Les Buddenbrook

Thomas Mann · Chapitre 58 sur 98

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Les Buddenbrook

Chapitre V

— Oh ! cela n’a pas d’importance, mère, en disant cela il ne pense à rien

de mal.

— Peut-être aussi un peu trop de laisser-aller dans sa tenue, n’est-ce pas,

Tom ?

— Oui, mon Dieu, c’est un Méridional ! dit le consul en envoyant

lentement dans la chambre la fumée de sa cigarette.

Il sourit à sa mère et regarda Tony à la dérobée.

Mme Buddenbrook ne s’en apercevait pas.

— Tu viendras dîner aujourd’hui avec Gerda, n’est-ce pas, Tom ? Faites-

moi ce plaisir…

— Volontiers, mère, avec le plus grand plaisir. À parler franchement, je

me promets beaucoup d’amusement de cette visite… Toi aussi ? C’est autre

chose que tous tes pasteurs…

— Chacun son genre, Tom.

— D’accord ! Je vais… À propos ! dit-il, la main sur la poignée de la

porte, tu lui as fait une forte impression, Tony ! Non, sans aucun doute !

Sais-tu comment il vient de te nommer en bas ? « Un chic type », ce sont

ses propres paroles.

Là-dessus, Mme Grünlich se retourna et dit d’une voix forte :

— C’est bien, Tom, tu me racontes cela… il ne te l’aura pas défendu,

mais malgré tout, je ne sais pas s’il convient que tu me le rapportes. Je sais,

et je tiens à le dire, que dans la vie peu importe la manière dont les choses

sont exprimées, l’essentiel est qu’elles viennent du cœur, et si tu te moques

de la façon de parler de M. Permaneder, si tu le trouves, peut-être,

ridicule…

— Qui ? Mais Tony, je n’y songe même pas ! Pourquoi t’emportes-tu ?

— me Assez , dit M Buddenbrook, en jetant à son fils un regard grave et

suppliant qui signifiait : « Ménage-la ! »

— Là, pas fâchée, Tony ? dit-il. Je n’ai pas voulu te contrarier. Bien. Et

maintenant, je pars et je m’en vais donner l’ordre aux ouvriers des docks

d’amener la malle ici… Au revoir !

 

CHAPITRE V

 

M. Permaneder s’installa dans la maison de la Mengstrasse, dîna le

lendemain chez Thomas Buddenbrook et sa femme, et le troisième jour, un jeudi, fit la connaissance de Justus Kröger et de son épouse, des dames

Buddenbrook de la Grand-Rue, qui le trouvèrent terriblement comique ;

elles disaient « teurriblement ». Sesemi Weichbrodt le traita avec une

certaine sévérité. Il vit aussi la pauvre Clothilde et la petite Erika, à qui il

offrit un cornet de bonbons. Avec son air contrarié et ses soupirs qui ne

signifiaient rien et semblaient provenir d’un excédent de bien-être, avec sa

pipe, son parler bizarre, son travers de rester interminablement assis à sa

place après les repas, en conversant d’un air béat, il était d’une bonne

humeur inaltérable ; il fumait, buvait et causait tout à son aise, et bien qu’il

apportât dans la vie paisible de la vieille maison une note nouvelle et

insolite, bien que toute sa personne fût en désaccord avec ces appartements,

il ne troublait pourtant aucune des habitudes qui y régnaient. Il assistait

fidèlement aux prières du matin et du soir, demanda la permission d’assister

une fois à l’école du dimanche de Mme Buddenbrook et parut même un

instant dans la salle à une des « soirées de Jérusalem », afin de se faire

présenter à ces dames ; il s’en retira, il est vrai, tout troublé, lorsque Léa

Gerhardt se mit à lire.

Sa silhouette fut vite connue en ville, et dans les grandes maisons on

parlait avec curiosité de l’invité munichois des Buddenbrook. Mais il

n’avait de relations ni dans les familles ni à la Bourse, et comme la saison

était déjà avancée, la plupart se disposant à faire un séjour à la mer, le

consul renonça à introduire M. Permaneder dans la société de la ville.

