Si je dois te tuer ... (French Edition)
Chapitre 62
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Le lendemain matin, Steven passa au poste de police de Lorel Street Ouest dont dépendait la zone industrielle. Il vit son copain Cortès, le chef du département. Il lui expliqua qu’il soupçonnait la présence d’un déséquilibré autour du domicile de Ann Milande, posté chez Bennett — peut-être un violeur sur le point de passer à l’acte. Il n’avait pas parlé de cette menace à la jeune femme pour ne pas l’effrayer. Cortès promit d’envoyer deux de ses agents.
En remontant dans sa voiture, Steven appela Ann pour la tenir au courant.
– Ne changez pas vos habitudes, le rôdeur pourrait se douter de quelque chose et disparaître pendant un moment. On veut le coincer pour vous en débarrasser, pas seulement lui faire peur.
– C’est compris.
– Encore une question.
– Dérangeante ? dit-elle, avec un soupçon d’espièglerie dans la voix.
– Non, dit-il en riant, pas cette fois. Je vous l’ai déjà posée, mais j’aimerais que vous la creusiez. Avez-vous le sentiment qu’on vous a suivie ces temps-ci ?
Elle réfléchit.
– Non. Et je ne suis pas beaucoup sortie, en tout cas, pas dans des endroits très publics.
– Et quelqu’un que vous auriez croisé ? Et qui vous aurait dévisagée avec un peu trop d’insistance ? Essayez de remonter jusqu’à votre dernier séjour à l’hôpital et depuis que vous l’avez quitté.
– Je suis sûre que non. Je m’en serai rendu compte. Je suis très sensible à ce genre de choses.
– Très bien.
En fermant son téléphone, Steven se sentit soulagé. Avec ses questions, il avait tendu une sacrée perche à Ann. Si le mystérieux inconnu était son invention, il lui avait donné une formidable occasion de le faire exister bien au-delà de chez Bennett. Elle n’en avait rien fait et ses réponses avaient paru sincères.
Il s’apprêtait à démarrer lorsque le sac remis la veille par Ann attira son œil, sur le siège passager. Qu’avait-elle pu y glisser ? Curieux, il l’ouvrit. Il en sortit une boîte d’olives noires.