La trinité maudite: Michael Biörn Volume 2 (French Edition)

Chapitre 58

Maya ouvrit les yeux pour découvrir Jake toujours endormi à ses côtés. Elle le trouvait toujours mignon dans son sommeil. Quelques mèches de ses cheveux étaient tombées sur son visage et vibraient à chaque expiration.

Maya n’avait jamais été du genre à se réveiller tard. Les elfes vivaient en harmonie avec la nature et suivaient son rythme.

Elle se leva et alla jusqu’à la cuisine où elle entreprit de préparer du café : une habitude propre aux humains qu’elle avait découverte à l’université, et qui déplairait certainement à son père.

Elle ouvrit le frigo en quête de quelque chose à manger, mais le trouva quasiment vide. N’était-ce pas le rôle du mâle de fournir la nourriture ? Mais son homme à elle possédait d’autres qualités. Maya appréciait tout particulièrement l’ambition de Jake. Davantage encore que son physique agréable…

— Salut, beauté, dit une voix dans son dos.

Maya se retourna avec grâce. Perdue dans ses pensées, elle ne l’avait pas entendu venir.

— Bonjour, mon chéri. As-tu bien dormi ?

— Comme un bébé !

Son sourire la fit fondre intérieurement, mais elle n’en montra rien. Ils avaient une tâche à accomplir et devaient rester concentrés. Le sexe devrait attendre. Ils se rattraperaient plus tard…

— Quel est le programme de la journée ? demanda-t-il en se servant une tasse de café fumant, qu’il commença immédiatement à boire.

— J’ai déjà du mal à concevoir qu’on prenne son café noir, mais que tu sois capable de l’avaler bouillant m’épate carrément, dit Maya avec sérieux.

— J’ai de nombreux talents, ma chérie. Tu devrais le savoir depuis le temps.

Elle sourit et marcha vers lui avant de se hisser sur la pointe des pieds pour l’embrasser avec douceur.

— Alors ? Ce programme ? demanda-t-il à nouveau.

— Nous avons du pain sur la planche, Apollon.

Il la regarda, confus

— On doit aider Olivia à retrouver sa sœur… Ça te dit quelque chose ?

— Je me souviens vaguement d’une discussion à ce propos… Même si je ne vois pas bien comment un simple mortel pourrait être d’une quelconque utilité face à de tels adversaires…

— Dans ce cas, heureusement que je suis là pour t’aider, lança-t-elle d’un air exagérément supérieur.

OceanofPDF.com