Lui-même se consacrait à leur invité avec empressement et intérêt.

Malgré toutes les obligations qui lui incombaient dans son commerce et en

ville, il prit le temps de le promener dans la cité, de lui montrer les

curiosités du Moyen Âge, les églises, les portes, les fontaines, le marché,

l’hôtel de ville, la guilde des bateliers, de le distraire de toutes façons, de lui

faire faire, malgré tout, à la Bourse, la connaissance de ses meilleurs amis,

et lorsque sa mère, M me Buddenbrook, eut l’occasion de le remercier de son

dévouement, il dit sèchement :

— Oui, mère, que ne ferait-on pas pour…

Mme Buddenbrook laissa cette parole sans réponse, ne sourit même pas,

ne leva pas les paupières, mais glissa de côté ses yeux clairs et lui fit une

question quelconque sur un autre sujet. Elle était toujours aimable et

cordiale vis-à-vis de M. Permaneder ; on ne pouvait pas en dire autant de sa

fille. Le marchand de houblon avait déjà assisté à deux repas de famille, et

bien que, le troisième ou le quatrième jour après son arrivée, il eût donné à entendre en passant que ses affaires avec la brasserie municipale étaient

terminées, il s’était écoulé depuis une semaine et demie. À chacune de ces

soirées du jeudi, tandis que M. Permaneder parlait ou gesticulait,

Mme Grünlich jetait des regards furtifs et timides sur le cercle de la famille,

l’oncle Justus, les cousines Buddenbrook ou Thomas, rougissait, restait

muette et raide un bon moment, et il lui arriva même de quitter la pièce.

*

Les stores verts de la chambre à coucher de Mme Grünlich, au deuxième

étage, étaient doucement agités par le souffle tiède d’une claire nuit de juin.

Sur la petite table de nuit, à côté du lit à baldaquin, plusieurs petites mèches

brûlaient dans un verre sur la couche d’huile qui surnageait sur l’eau et

remplissait le verre à moitié ; elles répandaient une lumière douce, égale et

faible dans la grande chambre aux fauteuils rectilignes, dont les coussins

avaient des housses de toile grise. Mme Grünlich reposait dans son lit. Sa

jolie tête était mollement enfoncée dans les oreillers bordés de larges

dentelles et ses mains jointes posées sur la couverture piquée. Mais ses

yeux, trop songeurs pour se fermer, suivaient lentement le vol d’un grand

insecte au corps allongé qui tournait sans bruit, avec des millions de

vibrations d’ailes, autour du verre limpide. À côté du lit, au mur, entre deux

vieilles estampes, des vues de la ville au Moyen Âge, cette maxime était

encadrée : « Recommande tes voies au Seigneur » ; c’est un réconfort,

quand on est couchée à minuit, les yeux ouverts, et qu’on doit se décider,

prendre une résolution toute seule, sans conseil, prononcer un oui ou un non

pour la vie, et que l’on…

Tout était silencieux. Seule la pendule faisait entendre son tic-tac, et çà et

là, dans la chambre voisine, séparée par une portière seulement de celle de

Tony, on entendait le toussotement de M lle Jungmann. Là, il y avait de la

lumière. La fidèle Prussienne était assise, très droite, à la table à rallonges,

sous la suspension, et raccommodait les bas de la petite Erika, dont on

pouvait entendre le souffle profond et paisible, car les élèves de Sesemi

Weichbrodt jouissaient maintenant de leurs vacances d’été et l’enfant

demeurait à la Mengstrasse.

Mme Grünlich se souleva un peu sur un soupir et appuya sa tête sur sa

main.

— Ida ? appela-t-elle, d’une voix contenue, est-ce que tu es encore assise

là à raccommoder ?

