Le nouveau régime IG diabète
Plutôt pomme ou plutôt poire ?
Au contraire, le diabétique de type 2 synthétise généralement trop d’insuline. Cette situation, comme nous l’avons vu, découle principalement du
fait que le glucose pénètre mal dans les muscles (lire Annexe 1). Dès lors, le pancréas doit libérer plus d’insuline pour tenter d’ouvrir les portes qui permettent au glucose de pénétrer dans les cellules musculaires. Cette insuline en excès, qui tente de « forcer la barrière », continue, par contre, à agir parfaitement bien sur le stockage de graisse : elle stimule la lipogenèse, donc la prise de poids et freine la lipolyse, c’est-à-dire la libération des réserves.
PLUTÔT POMME OU PLUTÔT POIRE ?
On distingue habituellement deux grands types morphologiques d’obésité : l’obésité « poire » et l’obésité « pomme ».
Le premier est caractérisé par un dépôt de graisse siégeant surtout au niveau de la partie basse du corps, c’est-à-dire au niveau des cuisses et des fesses. On qualifie aussi l’obésité « poire » d’obésité gynoïde car elle est plus fréquente chez la femme.
L’obésité « pomme » se distingue de la précédente par un dépôt gras siégeant préférentiellement au niveau du ventre. En principe plus fréquente chez l’homme que chez la femme, on la qualifie d’obésité androïde. En principe seulement car, en quelques décennies, l’obésité « pomme » est devenue presque aussi fréquente chez les dames que chez les messieurs. Et c’est elle qui favorise l’apparition du diabète de type 2.
L’obésité pomme est définie par un rapport entre tour de taille et tour de hanches supérieur à 1 chez l’homme et à 0.8 chez la femme.
Plus simplement, on considère que le tour de taille ne devrait pas
dépasser 94 centimètres chez l’homme et 80 centimètres chez la femme. Ces critères sont pratiquement plus importants que le poids proprement dit.
Lucien, 55 ans
Lucien est instituteur. C’est un homme très sérieux qui ne boit jamais de bière ni d’alcool, mange quotidiennement des légumes frais qui proviennent de son jardin. Ils sont préparés « nature », cuits à l’eau. Sa consommation de graisses est limitée (il tartine son pain de margarine allégée et ne prend jamais de sauce), il boit peu de café (toujours avec de l’édulcorant), mange peu de viande et, préoccupé de son hygiène alimentaire, veille à ses apports en vitamines et en « sucres lents ».
Ces dernières années, il vient de prendre 10 kilos qui l’amènent à 84 kilos (et un bedon disgracieux) pour 1 m 75.
Ses besoins caloriques théoriques peuvent être estimés à 2 600 kcal, compte tenu de son activité physique (il cultive son potager et promène son chien tous les jours en marchant d’un bon pas).
Le bilan alimentaire de Lucien se présente de la façon suivante :- Au petit déjeuner, 3 tranches de pain blanc grillé, avec un peu de margarine allégée et de confiture maison, un verre de lait chocolaté et une tasse de café au lait. 2 croissants le dimanche.
- Dans la matinée, il lui arrive de prendre une gaufre au sucre, deux à trois fois par semaine tout au plus, et un berlingot de jus d’orange. - A midi, immuablement, 4 tranches de pain blanc, 2 au fromage, 2 au jambon, une limonade.
- Après-midi, 2 petits biscuits avec le café.
- Lucien n’aime pas trop la viande. Au dîner, il se contente de 100 g de steak ou de viande blanche cuits avec un soupçon de matières grasses, parfois un peu de poisson, une petite portion des très bons légumes de son potager, préparés nature,