Le nouveau régime IG diabète
La gestion des graisses : encore l’insuline !
« Fermons aussi les robinets de distribution du glucose ! » ordonne l’insuline au foie afin de diminuer fortement la fabrication de glucose et sa libération.
« Pas de gaspillage de glucose ! » intime l’insuline au foie et aux muscles afin qu’ils profitent de l’arrivage de glucose pour reconstituer des stocks de réserve en fabriquant du glycogène.
Si les stocks de réserve en glycogène sont complets (rappelons qu’ils ne représentent que quelques dizaines de grammes au niveau du foie et quelques centaines de grammes au niveau des muscles), le glucose en excès peut être transformé en triglycérides au niveau des cellules graisseuses et participer ainsi à la fabrication de graisses de réserve.
LA GESTION DES GRAISSES : ENCORE L’INSULINE !
La digestion de la graisse du beurre et du jambon de notre sandwich est un peu
plus lente mais aboutit à l’extraction de leurs triglycérides (lire « L’énergie
provient aussi des graisses »). Ces derniers ne peuvent pas passer tels quels dans le sang puisqu’ils ne sont pas solubles dans un milieu aqueux.
Qu’à cela ne tienne, l’intestin leur fabrique rapidement des véhicules de
transport semblables aux autobus de protéines synthétisés par le foie (lire « Le
transport des triglycérides »). Les triglycérides y embarquent en même temps que le cholestérol présent dans le beurre et dans le jambon. Ces nouveaux autobus, appelés « chylomicrons », passent d’abord dans la circulation lymphatique puis dans le sang. Ils parcourent alors toute la circulation sanguine et, comme les autobus LDL, libèrent, au fur et à mesure de leur périple, leur contenu en triglycérides et en cholestérol. Finalement, ils s’en retournent au foie où ils sont recyclés.