En attendant le psy: prendre sa santé psychologique en main un défi à la fois

La pleine conscience

Pour moi, ça a été la plus délicieuse des ironies de constater, après quelques années, qu’en plus de méditer chaque jour, il s’était laissé pousser les cheveux. C’est avec humour qu’il m’a lui-même fait remarquer qu’il s’était aussi accoutumé aux gougounes, ou habitué aux tongs si vous préférez. Malgré cela, il est bien loin du hippie qu’il imaginait. Il conserve sa puissance, sa prestance et son efficacité, mais il canalise mieux ses ressources personnelles. Il fait des choix plus conscients. Il respecte les besoins de son corps et navigue avec moins de résistance à travers les turbulences de la vie. Ceci pour dire que la méditation et la pleine conscience peuvent charmer les plus durs et percer les plus solides des carapaces. Ce client m’a d’ailleurs confié que le plus gros cadeau que lui avait apporté la thérapie était la méditation, et pourtant il y a eu plusieurs autres interventions.

 

La pleine conscience

La pleine conscience est un état de présence attentive – une qualité de présence – dans lequel nous focalisons délibérément notre attention sur ce qui se passe dans le moment présent. Nous accueillons le tout avec ouverture, acceptation et curiosité. C’est la capacité à «être» avec ce qui «est» dans une attitude de bienveillance, en accueillant toutes les manifestations de notre expérience, sans jugement.

Il existe cinq dimensions à la pleine conscience. Les voici:

 

1. «Observer (les stimuli internes ou externes tels les sensations,

émotions, cognitions, vues, sons et odeurs);

2. Décrire (remarquer ou étiqueter verbalement ces stimuli);

3. Agir avec conscience (porter attention à son activité du moment,

plutôt que d’agir sur le pilote automatique);