Mincir sur mesure

Dr Alain Delabos · Chapitre 42 sur 222

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Mincir sur mesure

Bilan biologique de contrôle

certains aliments en cas de carences.

Rassurez-vous, beaucoup d’anomalies ne sont que des excès de poids (les

« surcharges pondérales » pour employer le jargon médical) directement

liés à nos erreurs alimentaires et disparaîtront en même temps que notre

excès de volume ou de poids, tout comme les carences – et notamment les

anémies – se corrigeront par une nutrition plus riche en l’élément ayant fait

défaut dans l’alimentation.

Mais attention à ne surtout pas tomber dans le travers de la

surcompensation qui provoquerait un effet de balancier qui serait tout aussi

néfaste pour notre équilibre biologique.

En fait il suffira de manger les bonnes quantités rédigées dans vos

programmes, en respectant le plus possible à la lettre l’organisation de

ceux-ci pour que les manques, aussi bien que les excès, se corrigent tout

naturellement.

 

Bilan biologique de contrôle

 

Celui-ci est absolument nécessaire en cas d’anomalie métabolique

constatée dans le bilan biologique initial, ou selon les constatations d’un

traitement prescrit pour des raisons très précises.

En 2012, je m’étais aperçu que même en cas d’absence de toute notion

d’anomalie métabolique au cours de la première consultation, il fallait

rendre obligatoire ce bilan de contrôle pour rechercher une

hypercholestérolémie génétique latente. Ce qui m’avait mis la puce à

l’oreille depuis plusieurs années étaient les commentaires désabusés de

certaines personnes sur Internet prétendant que la Chrono-nutrition

augmenterait le taux de cholestérol.

Ce qui était à l’évidence totalement faux, l’application correcte du

programme de base de la Chrono-nutrition permettant au contraire le retour

à un taux de cholestérol tout à fait normal chez des gens en surcharge

pondérale, même s’ils souffraient d’une hypercholestérolémie de surcharge.

Mais il y avait un hic ! J’avais en effet constaté moi-même que, de façon

apparemment paradoxale, la mise en place de la Chrono-nutrition chez

certaines personnes provoquait une augmentation du cholestérol, quand

bien même ils suivaient parfaitement le programme qui leur était proposé. Il

fallait absolument que je comprenne pourquoi.

En fait, la raison de cette apparente anomalie était très simple : l’étude de

chacun des cas particuliers a permis de constater qu’il s’agissait à chaque

fois d’une hypercholestérolémie latente avec une dysharmonie entre un taux

de HDL trop bas et un taux de cholestérol LDL trop haut, révélateur d’un

trouble métabolique génétique potentiel, celui-ci lié à l’autorisation que

j’avais imprudemment donnée de pouvoir manger pratiquement tous les

aliments, y compris le chocolat, le beurre, les charcuteries et le jaune d’œuf,

particulièrement riche en cholestérol LDL et redoutables dans le cas des

hypercholestérolémies génétiques latentes.

J’avais constaté que le simple fait de placer ces aliments aux heures de

leurs meilleures capacités d’absorption par l’organisme permettait dans les

cas d’hypercholestérolémie fonctionnelle (celle liée au surpoids) un retour

rapide du taux de cholestérol à des valeurs normales, mais pas dans le cas

d’une hypercholestérolémie génétique, même latente, dont le seul indicateur

est l’écart anormal entre le HDL trop bas et le LDL trop haut.

L’élimination d’aliments hypercholestérolémiants, comme le sucre ou le

chocolat à la fin des repas, suffisait à remettre les choses en ordre.

Mais dans ces cas particuliers d’hyper-LDLémie génétique latente, le fait

de manger du chocolat à n’importe quelle heure de la journée, même si c’est

au goûter, faisait immédiatement apparaître celle-ci, obligeant donc le

Chrono-nutritionniste à prendre des précautions particulières pour gérer

l’alimentation de ces personnes qu’en termes médicaux on appelle « des

sujets à risque ».

L’intérêt de ces découvertes était que non seulement on pouvait faire le

diagnostic de ces hyper-LDLémies cachées, mais qu’on pouvait ainsi éviter

l’apparition d’accidents cardio-vasculaires ou d’accidents vasculaires

cérébraux jusqu’alors inexpliqués, car survenant chez des gens apparemment en très bonne santé et ne souffrant d’aucun trouble