Le nouveau régime IG diabète
Quand la charge glycémique augmente, le ventre s’arrondit
Prenez une population de rats. Nourrissez-les à volonté pendant six mois
d’une alimentation riche en graisses : vous constaterez une augmentation de leur poids corporel de 20 %, alors qu’une alimentation riche en saccharose et en glucides raffinés provoquera une prise de poids de 40 %. C’est ce dernier modèle que des chercheurs américains ont baptisé « rat-cafétéria ».
Enfin, et ce n’est pas le moindre facteur, l’alimentation du rat-cafétéria est
bon marché, se conserve et se trouve sans cesse à portée de main. Il ne faut plus partir à la recherche de sa pitance comme c’était le cas autrefois. Aujourd’hui, le descendant des chasseurs-cueilleurs s’égare dans les allées des supermarchés et, pour se repaître, il lui suffit de tendre la main vers ses armoires pendant la publicité télévisuelle. Confortablement installé dans son fauteuil, ses muscles sédentaires métabolisent mal les glucides qu’il vient d’ingérer.
En attendant, d’après un rapport récent du Collège Royal de Médecine de
Londres, 25 % des « 20–30 ans » et plus d’une personne sur deux au-delà de la quarantaine, présentent une surcharge pondérale relativement importante : charge glycémique et surcharge pondérale sont intimement liées.
Quand on sait que, chaque année, 65 % des dames et 30 % des messieurs
essaient tant bien que mal de maigrir, le moins que l’on puisse dire est qu’il y a problème !
QUAND LA CHARGE GLYCÉMIQUE AUGMENTE, LE VENTRE S’ARRONDIT
Il faut savoir que les adipocytes situés au niveau du ventre et autour des organes abdominaux sont les plus sensibles à l’action de l’insuline. Or, comme nous l’avons vu, les aliments à charge glycémique élevée entraînent des sécrétions insuliniques importantes. Et ce sont justement les aliments dont la consommation s’accroît sans cesse. S’y ajoute une consommation de plus en plus importante de « mauvaises graisses ».
Combinées à des apports en graisses de mauvaise qualité, les charges glycémiques massives et répétées sont responsables de l’obésité « pomme », elle-même étroitement liée à l’apparition du diabète de type 2. Charges glycémiques répétées et mauvaises graisses entretiennent également ce diabète.
Par comparaison avec le paradigme de l’œuf et de la poule (lequel des deux est apparu le premier ?) on peut dire avec certitude que, dans l’énorme majorité des cas, le dépôt graisseux abdominal, lié au phénomène d’insulinorésistance, précède l’apparition du diabète de type 2. Il constitue même le point de départ de son développement.
Ajoutons que la prise de poids de type « pomme » est également favorisée
par le stress, la consommation de boissons alcoolisées (lire l’encadré « Que faut-
il penser des compléments d’antioxydants ») et l’âge.
* Littéralement : « les grignoteurs de glucides »
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