Mincir sur mesure
Adopter une Discipline Souple
■ Rompre avec les mauvaises habitudes
Les habitudes sont intimement liées à l’apprentissage de la petite
enfance, ce qui les rend quelquefois difficiles à éliminer de la gestion
nutritionnelle, d’autant que, en vieillissant, elles sont souvent devenues
totalement stéréotypées.
■ Éviter le rituel horaire des repas
Vous ne devez pas caler le déroulement de vos repas sur les heures de la
journée mais sur le déroulement de votre activité, que celle-ci commence
très tôt le matin ou, à l’inverse, au déjeuner, voire le soir.
On ne prendra donc pas son petit déjeuner parce qu’on est le matin, mais
parce qu’on se lève. On ne prendra pas le déjeuner parce qu’il est midi mais
parce qu’il y a quatre à six heures qu’on a pris le petit déjeuner, On ne
goûtera pas parce qu’il est 17 heures, mais parce qu’on commence à avoir
faim, et enfin on ne dînera le soir que si l’on a faim. Si vous n’avez toujours
pas faim au moment du coucher, ne mangez pas !
C’est d’ailleurs essentiellement pour éviter le travers de manger tous les
jours la même chose que nous avons édité plusieurs livres de recettes toutes
simples mais très variées, dans un double but :
– vous éviter de stéréotyper vos habitudes et finir par provoquer des
carences dans votre organisme ;
– vous éviter également, comme je vous l’ai déjà expliqué, une
lassitude génératrice de dérapages d’autant plus difficiles à rattraper
que l’état carentiel de votre organisme sera devenu important.
Celui-ci se voit d’ailleurs beaucoup plus chez les personnes à
« tempérament chien » qu’à « tempérament chat ».
Nous sommes en effet :
– soit des mangeurs du type chien, préférant très longtemps la même
nourriture, quitte un beau jour à en changer radicalement ;
– soit des mangeurs du type chat, friands de perpétuels changements
sous peine de lassitude rapide, voire de dégoût.
L’humanité est ainsi faite qu’elle se divise en deux catégories d’êtres au
comportement alimentaire très différent, et qui n’a rien à voir avec le sexe.
Ainsi sont faits les chiens et les chats, les uns et les autres ayant leurs
tempéraments bien établis, qu’il ne faudra pas changer si vous les voulez en
bonne santé, le poil luisant et le nez frais.
L’être humain, plus omnivore que le chien, doit par nature diversifier son
alimentation sous peine de carences et devrait donc, comme le chat, varier
ses habitudes alimentaires.
Il n’y a aucune nécessité à se nourrir à des heures fixes si l’on n’a pas
dépensé strictement chaque jour la même énergie. Il est encore plus
pénible, à peine libéré des contraintes scolaires, de se trouver soumis à
l’esclavage de contraintes alimentaires.
Règle que mon grand-père, ancien directeur d’école devenu jardinier
émérite, n’aurait pu admettre tant sa vie était réglée comme une horloge :
– debout été comme hiver à 6 h 30 ;
– le petit déjeuner se prenant immuablement à 7 h ;
– dans le jardin de 7 h 30 jusqu’à midi ;