Le grand livre de l'hypnose
Les indications
Les indica ons
Appliqué à la pathologie, ce principe permet de mieux comprendre l’extrême polyvalence du phénomène hypnotique en médecine et en psychiatrie : l’hypnose n’est pas seulement utile pour des troubles qui relèvent de ce que l’on considère être de la psychopathologie ou de la psychosomatique. Elle peut être d’une utilité certaine dans la prise en charge des pathologies lourdes à la réalité organique indéniable, puisqu’elle permet au patient de mieux vivre la maladie en changeant la perception qu’il en a. Mieux, elle est capable aussi de modifier la perception que l’on a d’un traitement, diminuant ainsi potentiellement la survenue des effets secondaires des médicaments, et favorisant l’observance du patient, c’est-à-dire sa motivation et son application à prendre le médicament tel que prescrit.
Pour une pathologie organique, la lésion qui provoque le trouble sera vécue différemment selon l’idée que le patient se fait de sa maladie : phénomène bien connu dans le cadre de la douleur chronique, une même lésion provoquera une expérience subjective douloureuse parfois totalement différente selon les individus, en fonction de leur expérience passée, de leurs croyances, de l’anticipation anxiogène, du contexte émotionnel, etc.
Dans le cadre des troubles sans support organique, c’est-à-dire des symptômes qui existent sans qu’il soit possible de mettre en évidence une lésion organique ou un dysfonctionnement, l’hypnose peut faire des merveilles en altérant la perception subjective du problème. Pour une phobie par exemple, l’hypnose offre de changer la perception subjective du patient qui fait qu’un objet (un ascenseur par exemple) est perçu comme une menace.