Le nouveau régime IG diabète

Angélique Houlbert Jacques Médart · Chapitre 15 sur 158

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Le nouveau régime IG diabète

Des distinctions dépassées

et au galactose, ils sont tout simplement

transformés en glucose par le foie.

 

La glycémie se mesure généralement en grammes de glucose par litre de

sang. Normalement, les valeurs fluctuent, en fonction des apports alimentaires, entre 0,7 et 1,8 g/l (ces chiffres peuvent être largement supérieurs chez le diabétique en déséquilibre).

 

DES DISTINCTIONS DÉPASSÉES

 

Jusqu’au milieu des années 1970, on croyait que tous les glucides avaient des effets similaires sur la glycémie. Les diététiciens utilisaient alors des tables d’équivalence. Par exemple, le fait qu’une petite pomme ou 75 g de riz cuit ou 100 g de pommes de terre ou 20 g de sucre ou encore une tranche de pain contiennent chacun à peu près 20 g de glucides rendait ces aliments interchangeables.

On a également développé la notion de « sucres lents » et de « sucres

rapides » selon le principe qui voudrait que les aliments riches en « sucres » rapides (le sucre lui-même et le « sucre » des fruits) entraînent une élévation rapide et brutale de la glycémie alors que les « sucres lents », composés essentiellement d’amidons (pain, pâtes, riz, pommes de terre…) provoqueraient une élévation plus tardive, moins intense et plus prolongée du taux de glucose sanguin. C’est ainsi que les « sucres lents » ont acquis leur bonne réputation : ils ne feraient pas grossir et symbolisent par excellence l’alimentation idéale du sportif. Et ce qui est sportif est bon (nous voici à nouveau dans le domaine du discours court, progressiste et brillant).

Ces notions sont complètement fausses. Elles ont toutefois la dent dure et

continuent à être véhiculées dans de nombreux articles et recommandations diététiques de tout acabit.

Beaucoup d’aliments classés dans la catégorie des glucides sont, en fait, constitués d’un mélange de glucides ou d’un mélange de glucides avec d’autres nutriments. Par exemple, un biscuit, fabriqué à base de sucre, de chocolat, de farine, d’œufs, et de matières grasses contient du saccharose, des amidons, un peu de protéines et beaucoup de graisses sous forme de triglycérides (jusqu’à 30 % de matières grasses : comme de la saucisse !). Les fruits contiennent presque toujours un mélange de fructose, de glucose et de sucre, voire même des amidons pour quelques-uns d’entre eux. Beaucoup d’aliments glucidiques renferment également des fibres, c’est-à-dire des glucides qui ne peuvent pas être digérés par notre système digestif. Les farines de blé, de seigle

ou de maïs ne renferment pas les mêmes types d’amidons (lire « Qu’est-ce qui

détermine l’IG d’un aliment ? »).

Ces compositions variées des aliments glucidiques entraînent des élévations de la glycémie fondamentalement différentes.

 

André, 45 ans

 

Mon ami André est diabétique depuis l’enfance. Il est passé maître dans l’art

d’ajuster ses doses d’insuline, en fonction des glucotests qu’il réalise.

Il y a quelques jours, il avait dosé son taux de glucose dans la matinée après

avoir mangé un peu de ciabatta (vous savez, ce pain italien) au petit déjeuner

et, à son grand étonnement, avait constaté une glycémie nettement supérieure

à 2 g alors qu’habituellement celle-ci est très bonne à ce moment de la journée.

Il faut dire que c’est la première fois qu’il goûte au ciabatta. D’habitude, il

mange du pain complet au petit déjeuner.

Étonnant ? Non : question d’index glycémique !

 

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