Pranayama
Stimulation de la Respiration Intracellulaire
L'objec f immédiat des divers exercices de prânayâma avec kumbhaka est de s muler la respira on interne. Il est bon de rappeler qu'il existe deux types de respira on.
— la respira on pulmonaire ou externe, qui s'effectue dans les poumons. Elle inclut tous les mécanismes nerveux et musculaires nécessaires à l'entrée de l'air extérieur dans les poumons, les processus d'échange gazeux dans les alvéoles et le rejet de l'air usé. La respira on externe habituelle ne comprend que deux phases : l'inspira on et l'expira on. Les yogis y introduisent deux autres phases, et la respira on comprend alors 4 temps, dans l'ordre :
1. Rechaka - Expira on (phase la plus importante)
2. Kumbhaka à vide
3. Puraka - Inspira on (dont l'efficacité dépend de la première)
4. Kumbhaka à poumons pleins.
De la modifica on de chacune de ces phases naissent les divers exercices de prânayâma. Du point de vue du prânayâma, les phases de réten on sont les plus importantes tant physiologiquement que psychologiquement, les autres n'ayant de sens qu'en fonc on de celles-là.
— la respira on interne ou cellulaire, la seule vraie respira on -souvent méconnue -, puisqu'elle cons tue le but réel de la respira on externe, a lieu dans chaque cellule. En effet, toute cellule en contact avec l'oxygène l'absorbe ; par l'oxyda on de certains cléments cellulaires, de l'énergie est libérée, avec produc on de CO2 (anhydride carbonique) que la cellule reje e. S muler la respira on cellulaire est l'objec f primaire du prânayâma, qui s'accompagne d'une produc on accrue de chaleur interne, par l'ac va on des combus ons intracellulaires.
Les exercices devraient donc être poursuivis jusqu'à transpira on profuse. En fait, dans nos climats tempérés, la transpira on se produit beaucoup moins vite qu'en Inde ; il faut, pour la provoquer, une ne e sensa on d'éléva on de la température du corps. Il en résulte une "magné sa on" du corps, une revitalisa on au sens le plus strict, par l'ac va on des processus biologiques de combus on intracellulaires. L'énergie dégagée, le prâna libéré est disponible pour des fins psychophysiologiques élevées, dont nous aurons l'occasion de reparler.
L'Occidental sédentaire, vivant dans l'air immobile des locaux d'habita on, a peu d'occasions d'ac ver la respira on cellulaire. Celle-ci produit un coup d'accélérateur, qui s mule les processus normaux et vitaux dans toutes les cellules de l'organisme. La pra que régulière assure un bon dynamisme physiologique, améliore le tonus vital et permet de résister à tous les stress et épreuves de la vie. Il ne s'agit pas d'un coup de fouet ni d'une s mula on fac ce, mais d'une revitalisa on en profondeur.
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