De feu et de glace - L'intégrale

Adeline Alexandre · Chapitre 99 sur 126

Pages du PDF

De feu et de glace - L'intégrale

Maddie

Je remue doucement en elle et surprise, elle me sourit comme une diablesse et me supplie :

– Encore…

Je la décolle alors du mur et la tenant toujours dans mes bras, je m’assois sur le canapé, restant empalé au fond d’elle.

– À toi de jouer ma puce.

Maddie se redresse et commence alors à onduler sur mon membre me faisant siffler entre mes dents. Elle sait comment me faire partir dans un désir fou en me prenant en elle à un rythme si lent mais si intense que lorsque je pose mes mains sur ses seins, je suis déjà prêt à jouir.

Elle approche son buste de moi, m’offrant sans pudeur son sein et j’obéis alors en suçant la pointe érigée juste devant moi. Je la mordille délicatement et Maddie semble apprécier ma délicieuse torture puisqu’elle pousse son sein encore plus contre ma bouche comme pour m’encourager à continuer. Je le mords un peu plus, le suçotant avec force et le frisson qui la submerge en dit long sur ce qu’elle ressent. Je m’occupe de son autre sein tandis qu’elle accélère son déhanchement sur mon membre. Elle finit par enfoncer ses ongles dans mes épaules au moment où elle crie son plaisir.

– Svet…

Il ne m’en faut pas plus pour jouir à mon tour.

Enfin repu, j’allonge Maddie sur moi dans le canapé puis nous reprenons nos respirations lentement, dans un état de semi-conscience.

****

Maddie

Je soulève les paupières et prends appui sur Svet pour me redresser légèrement.

– Tu m’as épuisée Svet.

– Pourtant je n’ai pas encore dit mon dernier mot, ajoute-t-il en me caressant l’omoplate avec douceur.

Je caresse son torse magnifiquement sculpté puis d’un ton hésitant, je demande :

– Quel est ton véritable prénom ?

Svet pousse un soupir puis répond :

– Cela fait si longtemps que je ne l’ai pas prononcé.

– Je suis en droit de le savoir, ne crois-tu pas ?

– Ian.

Je dessine un cœur du bout de l’index puis répète :

– Ian.

– Continue de m’appeler Svet, s’il te plaît. Ian fait partie de mon passé et…

Je le coupe alors d’une voix douce :

– Je ne comptais pas t’appeler Ian. J’aime bien Svet. Ce nom est fait pour toi et j’aime t’appeler ainsi.

– Merci, termine-t-il avant de caresser mon épaule de sa large paume. Ses doigts se promènent et atterrissent sur l’arrondi de ma hanche déclenchant un long frisson sur tout mon corps.

– Tu es si sensible. C’est un réel plaisir de te caresser.

– Hum…si tu le dis.

Je lève la tête et pose ma bouche contre son menton râpeux. Sa barbe pique mais cela ne me dérange pas. En fait, rien ne me gêne chez Svet. Cet homme viril m’appartient et je ferme les yeux, laissant échapper une larme sur son torse.

Svet me relève la tête puis d’une voix inquiète me demande :

– Pourquoi pleures-tu ma chérie ?

J’ouvre les yeux, plongeant dans ses prunelles claires.

– Parce que je suis heureuse. Perdre mon père a été si douloureux, je commence seulement à refaire surface et tu as été un soutien formidable dans cette épreuve et puis…

Les larmes continuent de couler sur mes joues sans que je ne puisse les retenir. Les émotions m’envahissent et je finis par murmurer tout bas :

– Et puis, aujourd’hui, tu m’as avoué ton amour et je me sens revivre. Je t’aime Svet.

– Ma puce, murmure-t-il en approchant sa bouche de la mienne avant de m’embrasser avec douceur.

Svet finit par s’écarter avant de grommeler :

– Si je ne me lève pas, je vais finir par te prendre une nouvelle fois.

– Ça ne me dérange pas, j’interviens d’une voix sensuelle, en chassant du bout des doigts mes dernières larmes.

– Non, nous allons dîner et ensuite nous verrons. Tous ces exercices m’ont donné une faim de loup. Une pizza, ça te va ?

