Le grand livre de l'hypnose

Grégory Tosti · Chapitre 48 sur 182

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Le grand livre de l'hypnose

Chapitre 8 : Les phases de l’hypnose

Chapitre 8

 

Les phases de l’hypnose

 

N OUS SAVONS MAINTENANT QUE POUR ENTRER DANS LE PROCESSUS, et d’une manière générale pour que le changement se fasse, il faut lâcher la cognition pour lâcher le contrôle.

Lâcher l’illusion que notre volonté et notre mental sont pour quelque chose liés au changement. Si c’était le cas, nous irions mieux spontanément et n’aurions pas besoin de consulter un thérapeute. Si vraiment la raison et la logique étaient à chaque fois seules nécessaires à l’arrêt du tabac, à la régulation du stress, à résoudre l’insomnie ou à soigner une dépression, il y a bien longtemps que les cabinets des thérapeutes seraient vides. Nous avons tous connu, à un moment donné de notre vie, les bons conseils de proches pour nous inciter à nous sortir d’une perception pénible : « tu devrais… », « il suffit de… », « tu n’as aucune raison de te sentir… », « tout va bien dans ta vie… », « c’est normal… », « vois les choses en face… », « mais remue-toi !… », « cesse de ruminer… ».

Et pourtant, ces bons conseils, s’ils ont au moins le mérite d’objectiver une situation, n’ont malheureusement aucun effet sur la perception qui est la nôtre à ce moment précis de notre existence: il s’agit donc de distinguer clairement et honnêtement la raison et la perception qui nous est personnelle. L’hypnose nous permet de modifier notre propre perception, parce qu’elle nous amène dans un autre registre que celui de la raison seule.

 

Se laisser transformer Pour guérir dans l’hypnose, il n’y a pas de besoin de contrôler les exercices proposés par le thérapeute. À un moment donné de la thérapie, le patient va devoir devenir l’observateur de ce qui se passe en lui pendant le changement : dans l’hypnose, il ne s’agit pas de transformer mais de se laisser transformer. La différence est essentielle.