Mincir sur mesure

Dr Alain Delabos · Chapitre 118 sur 222

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Mincir sur mesure

Adopter une Discipline Souple

 

 

■ Rompre avec les mauvaises habitudes

 

Les habitudes sont intimement liées à l’apprentissage de la petite

enfance, ce qui les rend quelquefois difficiles à éliminer de la gestion

nutritionnelle, d’autant que, en vieillissant, elles sont souvent devenues

totalement stéréotypées.

 

■ Éviter le rituel horaire des repas

 

Vous ne devez pas caler le déroulement de vos repas sur les heures de la

journée mais sur le déroulement de votre activité, que celle-ci commence

très tôt le matin ou, à l’inverse, au déjeuner, voire le soir.

On ne prendra donc pas son petit déjeuner parce qu’on est le matin, mais

parce qu’on se lève. On ne prendra pas le déjeuner parce qu’il est midi mais

parce qu’il y a quatre à six heures qu’on a pris le petit déjeuner, On ne

goûtera pas parce qu’il est 17 heures, mais parce qu’on commence à avoir

faim, et enfin on ne dînera le soir que si l’on a faim. Si vous n’avez toujours

pas faim au moment du coucher, ne mangez pas !

C’est d’ailleurs essentiellement pour éviter le travers de manger tous les

jours la même chose que nous avons édité plusieurs livres de recettes toutes

simples mais très variées, dans un double but :

– vous éviter de stéréotyper vos habitudes et finir par provoquer des

carences dans votre organisme ;

– vous éviter également, comme je vous l’ai déjà expliqué, une

lassitude génératrice de dérapages d’autant plus difficiles à rattraper

que l’état carentiel de votre organisme sera devenu important.

Celui-ci se voit d’ailleurs beaucoup plus chez les personnes à

« tempérament chien » qu’à « tempérament chat ».

Nous sommes en effet :

– soit des mangeurs du type chien, préférant très longtemps la même

nourriture, quitte un beau jour à en changer radicalement ;

– soit des mangeurs du type chat, friands de perpétuels changements

sous peine de lassitude rapide, voire de dégoût.

L’humanité est ainsi faite qu’elle se divise en deux catégories d’êtres au

comportement alimentaire très différent, et qui n’a rien à voir avec le sexe.

Ainsi sont faits les chiens et les chats, les uns et les autres ayant leurs

tempéraments bien établis, qu’il ne faudra pas changer si vous les voulez en

bonne santé, le poil luisant et le nez frais.

L’être humain, plus omnivore que le chien, doit par nature diversifier son

alimentation sous peine de carences et devrait donc, comme le chat, varier

ses habitudes alimentaires.

Il n’y a aucune nécessité à se nourrir à des heures fixes si l’on n’a pas

dépensé strictement chaque jour la même énergie. Il est encore plus

pénible, à peine libéré des contraintes scolaires, de se trouver soumis à

l’esclavage de contraintes alimentaires.

Règle que mon grand-père, ancien directeur d’école devenu jardinier

émérite, n’aurait pu admettre tant sa vie était réglée comme une horloge :

– debout été comme hiver à 6 h 30 ;

– le petit déjeuner se prenant immuablement à 7 h ;

– dans le jardin de 7 h 30 jusqu’à midi ;