Le nouveau régime IG diabète
La présence de fibres
D’autres éléments interviennent encore pour expliquer des valeurs d’IG très différentes pour des aliments qui paraissent semblables à première vue,
notamment la présence de fibres, et surtout de fibres hydrosolubles qu’on trouve dans de nombreux fruits et légumes mais aussi dans certaines céréales. La présence de ce type de fibres entraîne une diminution de l’IG qui explique, par exemple que les pains contenant de l’avoine ou du seigle ont un index glycémique inférieur à celui des pains les plus courants, préparés à base de farine de blé.
LA MATURITÉ DES FRUITS
Le degré de maturation joue également un rôle. En effet, certains fruits, comme la banane et la pomme renferment des amidons qui se transforment progressivement en glucose avec un accroissement progressif de l’IG. Par exemple, celui d’une banane verte (40) peut monter progressivement à 65 pour une banane très mûre. Pour la même raison, l’IG des pommes de terre nouvelles est inférieur à celui des pommes de terre conservées.
À
À RETENIR
La notion d’IG a complètement bouleversé les notions de « sucres lents » et de « sucres
rapides ». Les véritables « sucres lents » sont représentés par les légumes secs : fèves,
flageolets, lentilles, haricots rouges et blancs, pois cassés, pois chiches… dont la
consommation est en constante diminution dans les pays industrialisés.
Le pain blanc et la pomme de terre, autrefois considérés comme des « sucres lents », ont des
IG particulièrement élevés pour des quantités très modérées.
C’est aussi le cas de la plupart des céréales pour petit déjeuner.
Ceci dit, certaines critiques ont été émises vis-à-vis des IG. Certaines sont justifiées, d’autres ne le sont pas du tout.
F A U T - I L V R A I M E N T É V I T E R L E S F R U I T S ?
Des chercheurs danois ont voulu savoir quel était l’effet des fruits sur la santé des diabétiques.
63 patients avec un diagnostic récent de diabète ont été séparés en deux groupes. Le premier a reçu des conseils nutritionnels, et il lui a été demandé de manger au moins deux portions de fruits par jour, alors que l’autre groupe recevait aussi des conseils nutritionnels, mais avec la recommandation de ne pas manger plus de deux portions de fruits par jour.
Le groupe « plus de fruits » a augmenté sa consommation quotidienne de fruits de 125 g, alors que le groupe « moins de fruits » l’a réduite de 51 g. La différence correspond à deux portions par jour. Les résultats publiés dans Nutrition Journal en mars 2013 montrent que le principal indicateur mesuré, l’hémoglobine glyquée (HbA1c), a baissé dans les deux groupes. Il y a eu aussi une baisse du poids et du tour de taille dans les deux groupes. Mais au final, le groupe qui consommait moins de fruits n’a pas enregistré de bénéfices par rapport au groupe qui en mangeait le plus. Les chercheurs ont même observé une tendance à une plus grande baisse du poids et une plus grande diminution du tour de taille dans ce dernier groupe. Les chercheurs concluent que l’on ne devrait pas demander aux diabétiques de restreindre leur consommation de fruits.
Notre avis : Une attitude de bon sens consiste à gérer la charge glycémique de la ration journalière comme nous vous l’expliquons dans ce livre. Pour ce qui est des fruits, à titre d’exemple, la charge glycémique d’une banane de 100 g est pratiquement équivalente à celle d’une pomme de 200 g ! Enfin attention : fruits et jus de fruits (même smoothies, même pressés à la maison), ce n’est pas pareil. Les fruits devraient être consommés entiers.
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