Le grand livre de l'hypnose
Induction olfactive ou gustative
Plus proche encore des sons traditionnels, une nouvelle mouvance a vu le jour en ce début de e XXI siècle : les sons binauraux. Ce sont des fréquences sonores dispensées à l’aide d’un casque stéréophonique, censées synchroniser l’activité des deux hémisphères cérébraux lors de l’écoute. Certains avancent que l’utilisation de ces stimulations asymétriques auditives aurait un effet sur l’attention, la mémorisation, l’humeur, l’anxiété et le traitement de l’émotion.
L’attention portée sur ces sons n’est pas sans rappeler les conditions d’une induction hypnotique lorsqu’on recommande de s’isoler dans une pièce obscure, de s’allonger confortablement, et de se relaxer convenablement avant de procéder à l’expérience. On ne s’étonnera donc pas d’expérimenter toutes sortes de modifications perceptives pendant l’écoute.
a voix du thérapeute
La stimulation auditive la plus simple et la plus accessible est certainement la voix du thérapeute. On comprend donc pourquoi certains hypnotiseurs entretiennent une voix profonde et monotone : elle capte l’attention et invite le patient à suivre le discours, parfois dénué de sens, qui ne manque pas de produire rapidement une certaine confusion.
Induc on olfac ve ou gusta ve
Elles sont plus rarement utilisées. Elles font appel le plus souvent non pas à la focalisation d’une odeur propre à la pièce (bien que cela soit possible si une odeur particulière marque le lieu telle que l’odeur aseptisée de l’hôpital, l’odeur de l’encens dans un cabinet privé, etc.) mais plutôt au souvenir d’une odeur qui a particulièrement marqué le patient.
Dans ce cas, l’odeur est le plus souvent un canal préférentiel que l’on identifie par les questions adaptées et que l’on exploite au travers d’une technique hypnotique spécifique. Le thérapeute pourra user de suggestions pour favoriser le rappel et l’hallucination de l’odeur évoquée.