— Oui, oui, Tonyette, ma fillette, dit la voix d’Ida. Dors donc. Demain

matin, il faudra te lever de bonne heure et tu n’auras pas dormi ton soûl.

— C’est bien, Ida, tu me réveilleras donc demain à six heures.

— Six heures et demie, ce sera assez tôt, mon enfant. La voiture est

commandée pour huit heures. Dors donc, afin que demain tu sois fraîche et

jolie.

— Ah ! je ne me suis même pas encore endormie.

— Hé ! hé ! Tonyette, ce n’est pas bien, tu ne vas pourtant pas être

patraque à Schwartau. Bois sept gorgées d’eau, couche-toi sur le côté droit

et compte jusqu’à mille.

— Ah ! Ida, je t’en prie, viens donc un peu auprès de moi. Je ne peux pas

dormir, vois-tu, il me faut penser à tant de choses que la tête me fait mal ;

vois donc, je crois que j’ai de la fièvre, et puis c’est encore mon estomac, ou

bien est-ce de l’anémie : les veines de mes tempes sont toutes gonflées et

battent à me faire mal, et malgré tout j’ai trop peu de sang dans la tête.

On entendit reculer une chaise et la silhouette osseuse et vigoureuse

d’Ida Jungmann, vêtue d’une simple robe brune démodée, apparut entre les

portières.

— Hé ! hé ! Tonyette, de la fièvre ? Laisse-moi te tâter le pouls, mon

enfant. Nous allons appliquer une petite compresse.

Et, à pas allongés et fermes, un peu masculins, elle alla à la commode, en

tira un mouchoir, le plongea dans la cuvette, s’approcha du lit et le posa

délicatement sur le front de Tony, après l’avoir lissé plusieurs fois des deux

mains.

— Merci, Ida, cela fait du bien… Ah ! assieds-toi donc un peu à côté de

moi, sur le bord du lit, ma bonne vieille Ida… Vois-tu, je pense tout le

temps à la journée de demain… Qu’est-ce que je dois faire ? La tête m’en

tourne.

Ida s’était assise auprès d’elle, avait repris son aiguille et son bas tendu

sur la boule à repriser, et tandis qu’elle penchait sa tête grise aux cheveux

plats et suivait ses points de ses yeux bruns et brillants, infatigables, elle

dit :

— Tu penses qu’il se déclarera demain ?

— Sûrement, Ida ! Il n’y a aucun doute. Il ne va pas laisser passer

l’occasion… Comment cela s’est-il fait pour Clara ?… Dans une excursion

aussi. Je pourrais l’éviter, vois-tu. Je pourrais me tenir près des autres et ne

pas le laisser approcher. Mais alors tout sera fini. Il part après-demain, m’a-t-il dit, et il lui est impossible de rester davantage, si demain il ne se passe

rien… Il faut qu’il se décide demain… Mais qu’est-ce que je dois lui dire,

Ida, s’il le demande ? Tu n’as encore jamais été mariée, donc tu ne connais

pas la vie, mais tu es une honnête femme, tu as ta raison et tu as quarante-

deux ans. Peux-tu me donner un conseil ? J’en ai tant besoin.

Ida Jungmann laissa tomber son bas sur ses genoux.

— Oui, oui, Tonyette, j’ai déjà bien réfléchi. Mais je trouve qu’il n’y a

aucun conseil à te donner, ma petite fille. Il ne peut plus partir sans parler à

ta mère et à toi, et si tu ne voulais pas de lui, il aurait fallu le renvoyer plus

tôt.

— Tu as raison, Ida, mais je ne le pouvais pas ; finalement, il faut que

cela se fasse. Je pensais toujours : je puis encore revenir en arrière, il n’est

pas trop tard. Et je suis là maintenant à me tourmenter…

— Est-ce que tu l’aimes, Tonyette ? Dis-le franchement !

