De feu et de glace - L'intégrale
Chapitre 15
« La meilleure façon d’aimer une personne, c’est de ne jamais oublier qu’on pourrait la perdre à tout moment »
Inconnu.
****
Svet
– Comment ça, tu es allé voir Alessandro ? Tu crois vraiment qu’il t’a dit la vérité ?
Maddie relève la tête pour me regarder tandis que sa jambe se pose sur la mienne de façon possessive, ce qui n’est pas pour me déplaire.
– Oui, je le crois. Il a l’air sincèrement attaché à toi mais ce n’est pas pour ça que je le crois concernant les micros. Je sens qu’il dit vrai. Mets-le sur le compte de mon instinct.
– Je connais l’instinct féminin mais pas masculin, grogne-t-elle.
– Tu devrais être rassurée qu’il ne soit pas l’homme que je prétendais qu’il était, tu ne cours à priori aucun danger et Brock a eu la preuve qu’il était réellement ami avec ton père.
Elle pousse un soupir et se blottit contre moi.
– Alors si ce n’est pas lui, qui a posé ces micros ? Ça fait trois mois déjà qu’ils ont été posés et on ne sait toujours pas par qui et surtout pourquoi.
– Je sais. En tout cas, reste sur tes gardes avec Hugo, il semble avoir fait quelques conneries et si ton père n’était pas décédé, il aurait été déchu de son poste.
– Il aurait été viré ?
– Non, selon les infos qu’a glanées Brock à la banque, ton père avait décidé de lui donner un poste moins important, moins prestigieux.
Les yeux de Maddie s’écarquillent et elle murmure tout bas, la voix tremblante :
– Tu crois qu’il pourrait être responsable de l’attaque de mon père ?
– Qui sait ? Peut-être l’a-t-il poussé à bout.
– Non, je parle de lui donner quelque chose qui ait provoqué sa mort.
Je pose une main sur la joue de Maddie pour la rassurer.
– Les médecins auraient remarqué quelque chose dans ses analyses de sang, dans ce cas.
Je garde en tête que certains produits peuvent être indétectables dans les résultats sanguins comme le cyanure ou certains champignons mortels.
– Après tout, mon père était en excellente forme physique. C’est surprenant qu’il soit mort aussi brutalement.
– Maddie… Maddie, ne te mets pas ce genre d’idées en tête. Des gens comme ton père qui ne sont jamais malades vont très rarement chez le médecin. Ils vivent sans savoir qu’ils sont fragiles et un jour, le corps lâche.
Maddie se met à pleurer et je la prends dans mes bras pour la consoler.
– Désolé, je ne voulais pas te faire pleurer ma chérie.
Maddie renifle et se redresse pour essuyer ses yeux.
– Ne t’en fais pas. C’est encore récent et lorsqu’on parle de lui et de sa mort si rapide, ça me met les nerfs à vif, répond-elle en essayant de se reprendre.
– Je comprends.
– Je vais prendre une douche, je reviens, ajoute-t-elle en se détachant de moi avant de s’éclipser dans la salle de bains.
Je pousse un soupir et décide de lui laisser quelques minutes seule pour se ressaisir avant d’aller la rejoindre.
Lorsque j’entre dans la salle de bains, Maddie est sous la douche, les mains posées sur le mur, laissant l’eau couler sur son corps.
Je me glisse derrière elle et pose mes mains sur ses seins pour les masser. Maddie gémit et prend appui contre moi, me laissant malmener ses tétons qui durcissent instantanément dès que je les touche.
Je prends une noisette de gel douche dans ma main et commence alors à la savonner doucement, parcourant son corps svelte et si délicieux. Je commence par ses seins avant de glisser mes mains sur ses côtes puis je masse son ventre plat. Un courant électrique me traverse le corps lorsqu’elle appuie ses fesses contre mon début d’érection, le faisant tressauter d’envie.
– Tu es vilaine ce matin, je chuchote tout contre son oreille.
Mes mains descendent alors sur son sexe, rencontrant la fine pilosité qui le recouvre, m’excitant au plus haut point. Mes doigts se mettent à l’œuvre et caressent son clitoris de façon régulière lui rendant la respiration laborieuse. Je souris lorsqu’elle écarte ses cuisses pour me laisser plus de place pour continuer mes caresses intimes. De l’autre main, je longe ses petites fesses rebondies avant de savonner sa fente où loge son petit trou serré.
– Oh Svet, c’est trop bon, s’esclaffe-t-elle d’une voix trouble, excitée.
Je touche son anneau plissé avant d’entrer le bout de mon doigt la faisant haleter contre moi. Je continue mon exploration sur son clitoris. Le trop plein de sensations la fait gémir de plaisir et lorsque j’entre en même temps deux doigts dans son vagin et que de l’autre, j’insère plus profondément mon index, elle se crispe, m’enserrant les doigts ce qui a pour effet de me faire bander de plus belle.
Maddie se met alors à crier son plaisir.
– Svet… oh mon Dieu que c’est bon !
Elle devient toute molle contre moi et je profite de son état post-orgasmique pour loger mon sexe contre son anneau quelque peu dilaté par les caresses de mon doigt. Je reste contre elle, attendant son accord. Elle n’est pas longue à comprendre puisqu’elle s’enfonce elle-même sur mon sexe en gémissant d’un mélange d’excitation et de douleur.
– Doucement ma puce, il faut y aller en douceur. Tu as déjà ?
– Non, mais j’en ai trop envie.
– Oh Maddie, tu es si divinement belle, ainsi offerte. Je t’aime.
– Moi aussi Svet, tu me fais ressentir de tels délices. Je te fais confiance, prends-moi.
Je reprends alors les commandes et lui fait poser ses mains contre le mur, m’offrant ses fesses ouvertes.
J’appuie mon gland humide contre son anus qui s’ouvre et me laisse entrer. Je bascule la tête en arrière, ses parois internes sont si serrées que je ne tiendrai pas longtemps à ce rythme. Je continue d’entrer en elle en murmurant :
– Détends-toi ma belle. Laisse-moi venir en toi.
Le corps électrisé par le désir, j’entre peu à peu en elle et lorsque j’y suis enfin, je reste immobile au fond d’elle pour la laisser s’habituer. Les premières fois ne sont jamais évidentes pour les deux partenaires mais je sais que le plaisir n’en sera pas moins délicieux autant pour moi que pour elle.
Des frissons parcourent le corps de Maddie et son souffle devient plus profond. Elle prend l’initiative de bouger doucement, s’empalant elle-même sur mon sexe.
– Oh bon sang, c’est tellement…
– Oui, je sais, je la coupe en posant mes mains sur ses hanches pour guider mon sexe en elle, sortant et entrant lentement.
Au bout de quelques va-et-vient, Maddie prend le rythme et je reprends les rênes de nos ébats en entrant en elle de façon plus ample, laissant sortir mon gland avant de revenir de plus belle, écartelant son petit trou dilaté. La vue de ses fesses me procure une brusque montée du plaisir et pour l’aider à venir en même temps que moi, je glisse une main sur son sexe et appui sur son petit bouton magique.