Pranayama

Andre Van Lysebeth · Chapitre 115 sur 145

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Pranayama

Chapitre 35

 

Mula bandha

 

Quelles que soient les considéra ons philosophiques et autres qu'on peut relier aux pôles "espèce" et "individu" chez l'être humain, les bénéfices purement physiologiques que Mula Bandha procure s'expliquent anatomiquement et suffisent à en jus fier la pra que dans le prânayâma. C'est pourquoi avant d'aborder son étude pra que, nous ferons une nouvelle incursion dans le domaine de l'anatomie et de la physiologie.

La commande nerveuse de notre organisme est assurée d'une part par le système nerveux de la vie consciente et volontaire, et d'autre part par le système nerveux autonome qui freine ou accélère selon le cas, le fonc onnement des viscères. Ce système nerveux, qualifié d'autonome parce qu'on le supposait en èrement indépendant du système nerveux volontaire, se subdivise à son tour en deux branches :

1) le sympathique, qui longe la colonne vertébrale depuis les vertèbres

dorsales jusqu'aux deux premières vertèbres lombaires et innerve

notamment le cœur, dont il accélère les ba ements. Il commande

aussi le tube diges f et ses glandes annexes.

2) le parasympathique, ou nerf vague, qui part du bulbe céphalo-

rachidien, à la base du cerveau, innerve lui aussi ces mêmes organes à

peu d'excep ons près.

Sympathique et parasympathique sont antagonistes. Le vague ralen t les ba ements du cœur, le fait ba re puissamment et lentement. Ainsi, à coups d'accélérateur ou de frein, l'organisme viscéral réagit et s'adapte aux circonstances avec infiniment de sensibilité.

Cela est bien connu et nous en avons déjà parlé. Mais ce tableau est incomplet ! Il y a un grand "oublié" : le parasympathique pelvien.

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