— Oui, Ida. Je mentirais si je le niais. Il n’est pas beau, mais peu importe

dans cette vie, et c’est un homme foncièrement bon, incapable d’une

méchanceté, tu peux m’en croire. Quand je songe à Grünlich, mon Dieu ! Il

disait toujours qu’il était actif et ingénieux et dissimulait d’une façon

perfide sa filouterie… Permaneder n’est pas comme cela, vois-tu. Si je puis

m’exprimer ainsi, il aime trop ses aises pour cela, et il prend la vie du bon

côté ; sans doute c’est aussi un tort, car il ne deviendra sûrement jamais

millionnaire et il a, je crois, une tendance à se laisser un peu aller et à

continuer à « se la couler douce », comme ils disent là-bas, dans le Midi…

Car ils sont tous ainsi là-bas, et c’est ce que je voulais dire, Ida. Voilà

l’ennui. À Munich, avec ses semblables, au milieu de gens qui parlent et qui

sont comme lui, je l’aimais vraiment, tant je le trouvais gentil, cordial,

agréable. Je me suis aperçue aussi tout de suite que c’était réciproque. Ce

qui l’a influencé peut-être, c’est qu’il m’a prise pour une femme riche, plus

riche, je crains, que je ne le suis, car mère ne peut plus me donner beaucoup

d’argent, comme tu le sais… Mais cela lui sera indifférent, j’en suis

persuadée. Beaucoup d’argent, ce n’est pas du tout son idée… bref…

qu’est-ce que je voulais donc dire, Ida ?

— À Munich, Tonyette, mais ici ?

— Mais ici, Ida ? Tu vois bien ce que je veux dire. Ici, où il est

complètement dépaysé, où tous sont différents, plus austères, plus

ambitieux, plus dignes en quelque sorte… ici, j’ai un peu honte de lui, oui,

je te l’avoue franchement. Ida, je suis une femme sincère, je me sens gênée à cause de lui, bien que ce soit peut-être mal de ma part ! Vois-tu…

plusieurs fois il lui est arrivé de faire des fautes d’allemand dans la

conversation. Des fautes que l’on fait là-bas, Ida, cela arrive, cela échappe

aux gens les plus cultivés, quand ils sont de joyeuse humeur, et cela ne fait

de mal à personne, cela ne coûte rien, cela glisse, personne ne s’en étonne.

Mais ici, mère le regarde de travers, Tom lève ses sourcils, l’oncle Justus

sursaute et pouffe presque de rire, comme le font les Kröger, et Pfiffi

Buddenbrook lance un coup d’œil à sa mère, ou à Frédérique, ou à

Henriette, et alors j’ai tellement honte que je voudrais me lever et m’en aller

et que je ne peux pas songer à l’épouser.

— Ah ! bah ! Tony ! C’est à Munich que tu vivras avec lui…

— Tu as raison, Ida. Mais il y aura les fiançailles, et on les fêtera ;

faudra-t-il que j’aie à rougir de lui tout le temps, devant la famille, devant

les Kistenmaker et les Möllendorpf, parce qu’il n’est pas distingué ? Ah !

Grünlich était plus distingué, mais, par contre, il avait au fond l’âme noire,

comme M. Stengel le disait autrefois… Ida, la tête me tourne, rafraîchis la

compresse… Enfin, il le faut, dit-elle en respirant profondément ;

