Pranayama
Chapitre 5
Prâna et cosmonautes
En diffusant le yoga et ses techniques, je m'efforce... de ne rien inventer et j'essaie de serrer d'aussi près que possible l'esprit et la le re du yoga, puisant aux sources les plus authen ques, auxquelles il m'arrive d'avoir accès, en y ajoutant le produit de ma propre expérience s'étendant sur plus de 25 ans. Ma contribu on se situe donc surtout dans le domaine de la "cuisine" : le yoga me fournit la ma ère première que j'accommode aux goûts et aux besoins de l'Occident pour la rendre appé ssante. C'est tout.
Un de mes apports personnels : j'ai bien l'impression d'avoir été le premier à établir une corréla on entre certaines découvertes scien fiques et la théorie yogique du prâna. M'appuyant sur des recherches occidentales, effectuées sans aucun lien avec le yoga, j'ai la convic on qu'une des formes, sinon LA forme principale du prâna atmosphérique est cons tuée par les ions néga fs libres, ces minuscules paquets d'énergie électrique véhiculés par les atomes d'oxygène de l'air, et que ce e énergie est
assimilée par notre organisme [9].
Un auteur a cru pouvoir iden fier le prâna à l'ozone, voire même aux gaz rares (néon, argon, etc.). C'est une opinion que je ne partage pas, car ces gaz sont, comme l'oxygène et l'azote, des composants chimiques de l'air, or les textes yogiques sont formels : le prâna est une énergie sub le "de la même nature que l'éclair", mais dis ncte de l'air lui-même. Je ens à compléter ici ce que j'ai exposé auparavant, car il s'agit d'un aspect fondamental du prânayâma et même du yoga tout en er.
Les pages qui suivent montrent à quel point l'intui on géniale des Rishis et des Sages de l'Inde ancienne est confirmée par notre science occidentale et me ent en évidence l'ÉNORME IMPORTANCE du "prâna" dans la biologie humaine. Je suis persuadé que la médecine de l'avenir sera "prânique" ! Je cite en premier lieu un ar cle publié dans "le Monde" des 24-25 mars 1968 à la rubrique "l'Actualité médicale et scien fique" sous le
tre "Les influences de l'électricité atmosphérique sur la santé étudiées
par des spécialistes à Briançon" :
"Briançon mars. Sta on clima que importante par ses installa ons et
son équipement, Briançon a reçu les congressistes d'une journée
d'étude sur l'ionisa on atmosphérique organisée par le Centre
briançonnais de recherches bioclima ques. De ce congrès ressort la
nécessité d'entreprendre de véritables recherches dans le domaine de
l'électricité atmosphérique.
Les travaux exposés, quelquefois contradictoires, ont mis en évidence
un besoin d'obtenir une collabora on étroite entre physiciens et
médecins. La nécessité d'une diversité des points de mesures, d'une
méthodologie de recherche, d'une informa on sérieuse centralisée, est
également apparue pour éviter un travail souvent trop isolé dans ce
domaine où l'on étudie les répercussions qualita ves et quan ta ves
sur les êtres vivants des par cules chargées d'électricité dans
l'atmosphère.
Les travaux entrepris au laboratoire de recherches sous-marines de
Toulon, présentés par le Dr. Vogt, ont retenu l'a en on des
par cipants à ce e journée, dirigée par le professeur Bricart, de la
faculté des sciences de Paris. Les expériences du laboratoire de Toulon
portent notamment sur les effets des ions atmosphériques en excès.
De leur étude, il ressort que, sous l'ac on des ions néga fs, on assiste
à une modifica on des constantes respiratoires (augmenta on de la
pression par elle alvéolaire de l'oxygène et diminu on de la pression
par elle alvéolaire du gaz carbonique), alors que sous l'ac on des ions
posi fs se produit le phénomène inverse. "
Ce dernier paragraphe est crucial : il fait apparaître qu'au niveau des poumons, les ions néga fs facilitent le filtrage de l'oxygène à travers la fine membrane alvéolaire, lequel oxygène est mieux absorbé par le sang. Inversement, le rejet du CO2 est favorisé. Résultat : une fixa on accrue de l'oxygène, un rejet plus facile et plus complet du gaz carbonique excédentaire. Poursuivons :
"D'autre part, l'excès d'ions posi fs est à l'origine d'une réduc on de la
capacité respiratoire vitale et du volume expiratoire maximum. Sur
l'appareil circulatoire, il ne semble pas y avoir d'altéra on notable,
alors que d'autres tests tendent à prouver que les ions posi fs peuvent
être à l'origine d'une détériora on des performances
psychophysiologiques."
Les chapitres précédents consacrés au prâna atmosphérique ont précisé que notre industrie proje e dans l'atmosphère de nos villes des milliers de tonnes de poussières dont chacune est un piège à ions néga fs vitalisants. Il en résulte une raréfac on catastrophique des ions néga fs libres, happés par ces poussières, et une augmenta on alarmante des ions posi fs, nuisibles à la santé. Cela éclaire le problème de la pollu on atmosphérique sous un angle ina endu.
Nous considérons que la pollu on de l'air de nos cités est due surtout aux gaz et aux résidus nocifs (oxyde de carbone, gaz sulfureux, nitreux, etc. rejetés par les usines, le chauffage et les autos), et les poussières nous paraissent assez anodines. Sans doute, ces gaz toxiques rongent les voies respiratoires et intoxiquent l'organisme, mais la suppression quasi totale des ions néga fs par les poussières et l'augmenta on du nombre des ions posi fs qui sapent directement notre vitalité, nous a eignent insidieusement dans nos forces vives. Nos émonctoires (reins, foie, etc.) peuvent, dans une certaine mesure, neutraliser les toxines absorbées et les éliminer, sauf l'oxyde de carbone qui détériore irréversiblement l'hémoglobine. Par contre, RIEN ne compense la perte de vitalité dont sont vic mes les citadins forcés de respirer un air privé de prâna. Ce e baisse de vitalité sape notre immunité naturelle aux germes pathogènes, qui ne deviennent virulents qu'en présence d'un terrain affaibli, suivant la thèse défendue par Claude Bernard. La lu e an pollu on devrait donc viser les poussières au même tre que les autres polluants.
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