– Oui, je veux bien, je déclare en me levant du canapé.

Svet enfile son caleçon puis son jean sans remettre son t-shirt et lorsqu’il quitte le salon, je décide de le mettre. Il descend assez pour cacher mes fesses, ce qui me semble suffisant pour dîner. Je remets ma culotte puis le rejoins dans la cuisine. Il a déjà mis une pizza surgelée dans le four.

– Tu ne m’as pas dit ce que ça a donné ton rendez-vous chez le notaire ? m’interroge-t-il en se tournant vers moi. Ses yeux me scannent tandis que je grimace en me rappelant la tête d’Hugo lors de la lecture du testament puis l’arrivée surprise de Alessandro.

Je m’installe sur la chaise près de l’îlot avant de lancer d’un ton morne :

– On va dire que tout le monde n’a pas été satisfait de son héritage. Mon père a décidé de me donner soixante pour cents de ses parts de Spindler Banks et Hugo, vingt pour cent.

Svet écarquille les yeux et siffle entre ses dents.

– Et il n’est pas content ?

– Il n’a pas la majorité, tu te rends compte, mon père m’a légué ses banques alors que je n’y connais strictement rien. Je ne pourrai jamais prendre de décisions et Hugo le sait, c’est pour ça, je pense qu’il est déçu et puis il faut que je te dise quelque chose d’autre, qui ne va pas te plaire du tout.

– En même temps, il est normal que ce soit toi qui touches la plus grosse part, tu es sa fille unique après tout. Tu apprendras sur le tas Maddie, si c’est cela qui t’inquiète ou bien tu délégueras à des collaborateurs en qui ton père avait confiance, continue Svet sans m’écouter.

– Oui, c’est sûr mais il a toujours considéré Hugo comme son fils. Il l’a toujours soutenu et il travaillait avec, alors je ne pensais pas récupérer autant de parts mais il n’y a pas que ça Svet.

Le ton que j’emploie pour dire son nom l’arrête et je sens mes épaules se tendre au moment où je déclare :

– Alessandro est arrivé dans cette entrefaite.

– Quoi ? gronde Svet en s’approchant de moi.

Il pose ses mains sur mes épaules puis siffle entre ses dents :

– Dis-moi tout.

– Le véritable nom d’Alessandro n’est pas De Luca mais De Santis. Je ne sais pas pourquoi il a changé d’identité pour se présenter à moi il y a trois mois. Tout ce que je sais, c’est qu’il était selon ses dires un ami proche de mon père et… mon père lui a légué les derniers vingt pour cent de Spindler Banks, lui donnant une place dans le conseil d’administration qui se résume à lui, Hugo et moi en tête.

– Laisse-moi passer un petit coup de fil et je te rejoins.

Svet se recule, enlevant ses mains de mes épaules.

– Que vas-tu faire ?

– Maintenant que nous avons son véritable nom, il nous sera plus facile de le cerner.

Je hoche la tête. Svet saisit son portable et s’éloigne dans le salon pour passer son appel.

En l’attendant, je récupère la pizza chaude dans le four, les arômes du fromage et de l’origan envahissent la cuisine, me mettant l’eau à la bouche. Je coupe la pizza puis au moment où j’en glisse une part dans chaque assiette, Svet réapparaît.

Je glisse un morceau de pizza dans ma bouche avant de le regarder.

– Tout est arrangé ?

– Oui, on devrait avoir plus d’infos d’ici demain.

Je finis d’avaler mon morceau de pizza avant de lâcher sur le ton de la conversation :

– J’ai aussi hérité de cinq millions de dollars.

Svet arrête de mâcher et me fixe, surpris.

– Tu annonces ça comme ça sans préavis. Tu te rends compte de la somme d’argent, c’est énorme !

– Oui, je sais. Mon père m’a gâtée mais tu sais…

– Je me doute, me coupe-t-il en posant sa main sur la mienne. Je sais qu’il te manque énormément.

– Tu es bien placé pour le comprendre, n’est-ce pas ? je réplique d’une voix douce.

