Le grand livre de l'hypnose
Le transfert en hypnose
Comment ressentez-vous que vous êtes là, vraiment là ?
Le simple fait de vérifier si vous êtes là vous ramène présent.
Pratiquez régulièrement cet exercice pendant quelques minutes, en particulier lorsque vous
souffrez d’une douleur physique ou morale. Et notez en quoi vous vous sentez différent.
Il est classique de décréter qu’en hypnose, la résistance doit être respectée. Il ne s’agit pas en effet de la faire « voler en éclats » comme il s’agirait d’abattre un mur pour pouvoir passer son chemin.
L’existence d’une résistance peut révéler quelque chose d’utile à la bonne marche de la thérapie, et le thérapeute sera bien inspiré de reprendre avec le patient quelques éléments de la situation actuelle, de sa perception de la thérapie engagée, et de sa représentation de la possibilité d’une guérison. Pour Erickson, la résistance provient souvent de ce que l’on n’a pas porté une attention suffisante au rythme auquel doit se faire la thérapie pour un individu particulier.
Enfin, il est des résistances nécessaires qu’il ne faudra en rien faire tomber. Patient comme thérapeute font de leur mieux pendant l’hypnothérapie, et si pour une raison quelconque rien ne se passe, il ne faudra pas regretter de différer la thérapie ou d’orienter le patient vers un autre type de prise en charge plus adapté à son mode de fonctionnement.
Le transfert en hypnose
Le transfert est la répétition à l’égard du thérapeute du mode relationnel entretenu habituellement avec autrui. C’est une répétition d’une manière d’être à l’autre avec le thérapeute.
Le terme de transfert ne doit pas être sorti du contexte psychanalytique dans lequel il a été créé. Il n’est pas adéquat de parler de transfert dans le contexte d’une relation patient/médecin, d’un thérapeute, d’un médicament ni même dans le contexte de l’hypnose.
En hypnose, l’action du thérapeute n’a pas grande importance en regard de l’effet du contexte lui-même. L’intention, l’attente et l’énergie déployées par le patient donne au contexte une puissance agissante qui va bien au-delà de l’action que peut avoir le thérapeute.