Le grand livre de l'hypnose
En psychiatrie
L’hypnose est donc un outil thérapeutique applicable à tous les champs de la médecine et de la psychiatrie puisqu’encore une fois, en hypnose on change la perception, pas la réalité.
En ce sens, l’hypnose ne remplace pas les soins médicaux, ou les traitements indiqués selon les protocoles en vigueur. L’hypnose ajoute à la pratique de soins conventionnelle la dimension du monde de la perception : comment le patient perçoit-il les choses ?
Comme tout un chacun a sa propre perception des choses, tout un chacun accède au monde des représentations, de l’imagination. Dès lors, cette représentation peut être changée, modifiant le vécu de la maladie et de sa guérison. La douleur n’est plus aussi forte, l’accouchement est moins angoissant, la maladie est moins menaçante, l’insomnie n’est plus une fatalité, les avions ne sont plus des engins de mort, les traitements ne sont plus des poisons, etc.
L’hypnose donne au professionnel du soin une compétence supplémentaire pour une prise en charge beaucoup plus globale et personnalisée de l’individu.
Parmi les indications de l’hypnose, que ce soit dans le contexte public ou privé, on peut citer quelques domaines.
En psychiatrie
Dépression, angoisses, état de stress posttraumatique, stress, accompagnement d’un deuil, toxicomanie, phobies, alcoolisme, troubles du comportement alimentaires, troubles du sommeil.
L’hypnose s’intègre parfaitement dans une prise en charge psychothérapeutique. Elle peut être, en outre, employée dans le cadre d’une psychose dès lors qu’elle est pratiquée par des psychiatres, habitués à soigner de tels troubles.
L’hypnose est un outil de choix pour le traitement des addictions : tabac, cannabis, alcool, addictions aux jeux, etc.
En médecine Traitement de la douleur chronique, prise en charge de la douleur aiguë (soins locaux, changements de pansements, chirurgie locorégionale, brûlures), accompagnement des patients dans le traitement des cancers (en particulier pour les patients en chimiothérapie, en limitant les effets secondaires liés aux traitements), problèmes dermatologiques (eczéma, psoriasis, verrues, etc.), allergies, pathologies du stress telles qu’hypertension artérielle, ulcères gastriques, pathologies auto-immunes, asthme, acouphènes, impuissance, frigidité, infertilité, énurésie, préparation à l’accouchement et suites de couches…
ypnose et développement personnel
L’hypnose peut être également utilisée hors du champ psychopathologique, dans ce que l’on nomme « le développement personnel ». Il sera par exemple possible d’user de l’hypnose pour le développement de l’estime de soi, la confiance en soi, la performance dans le domaine de l’art, du spectacle ou du sport, l’atteinte des objectifs.
Dans certains cas, le travail consiste à identifier les croyances limitantes qui se sont développées au détour d’une expérience préalable qui s’est soldée par un échec ou qui a été perçue comme tel. Selon la façon dont l’expérience a été perçue, elle installe une croyance, une pensée qui se généralise et qui caractérise la difficulté ou l’incapacité du sujet à réaliser tel ou tel acte. Cette suggestion auto-imposée, ou imposée par le contexte d’échec, sape les forces de celui qui tente dans le futur de se confronter aux mêmes situations.
L’hypnose intervient comme un excellent moyen de changer la représentation de l’événement racine et surtout de changer la perception de la situation à laquelle le patient doit s’exposer.
Il nous faudrait plusieurs volumes pour aborder de façon exhaustive l’apport de l’hypnose dans chacune de ces indications.
Je me permettrai donc de développer spécifiquement certains champs d’application couramment rencontrés en hypnose médicale.