Pranayama
Effets de Kapalabhati
Voici les principaux effets de Kapâlabhâ :
Rejet de l'air résiduel
Même la respira on yogique complète ne vide pas totalement les poumons de l'air résiduel, cet air vicié qui demeure dans les poumons même après l'expira on. Par contre, la succession rapide d'expulsions brusques de Kapâlabhâ y parvient, et cons tue donc un procédé de ne oyage total des poumons. Il représente une excellente préven on contre les a eintes de la tuberculose.
CO2
Kapâlabhâ provoque un rejet massif de CO2, dont le taux dans le sang baisse rapidement. Il s'en suit un décrassage total de l'organisme si l'exercice est poursuivi pendant deux à trois minutes. Ce e diminu on du taux de CO2 dans l'organisme est anormale, mais elle est bénéfique. De plus, le taux normal de CO2 se rétablit automa quement et très vite après la cessa on de l'exercice. Logiquement, il semblerait donc, à première vue, que l'exercice soit sans u lité, puisque très rapidement le taux de CO2 dans le sang retrouve son niveau habituel. L'avantage en est que quand le sang circule lentement et que le taux de CO2 est normal, les cellules ne se débarrassent pas aussi facilement de celui qu'elles produisent en vivant. La chute temporaire du taux de CO2 sanguin donne l'occasion aux cellules de rejeter rapidement le leur.
Oxygène
Parallèlement, pendant Kapâlabhâ , le sang se sature d'oxygène. Les cellules s'empressent d'en fixer leur part et de rejeter leur CO2 (voir ci-dessus). Il en résulte un accroissement de l'ac vité cellulaire, spécialement importante chez le civilisé sédentaire. Kapâlabhâ s mule ainsi la respira on cellulaire, ce qui se manifeste par une sensa on de chaleur dans tout le corps. L'homme naturel vivant à l'état sauvage dans la nature, se dépense suffisamment physiquement pour maintenir automa quement une bonne ac vité métabolique des cellules. Le civilisé vivant au ralen a besoin quo diennement de ce supplément d'oxygéna on du sang et de ce coup d'accélérateur de la respira on cellulaire.
Circula on sanguine
J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises d'a rer l'a en on du lecteur sur le rôle du diaphragme en tant qu'ac vateur de la circula on sanguine. Il joue le rôle de cœur veineux. Ce rôle est encore plus important pour le civilisé dont les contrac ons musculaires sont beaucoup moins fortes que chez l'homme naturel et dont par conséquent la circula on veineuse de retour s'effectue en permanence au ralen , ce qui se répercute automa quement sur le débit cardiaque en sang artériel. Kapâlabhâ , transforme le diaphragme en pompe à grand débit, aspirant du sang veineux. Tout le sang veineux est recyclé et réoxygéné. Il en résulte, après une pra que de deux ou trois minutes, une vibra on de tous les ssus. Tout l'organisme tressaille sous l’effet de Kapâlabhâ .
Les adeptes du Kundalini yoga u lisent la pra que très prolongée de Kapâlabhâ pour ac ver les centres d'énergie spirituelle correspondant à ce e force cosmique qui demeure latente chez l'homme ordinaire. C'est pourquoi les adeptes qui pra quent un yoga à but spirituel, loin d'être dispensés de la pra que de Kapâlabhâ et d'autres exercices de prânayâma, doivent au contraire les pra quer avec plus de vigueur et de durée que les adeptes qui ne poursuivent qu'un but hygiénique ! En Occident, on aurait tendance à supposer le contraire !
Kapâlabhâ produit une intense ac vité prânique dans l'organisme, c'est pourquoi les adeptes qui pra quent Kapâlabhâ pendant de longues minutes sont tenus à exécuter cet exercice en Lotus. Les réac ons de l'organisme peuvent être très violentes et se traduire par des secousses dans tout le corps. Il faut alors que les jambes soient solidement nouées en Lotus. Il est évident qu'une pra que poussée à ce point n'est autorisée que sous la surveillance directe d'un Guru éclairé (il l'est par défini on !). Le danger est assez théorique en Occident, car ces réac ons ne se produisent qu'après une pra que si intense qu'elle est hors de la portée de l'Occidental dont les muscles abdominaux seraient fa gués, épuisés, avant d'en arriver au seuil dangereux.
Poumons
Kapâlabhâ purifie et entre ent la souplesse de l'éponge pulmonaire. Les échanges deviennent plus ac fs.
Diaphragme
En fait, le diaphragme par cipe très intensément à Kapâlabhâ , mais d'une façon passive. En effet, ce n'est pas la contrac on de sa propre ceinture musculaire qui l'ac onne : ses mouvements sont produits par le fait que la sangle abdominale repousse les viscères abdominaux vers l'arrière et vers le haut. Le diaphragme est ainsi "manipulé" par la sangle abdominale, par l'intermédiaire des viscères. Il est donc très ac f, mais sans contrac ons musculaires de sa part ! Kapâlabhâ entre ent la mobilité et la souplesse du diaphragme, dont l'importance vitale ne saurait être sures mée.
Sangle abdominale
Kapâlabhâ procure un excellent contrôle de tous les muscles de la sangle et tout par culièrement des grands droits, qui gagnent en force autant qu'en souplesse, ce qui est par culièrement important pour la qualité de la musculature abdominale. De plus, l'ac vité de la sangle abdominale tend à éliminer les dépôts de graisse sur la paroi abdominale. Les ssus
indésirables (cellulite, graisse excédentaire etc.) tendent à disparaître par oxyda on grâce à la pra que régulière de Kapâlabhâ et des autres exercices de prânayâma.
Organes abdominaux
Tous les viscères de la cavité abdominale sont tonifiés, sans excep on, et massés d'une façon physiologique. C'est par culièrement le cas du tube diges f et de ses glandes annexes. La diges on devient plus ac ve et ne
traîne pas, ce qui évite ce e sensa on de lourdeur après les repas [46]. Kapâlabhâ ac ve aussi le péristal sme intes nal et lu e contre la cons pa on, qu'elle soit de nature spas que ou atonique.
Système nerveux
Kapâlabhâ a des effets très profonds sur le système nerveux neurovégéta f en par culier. L'hyperoxygéna on du sang, combinée avec la baisse du taux de CO2, qui est l'excitant naturel du centre respiratoire, apaise celui-ci, ce qui se répercute sur l'ensemble de ce système neurovégéta f. Kapâlabhâ cons tue pour l’en èreté du système nerveux un tonique sans pareil.
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