Svet acquiesce puis il finit sa part de pizza. Il désigne ma tenue et déclare pour alléger la conversation :

– Il te va bien ce t-shirt mais je te préfère cent fois sans.

– Je me doute bien. Ne t’inquiète pas, j’ai prévu un dessert.

– Un dessert ? dit-il en arquant un sourcil.

Je finis mon assiette puis me lève et me dirige vers la porte. Toujours dos à lui, j’enlève son t-shirt dévoilant mon corps à moitié nu puis me tourne vers lui d’un quart de tour.

– Viens chercher ton dessert mon chéri.

À peine ai-je fini ma phrase, que Svet s’approche de moi, son grand corps me recouvrant puis il me soulève sans difficulté avant de monter les marches menant à la chambre.

Je me réveille en sursaut, l’esprit embrouillé. Je regarde alors le réveil qui indique 5h10. Je me blottis tout contre le corps de Svet. Je caresse son torse chaud et je soupire comme rassurée de l’avoir près de moi.

– Tu es déjà réveillée ma puce ? Ça va ?

– Hum. Dis-moi ce qui est arrivé à ta famille. Je n’arrête pas d’y penser.

Svet se tend contre moi puis expire l’air de ses poumons avant de m’expliquer d’une voix douloureuse :

– Mon père faisait partie de la DEA et lors de l’arrestation d’un important trafiquant de drogues, il n’a pas trouvé l’un des membres actifs qui se trouvait être son fils. Il est venu se venger un soir alors que je faisais le mur. Il les a tous tués. Je t’épargne les détails mais depuis ce jour, je n’ai jamais cessé de m’en vouloir de ne pas avoir été là même si je sais que cela n’aurait rien changé.

– C’est horrible Svet. Si triste. Je sais que j’ai de la chance d’avoir eu mon père plus longtemps que toi mais ça fait si mal.

Je finis ma phrase en sanglotant.

– Oh Maddie, viens là, dit-il en me prenant plus fortement contre lui.

– La vie est plus facile pour certains que pour d’autres mais n’oublie pas que ton père t’aimait tendrement et qu’il ne voudrait pas te voir si triste. Rappelle-toi de lui dans de bons moments et apprends à apprécier ces souvenirs qui te poursuivront durant toute ta vie.

– C’est beau ce que tu me dis et si vrai. Merci d’être là. Je sais que tu m’as beaucoup aidée durant cette épreuve et je t’en remercie.

– Il n’y a pas de quoi, énonce-t-il d’une voix bourrue.

– Pourquoi te fais-tu appeler Svet au lieu de ton véritable prénom ?

– Pour oublier mon passé. Ian, c’était avant le drame qui a coûté la vie de mes parents et d’Alison. Du jour où je me suis engagé dans l’armée et que j’ai juré de venger ma famille, je me suis fait appeler Svet. En même temps dans l’armée, nous étions tous appelés par nos noms alors ça n’a fait que renforcer ma détermination à ne plus me faire appeler Ian.

– Je comprends mieux. J’espère que je te rendrai heureux Svet. Ton bonheur est important à mes yeux.

Sa main se glisse dans mon dos et le caresse doucement comme pour me rassurer.

– Je le suis déjà, heureux. Je te promets de ne plus me sauver et de rester près de toi Maddie car ton bonheur m’est indispensable pour vivre heureux.

– Oh Svet, je murmure en approchant mes lèvres des siennes. Je mordille sa lèvre inférieure que j’aperçois grâce au reflet de la lune qui traverse la chambre, me permettant de distinguer le visage ombragé de Svet.

Je bouge tout contre lui pour attiser la flamme et je n’attends pas longtemps avant de sentir son érection pointer contre mon bas ventre me faisant gémir de désir. Mon souffle s’accélère et je l’embrasse de façon ardente comme si ma vie en dépendait.

– Tu sais parfaitement y faire pour m’exciter.

– Hum, je te connais juste suffisamment pour te faire réagir au quart de tour.

– Petite dévergondée. Maddie, reprend-il d’une voix sourde.

– Oui ?

– Je veux que tu fasses attention avec Alessandro, on ne sait pas pourquoi il a débarqué ici et est devenu l’un des héritiers de ton père alors sois prudente.