l’important est que je me marie et que je ne reste pas davantage ici comme

femme divorcée. Ah ! Ida, je pense tant au passé ces jours-ci, alors que

Grünlich est venu, aux scènes qu’il m’a faites… scandaleux, Ida ! et ensuite

à Travemünde… Schwarzkopf… dit-elle lentement, et ses yeux un instant

rêveurs se fixèrent sur la reprise du bas d’Erika… et puis aux fiançailles, à

Eimsbüttel, à notre maison. C’était vraiment distingué… Quand je songe à

mes robes de chambre… Je n’aurai pas cela avec Permaneder ; la vie réduit

toujours nos prétentions, tu sais… et le docteur Klaassen, et l’enfant, et le

banquier Kesselmeyer… et puis la fin… c’était affreux, tu ne peux pas t’en

faire une idée, et quand on a fait dans la vie des expériences si horribles…

Mais Permaneder ne se prêtera pas à des malpropretés… c’est la dernière

chose à laquelle je songerais, et, au point de vue affaires, nous pourrons

bien nous en rapporter à lui ; je crois réellement qu’il gagne assez d’argent

avec Noppe dans la brasserie Niederpaur. Et quand je serai sa femme, Ida,

tu verras, je ferai en sorte qu’il devienne plus ambitieux, qu’il nous fasse

monter plus haut et s’efforce de faire honneur à ma famille et à moi ; en

somme, il en prend l’engagement en épousant une Buddenbrook.

Elle croisa ses mains sous sa tête et regarda au plafond.

— Oui, il y a maintenant dix ans que j’ai épousé Grünlich… dix ans ! Et

maintenant me voilà au même point, il faut que je donne ma parole à quelqu’un. Sais-tu, Ida, la vie est terriblement sérieuse. La différence est

qu’autrefois, on faisait toute une affaire de ma décision, que tous me

pressaient et me tourmentaient ; aujourd’hui, au contraire, tous se tiennent

silencieux et trouvent tout naturel que je dise oui, car, il faut que tu le

saches, Ida, ces fiançailles avec Aloïs – je dis déjà Aloïs, puisque cela doit

être finalement – n’ont rien de solennel ni de joyeux ; il ne s’agit pas de

mon bonheur, mais uniquement de ce que je me remarie et répare mon

premier mariage en toute tranquillité d’esprit, car c’est mon devoir vis-à-vis

de notre nom. C’est ainsi que mère pense, que Tom pense…

— Ah ! bah ! Tonyette ! Si tu ne veux pas et s’il ne te rend pas

heureuse…

— Ida, je connais la vie et je ne suis plus une oie, j’ai des yeux pour

voir… Mère… peut-être, ne me pousserait-elle pas… directement, car elle

glisse sur les questions douteuses et dit : « Assez. » Mais Tom, lui, il le veut.

Ce n’est pas toi qui m’apprendras à connaître Tom ! Sais-tu ce que Tom

pense ? Il pense : n’importe qui, n’importe qui, pourvu qu’il ne soit pas

absolument indigne. Car il ne s’agit pas cette fois d’un parti brillant, mais

seulement de réparer tant bien que mal le scandale d’autrefois par un second

mariage. Voilà ce qu’il pense. Et, dès l’arrivée de Permaneder, Tom a pris

discrètement des renseignements sur lui, tu peux en être certaine, et comme

ils ont été assez favorables et sûrs, il a considéré la chose comme conclue…

Tom est un politicien, il sait ce qu’il veut. Qui est-ce qui a mis Christian à la

porte ?… Bien que le mot soit dur, Ida, c’est ainsi. Et pourquoi ? Parce qu’il

compromettait la maison de commerce et la famille, et je le fais aussi à ses

yeux, Ida, non par des paroles et des actes, mais par ma seule présence de

femme divorcée. Il faut que cela cesse, il le veut et, en cela, il a raison, et je

ne l’en aime pas moins, grand Dieu, et j’espère bien qu’il y a réciprocité. En

somme, toutes ces dernières années, j’ai désiré ardemment reprendre ma

place dans la vie, car je m’ennuie auprès de mère. Dieu me punisse si c’est

un péché, mais j’ai à peine trente ans et je me sens jeune. Chacun son lot

dans la vie, Ida ; à trente ans, tu avais déjà des cheveux gris, c’est ainsi dans

votre famille, et ton oncle Prahl qui est mort du hoquet…

Elle émit encore quelques considérations cette nuit-là, dit plusieurs fois :

« Enfin, il le faut », et dormit ensuite pendant cinq heures d’un sommeil

doux et profond.