De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 18 sur 126

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De feu et de glace - L'intégrale

N.j

– Ton âge ?

– Trente-cinq ans, je suis né le 18 Août.

– Bientôt trente-six alors, je réponds avec un sourire.

– Mouais, grogne-t-il en ébauchant un petit sourire. On peut prendre notre douche maintenant ? Tu as toute la vie devant toi pour m’interroger.

Je lève un sourcil puis tends la main vers lui. Il me prend la main avant d’ouvrir la cabine de douche.

– Après toi Lisea.

– Merci… Nathan, je chuchote en esquissant un sourire.

****

N.J

Ces révélations nous ont permis d’être encore plus proches de l’un de l’autre. Je sens Lisea différente comme si le fait de savoir mon prénom l’aidait à se projeter dans notre couple.

De toute façon, je ne pouvais pas garder un tel secret. Un jour, elle l’aurait su d’une manière ou d’une autre et je préfère que ce soit moi qui lui dise plutôt qu’une autre personne.

Nous sommes au bord de la piscine sirotant un cocktail en attendant que Maria finisse de préparer le repas. Lisea s’est mis en tête de me masser la nuque et derrière moi sur la chaise longue, elle appuie là où je suis tendu, elle me fait un bien fou.

– Au fait, j’ai oublié de te dire qu’Aaron, mon associé nous invite à dîner ce week-end.

Les mains de Lisea arrêtent brièvement leur massage avant de reprendre.

– C’est ton ami ?

– Oui, c’est l’un des seuls que je me suis fait après avoir quitté les forces spéciales. J’ai dû mal à accorder ma confiance comme tu peux le voir.

Je l’entends rire derrière moi et elle réplique d’une voix moqueuse :

– Ah ça pour être méfiant, tu l’es. La pauvre Maddie va sûrement subir un interrogatoire en règle pour me fréquenter.

– Comment le sais-tu ? Je vois que tu es une femme perspicace.

Elle arrête une nouvelle fois son massage pour se mettre sur le côté pour voir si je plaisante ou non.

– Tu en plaisantes en plus, lâche-t-elle en riant. Si ça peut te rassurer, fais-le. Je sais que c’est une chic fille. Je te rappelle qu’elle m’a offert un toit pour dormir lorsque j’ai été mise à la porte par ma famille d’accueil. Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé pour que l’on en arrive là.

Je lui caresse tendrement la main et murmure :

– N’y pense plus, cela nous a permis de nous trouver.

– Oui, mais ils étaient vraiment sans cœur pour m’infliger ça. Je sais bien qu’à mes dix-huit ans, ils n’allaient plus rien toucher de la part de l’État, mais je pensais qu’ils attendraient que je trouve un petit job avant de me jeter comme une malpropre.

– Je sais bien, mais les gens, aujourd’hui, ne pensent plus qu’à l’argent. Je t’aiderai Lisea si tu souhaites aller à la fac. J’ai de nombreux contacts, tu pourras faire ce qui te plaît.

Elle se lève et s’installe sur mes genoux. Elle prend mon visage entre ses mains et les joues ruisselantes de larmes déclare :

– Merci N.J, tu es si gentil. J’y réfléchirai, j’avoue que je n’ai jamais envisagé de faire des études en sachant le prix des universités.

Je lui dépose un léger baiser dans le cou puis réponds :

– Je veux ce qu’il y a de meilleur pour toi. Tu es si jeune, tu as la vie entière devant toi.

– Jamais personne de s’est donné autant de mal pour moi. Et je ne te remercierai jamais assez pour tout ce que tu fais pour moi.

– Mais de rien. Allez trêve de remerciements, je meurs de faim. Viens femme, allons manger.

Je me lève et place ma main dans le bas de son dos pour que nous avancions ensemble vers la maison. Je croise son regard et je lis en elle quelque chose que je n’arrive pas à interpréter. Que me cachent ces grands yeux bleus ?

À la fin du repas, je m’excuse auprès d’elle, car je dois consulter quelques documents pour la réunion du lendemain matin. Lisea esquisse un sourire :

– J’ai vu pas mal de bons livres dans ta bibliothèque, je vais aller m’en choisir un.

– Ok, bonne lecture, je te rejoins le plus vite possible, dis-je en l’embrassant tendrement sur le front.

Je m’installe à mon bureau et ouvre le code de mon tiroir. Je passe en revue les documents que je dois revoir pour demain. Je m’empare du dossier et vois en dessous celui concernant la vie de Lisea. Je pousse un soupir et le prends pour relire les infos qu’Aaron a récoltées à ma demande.

Je fronce les sourcils en lisant les informations sur ses parents biologiques. Je ne mets aucunement en doute le travail d’Aaron et de ses contacts. Ses recherches sont très minutieuses et je ne peux m’empêcher de le maudire d’être si bon.

Je balaye le dossier de la main avec rage et tape le poing sur la table. Bon sang, je m’attache tellement à elle, aurons-nous réellement un avenir ensemble ? Il ne faut pas qu’elle accède à ce dossier, ce serait la fin de notre couple, car je l’aime. Je n’ai jamais douté de mon attirance flagrante pour Lisea, mais plus les jours passent et plus je suis fou d’elle. Lorsque l’on n’arrive plus à se passer d’une personne, qu’on pense à elle et qu’on s’inquiète tout le temps pour elle, c’est que l’on est déjà bien mordu et Lisea tient mon cœur entre ses mains.

J’essaye de la chasser de mes esprits et de me focaliser sur le dossier pour la réunion de demain, mais en vain, je ne rêve que d’aller la rejoindre.

Je lui envoie un message sur son portable.