– Oui, chef et laissons Alessandro là où il est. J’ai envie de ne penser qu’à toi et à cette chose très dure contre moi.

– Cette chose ? déclare Svet en se déridant complètement puisque j’entends son rire rauque fuser brusquement.

Lorsque la main de Svet se pose sur mon sexe et qu’un doigt écarte mes plis délicats pour se glisser dans ma fente, je pousse un petit cri de plaisir, m’envoyant des milliers d’ondes dans le bas ventre. L’excitation me saisit et j’avance mes hanches pour l’inciter à continuer son exploration si délicieusement intime.

– Tu aimerais ma chose en toi ? me taquine-t-il d’une voix suave avant d’enfoncer en moi un deuxième doigt me faisant gémir de plus belle.

– Oh oui. Je te veux en moi.

– Très bien si c’est ce que veut Mademoiselle Spindler, décrète-t-il d’une voix décidée.

Sans que je ne puisse réagir, il enlève ses doigts de mon sexe, me retourne, mon ventre se trouvant à présent contre le matelas tandis qu’il se place contre mes fesses.

Je sens qu’il se déplace et la lumière de la lampe de chevet me fait cligner des yeux tandis que derrière moi Svet siffle entre ses dents en massant d’une main ferme mon fessier offert à lui.

– Bon sang Maddie, tu es tellement excitante. J’adore tes fesses.

– Caresse-les, je l’incite d’une voix doucereuse empreinte de désir.

– Je ne comptais pas te demander ta permission ma belle, ton corps m’appartient, dit-il en promenant ses mains sur mes fesses.

Il claque brusquement ma fesse me faisant gémir de plaisir, je sens que mon sexe se mouille de façon exagérée mais je ne suis pas étonnée d’être encline aux fessées.

– Oh oui encore.

La main de Svet se déplace sur ma hanche avant de descendre et de claquer d’une main ferme une autre partie de mon cul me faisant gémir de plus belle.

D’un genou, Svet me fait écarter les jambes et je sens deux doigts s’enfoncer aisément dans mon sexe trempé de cyprine.

Il m’inflige plusieurs allers-retours en murmurant :

– Quelle coquine !

Ses doigts ressortent de mon sexe puis remontent en longeant mes cuisses avant de s’arrêter entre mes fesses là où je suis particulièrement sensible.

Une féroce excitation me reprend et j’ondule contre ses doigts pour l’inciter à continuer son exploration plus que délicieuse.

– Maddie, en es-tu sûre ?

– Hum touche-moi, j’ai trop envie de toi, je reprends d’une voix douce.

Son sexe se pose entre mes cuisses et je me redresse pour me mettre à quatre pattes pour lui laisser un meilleur accès.

Je sens son gland entre mes lèvres ouvertes puis il pousse brusquement en moi, fendant en deux mon vagin humide tandis que ses mains se posent sur le bas de mon dos. Je recule contre lui pour imposer mon propre rythme.

Ses doigts reviennent entre mes fesses et du bout du doigt, il titille l’entrée de mon anus tandis que son autre main me donne une fessée. Il s’enfonce un peu plus et la combinaison de son doigt et de son sexe me fait partir dans un délice de volupté me faisant crier de plaisir. La vague dans mon ventre revient de plus belle lorsqu’il continue son exploration en continuant son délicieux va-et-vient entre mes cuisses.

La main de Svet se place au milieu de mon dos pour que je m’allonge à plat ventre puis il reprend sa course folle entre mes cuisses, plongeant encore plus profondément dans mon sexe qui palpite encore autour de lui.

Je l’entends grogner puis dans un dernier coup de rein, il se tend en moi, je sens son sexe tressauter et se libérer.

– Que m’as-tu fait Maddie ? murmure-t-il tout contre mon oreille. Un long frisson le secoue et je ne réponds pas laissant flotter sa phrase entre nous.

Je ne lui ai rien fait. Je sais au plus profond de moi que lorsque deux âmes se rencontrent, on ne peut rien empêcher et on se doit de se laisser porter par la passion.

 

OceanofPDF.com