Le grand livre de l'hypnose
Un état ?
connaissons dans la vie quotidienne1.
Par ailleurs, l’hypnose a largement souffert de l’image que véhicule son utilisation dans le contexte du music-hall. Alors que l’hypnose thérapeutique est une hypnose qui soigne et qui rend au patient sa liberté, l’hypnose de spectacle transforme les spectateurs en pantins qui exécutent les ordres de l’hypnotiseur.
L’hypnose thérapeutique, elle, utilise cette vigilance propre à l’état hypnotique pour favoriser la survenue de modifications perceptives.
Le terme même d’hypnose présente donc un biais et ne peut nous aider à définir précisément en quoi consiste le phénomène.
Si l’on s’intéresse aux définitions les plus couramment retrouvées dans la littérature, on retrouve d’abord en abondance la définition suivante de l’hypnose : « L’hypnose est un état de conscience modifié ».
Cette définition est en elle-même insuffisante à définir l’hypnose et induit une confusion pour les praticiens comme pour les patients.
En outre, elle ne nous éclaire en rien sur les propriétés réorganisatrices de l’hypnose qui permettent de guérir une dépression de plusieurs années, de faire tomber une phobie, ou de lâcher une addiction en une seule séance.
Un état ?
Nombre d’hypnotistes se réfèrent donc à la définition de la British Medical Association (1955).
hypnose selon la Bri sh Medical Associa on
« Un état passager d’attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une autre personne et dans lequel différents phénomènes peuvent apparaître spontanément, ou en réponse à différents stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et