Le nouveau régime IG diabète
La charge glycémique : le nouvel outil du diabétique
LA CHARGE
GLYCÉMIQUE :
LE NOUVEL OUTIL
DU DIABÉTIQUE
glycémique P UISQUE LA QUALITÉ DES GLUCIDES NE SUFFIT PAS À connaître l’élévation de la glycémie, une notion complémentaire a été développée : la charge .
Dans les conditions normales, chez une personne non diabétique, après la
prise d’un aliment glucidique, la glycémie s’élève à un certain niveau qui entraîne la sécrétion d’insuline. Celle-ci permet l’évacuation du « trop-plein » de glucose vers les muscles. Si le même individu consomme une quantité double de cet aliment glucidique, l’élévation de sa glycémie sera à peine supérieure. Pourquoi ? Parce qu’il libère alors une quantité beaucoup plus importante d’insuline (grosso modo, le double) qui permet une évacuation plus importante du glucose
Faisons une expérience. Elle ressemble très fort au test qui a été utilisé pour
déterminer l’IG des aliments.
Prenons une personne non diabétique le matin, à jeun. Prélevons-lui du
sang et mesurons sa glycémie et son taux d’insuline. Demandons-lui alors d’avaler une boisson contenant exactement 35 g de glucose (c’est très écœurant). Comme notre cobaye pèse 70 kilos, cette « charge » de glucose pur représente donc pour lui un apport de 0,5 g de glucose par kilo de poids corporel.
Continuons à mesurer sa glycémie et son insuline. La glycémie monte suite au passage de glucose dans le sang pour atteindre un pic après plus ou moins une heure (courbe grise ci-dessous). Grâce à l’action de l’insuline libérée dès la montée de sa glycémie (courbe grise ci-contre), celle-ci descend et revient lentement au point de départ. Cette régulation du taux de glucose sanguin, grâce à l’action de l’insuline, a pris, en tout, un peu plus de trois heures.
Le lendemain matin, sollicitons à nouveau notre cobaye et réalisons le même test mais cette fois avec une ration double : 70 g de glucose, soit 1 g par kilo de poids corporel.
Surprise : la glycémie de notre ami-cobaye monte à peine plus haut et redescend à peu près à la même vitesse que la veille alors que la quantité de glucose consommée est double (courbe noire ci-dessous).
Que s’est-il passé ? Notre cobaye n’est pas diabétique : il a contrôlé sa glycémie en libérant beaucoup plus d’insuline (courbe noire ci-contre). Le niveau de celle-ci a pratiquement doublé lorsqu’il a avalé ses 70 g de glucose.
Après la prise de 1 g de glucose/kg, l’élévation de la glycémie est pratiquement la
même qu’après la prise de 0,5 g/kg.