Le nouveau régime IG diabète

Angélique Houlbert Jacques Médart · Chapitre 22 sur 158

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Le nouveau régime IG diabète

Mes réponses aux critiques sur l’IG

MES RÉPONSES AUX

CRITIQUES SUR L’IG

 

quelques critiques. S I ELLE A RÉVOLUTIONNÉ LE MONDE DE LA NUTRITION, LA notion d’index glycémique, comme beaucoup de concepts scientifiques, essuie

Ainsi, un des sujets qui fait débat est la variabilité des IG en fonction des interférences qui peuvent se produire lors de la prise simultanée de différents aliments au cours d’un même repas.

Par exemple, comme nous l’avons déjà évoqué, l’association d’aliments glucidiques avec des matières grasses entraîne une baisse de l’IG moyen du repas. Il n’en reste pas moins vrai que, toutes autres conditions égales par ailleurs, un aliment à index glycémique élevé entraînera toujours une élévation glycémique proportionnellement plus importante que celle résultant de la consommation d’un aliment à IG bas. Ainsi, un sandwich composé de pain blanc beurré accompagné de salami entraînera une élévation glycémique plus marquée qu’un sandwich composé de pain intégral avec le même accompagnement.

Par ailleurs, on a pu démontrer que ces influences gardaient un caractère mineur.

 

PAS LE MÊME IG POUR TOUT LE MONDE ?

D’autres critiques se sont élevées à l’encontre des IG, notamment le fait que ceux-ci, déterminés sur des groupes de 6 à 12 personnes après une nuit de jeûne, peuvent être influencés par des variations individuelles ainsi que par des différences dans la composition des aliments. Toutefois, de nombreuses études montrent une assez grande cohérence dans les résultats : les différences de valeurs enregistrées maintenant dans le monde entier n’excèdent le plus souvent pas 10 points selon les aliments testés.

Ceci dit, rappelons que les IG sont établis, pour chaque aliment testé, sur

un apport de 50 g de glucides par ce même aliment.

Prenons quelques exemples.

La pastèque affiche un IG élevé mais, très riche en eau, elle ne renferme en

moyenne qu’un peu plus de 6 g de glucides par 100 g. Pour réaliser le test d’index glycémique, près de 800 g de pastèque sont donc nécessaires. Or cette quantité est rarement consommée dans l’alimentation courante.

Dans le même ordre d’idée, les carottes ont un IG nettement supérieur à

celui de la majorité des autres légumes. Cependant, dans la mesure où elles ne contiennent qu’un peu plus de 8 g de glucides par 100 g, il faut en manger plus de 600 g pour tester leur IG : fameuse portion !

Encore un exemple : l’IG du sucre de table est qualifié de modéré (68).

Dans la mesure où chaque morceau de sucre est composé de 5 g de saccharose pur, il faut donc ingérer 10 morceaux de sucre pour mesurer son IG. C’est rarement le cas en une seule prise.

A l’inverse, l’IG des pommes frites, même élevé, est déterminé après

l’ingestion d’une portion de 125 g souvent dépassée dans la pratique (une portion courante correspond en effet à peu près à 250 g et une barquette géante atteint parfois le demi-kilo !).

L’IG d’un aliment glucidique ne reflète donc pas l’élévation de la glycémie

produite par des portions différentes de celles utilisées pour la détermination de l’IG de cet aliment (c’est-à-dire une portion contenant précisément 50 g de glucides).

 

Les IG donnent donc essentiellement une idée de

la qualité d’un glucide et permettent de

relativiser la fameuse appellation « sucres lents

et sucres rapides ». Mais ils ne tiennent pas

compte de la quantité d’aliments ingérés.

 

La notion de quantité est pourtant fondamentale pour un diabétique : il ne suffit pas de savoir que l’IG de la pomme de terre bouillie est de 88 pour connaître l’élévation glycémique qui se produira selon qu’on en consomme une ou dix ! A titre de comparaison, nous avons beau savoir qu’un vin titre à 12 ° d’alcool, ça ne nous permet pas d’en déduire quel sera notre degré d’ivresse après en avoir bu un seul verre une bouteille entière ! Des calculs complémentaires sont nécessaires.

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