet se posent sur mon dos avant de le caresser avec douceur de haut en bas durant un temps indéfini puis elles glissent plus bas pour se poser sur mes fesses. Il les malaxe plus fermement comme s’il avait dû mal à résister et je gémis dans ses bras. Le désir me déchaîne brusquement et je le pousse de toutes mes forces pour l’allonger sur le lit.

Il se laisse faire puis je grimpe sur lui et pose mes fesses sur son sexe encore emprisonné dans son jean mais je m’en fous, je suis au-dessus de ça. J’imprime des va-et-vient sur lui, sentant le tissu de mon slip complètement trempé de mes fluides. Je n’ai jamais eu un tel désir pour quelqu’un et Svet sait y faire pour percer à jour mon côté sauvageonne. Je me rends alors compte qu’il a réussi ce qu’il voulait car lorsqu’il pose ses deux mains sur mes seins pour en pincer les pointes, le frottement de ma culotte contre mon clitoris me projette dans un orgasme d’une telle violence que je m’effondre sur lui en gémissant bruyamment.

Svet me repousse sur le lit et je me retrouve sur le dos essayant de reprendre une respiration normale.

La gêne m’envahit et je pose mes mains sur mon visage pour me cacher. Mes joues sont brûlantes de honte et j’entends alors la voix abrupte de Svet contre moi.

– Ne te cache pas, tu m’as offert le plus beau des spectacles. Tu étais si belle dans l’extase.

J’enlève mes mains de mes yeux et lorsque je les ouvre, j’aperçois le regard admiratif de Svet posé sur moi.

– Reste comme telle ma belle, ne change rien, tu es une femme si sensuelle que je sens que nous allons nous entendre à merveille, ce dont je ne doutais pas de toute façon, ajoute-t-il d’un ton plus bas comme s’il se parlait à lui-même.

Svet se redresse alors et enlève tous ses vêtements. Je ne peux qu’écarquiller les yeux en le voyant si beau, si fort et tellement tendu que cela doit en être douloureux.