Le grand livre de l'hypnose

Grégory Tosti · Chapitre 46 sur 182

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Le grand livre de l'hypnose

Même pas mal !

C’est cette substitution qui permet le soin sans douleur.

 

Même pas mal !

En formation en hypno-analgésie, nous sommes toujours émerveillés lorsque les confrères anesthésistes présentent aux étudiants les vidéos de chirurgies réalisées sous hypnose : un enfant entre inquiet au bloc opératoire, l’anesthésiste l’accompagne dans l’hypnose, dans l’imaginaire, et l’enfant est opéré sans douleur. Pour les soignants, il a pourtant subi une intervention chirurgicale avec tout ce que cela peut impliquer de douloureux. L’enfant, lui, aura passé toute la durée de l’opération à par exemple jouer au football avec ses idoles. Accompagné par l’hypnotiseur, il était tellement absorbé dans l’imaginaire que ce dernier est devenu sa réalité : le virtuel (le match de foot) est devenu réel (il en fait l’expérience comme s’il y était vraiment) tandis que le réel (l’acte opératoire) est devenu virtuel (passé au second plan).

Et c’est bien ainsi que fonctionne l’hypnose, en permettant de passer d’un monde à un autre, d’une perception à une autre. Dans l’hypnose, l’imaginaire se substitue au réel partagé. Pour celui qui en fait l’expérience, l’imaginaire est perçu comme le réel tant que dure l’hypnose.

 

imaginaire

En dehors du bloc opératoire, l’imaginaire permet non plus de se soustraire au réel, mais de s’y plonger pour prendre appui sur les ressources à disposition. L’imagination prend alors appui sur le réel et l’habille de nouveaux possibles, en déployant les alternatives expérientielles à partir des germes du changement qui étaient présents mais que, absorbés par nos difficultés, nous n’avions même pas remarqués.